Présentation

  • : Emmanorexie
  • : 25/09/2007
  • emmanorexie
  • : Emmanorexie est un lieu de compréhension, de soutien, d'horreur, aussi, parfois. Quel que soit le moyen par lequel vous soyez arrivé sur mon blog, sachez que je suis pro-ana, que je me veux anorexique, mais que je n'attends rien de votre part et que je n'aiderai personne à l'être. Je n'influencerai pas, même inintentionnellement les gens. Je ferai attention, faîtes de même, et, bonne lecture...
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Commentaires Récents

Je t'aime.

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Samedi 7 juin 2008
C'EST LA VOIX OFF, QUI TE PARLE - who else ? Penses-tu donc que l'héroïne se serait déplacée ? Elle est bien occupée, immergée, en peignoire et oreilles de lapins, dans sa baignoire, [à rédiger leurs lettres tellement too late. Oui, Emmademoiselle est erriblement pressée, en retard, en retard, et des horloges roumaines à baroudeurs dans la tête] à écouter une ultime chanson d'ACD/DC / et se demander - horizontales ou verticales ?
Les coupures sur mes avant-bras.

Questions existentielles, et déchirée au bout d'une latte. Honteux"

Dis, mignonne, tes ongles, ils repousseront bientôt ? Parce que c'est bien beau de les arracher dans un élan de rage, mais, tu en as besoin pour griffer ta déesse, et écrire correctement. Right ?    [Are you really all right ?]    Alors tu n'as que tes ongles. Et vernis les, et fausse les un peu - demande à ta soeur, elle s'y connait aussi en mensonge. avec des French horizontales dans la main.
Ou à ta mère. C'est de famille (cette manière d'attirer les mouches noires à la volée). Alors pourquoi mes yeux à moi sont-ils si laids ? Pourquoi je n'ai ni la poitrine de maman ni les côtes d'Hélène ? Pourquoi n'ai-je pas AU MOINS un torse d'homme ? Ah, si j'avais un torse d'homme, je me coucherais sur un drap de satin et je n'en ressortirais plus. Cause, conséquence. On apprend ça, aux têtes blondes qui dorment sur leurs blousons de cuir.
Je me moulerai dans un pantalon blanc pour mimer l'acte, une clope au lèvre et une larme noire peinte au cil.

Alors que là, je suis juste bonne à fermer les volets de la chambre conjugale pour que la voisine ne s'apercoive pas que je distrais le papa de Morganorexie pendant qu'elle baise avec son copain.

    Quel rapport ? Haha. Jeu de mots. Haha. (distributeur de préservatif en panne "sexuelle, haha")

Je ne sais pas distraire les hommes. Ou si. Je suppose que je dois être drôle, à gesticuler pour tenter de ne pas me noyer. Ou encore je suis belle ? =)

(han mua)HAHA(na han).

Comme un moucheron. Appelez-moi Moucheronne. Comme dans un roman ; et laissez-moi devenir une fée - ou une sirène, la jaune, parce que la bleue, je n'ai pas le droit. Bleu ciel, bleu turquoise, bleu dauphin.

Martin, demain non plus, nous ne nous verrons pas. Dommage, tu es le seul à comprendre. Non, tu ne comprends même pas. Martin, qu'est-ce que tu fais à mes côtés ? Tu n'aimes ni la fumée ni les boissons alcoolisées. Une femme, c'est laid (quand c'est droguée). Ca ;

Mais moi - Je ne comprends rien non plus ! Je suis vraiment d'une niaiserie effrayante. Je ne réponds plus aux messages de personne - sinon Morgane, parce qu'elle est le vestige de ma vie d'anorexique adulée.

Ta gueule et fume. WHAT THE HELL... ? (who the hell do you pretend to be ?)

ah, si vous m'entendiez (hurler), vous vous en vexeriez sûrement.
Comme une bête sauvage, et en peignoire blanc ouvert sur mon balcon. Pas étonnant que je tombe malade en plein été.

Tousser à en creuver, et prendre du jus de Mozarella pour simuler la maladie et dissimuler la boulimie - lapsus ? Je vais tromper le termomètre à coup de thé bouillant.

Je vais planter ma prochaine année, je vais me suicider.
Mes amies me volent mes devoirs de mathématiques pour me les recopier, et me les rendent en retard. Les travaux de groupes sur lesquels je passe du temps ne sont pas à mon nom. Je ne triche pas ;





pas pour ça.

    - Dis, je me demandais, tu as déjà dit la vérité, au moins une fois dans ta vie !
    - bien sûr que non, je suis une oeuvre d'art.

POUR CEUX QUI ONT LA CULTURE *


Arrête avec ça, qui est-ce que tu comptes convaincre ?
La première fois que j'ai entendu les Beatles, j'ai commencé à protester. Lorsque je les ai écouté, ça ne vous regarde pas.

Détournez le regard. Je me suis résignée, de toute façon, vous ne comprendrez jamais.

MENTEUSE - COMPRENEZ ! S'il vous plait ! Tous, tous, tous !

Annie... ANNIE ANNIE ANNIE ANNIE... Comme si j'avais pû oublier... Moi, je n'oublie pas. MOI. Et je suis hypocrite.

WHAT SHOULD I DO ? Peut-être arrêter d'écrire un moment et jouer l'ermite au Japon. Paraîtrait qu'il y a de très bons réseaux, pour les occidentales - ah, on appelle ça des filières ? Ce ne serait pas plutôt l'inverse ?

Arrête avec tes questions
- mais j'ai toujours été comme ça... Pourquoi, alors, est-ce que maintenant, vous ne m'aimez plus ? Je n'ai pas changé - ça n'est qu'un    m.e.n.s.o.n.g.e.

Talon et sac à main, c'est trop. TROP DRÔLE. Quelle faute de goût, et la robe dans la rue, dansante dans les cabines d'essayage et sur les pavés - on fête ça ;

Encore une soirée en perspective. Pitié, ne me trouve pas trop superficielle. C'est toi qui me doit belle, parce que sinon, je ne sers à rien. J'ai même pas assez de cigarettes, et je ne sais pas lancer ; forcément, plus d'ongles. Ca perturbe son homme - [quand on ne griffe plus par habitude (sur quel dos que les ais-tu cassé, tes putains de sabots ; cheval de traie) c'est byzârd.]
Tellement maladroit, et tellement malhabile.

Répétition, ou figure de style.     Je vous cracherai des filés de métaphores à la gueule.
Dessiné un bras entier de conneries, et une croix gammée, les yeux fermés. On aurait dit une araignée. - Veuve noire, poilue, rasons tout, et que pas un seul pic de graisse ne gêne ma courbe.

Dîtes bonjour à l'araignée - bonjou ! En voilà de belles jambes, tu aurais dû garder le pantalon. - Et ce t-shirt gris, ce matin (on dit grey, laisse tombey, tu m'as souley), même couvert de Voix du monde, tu aurais dû le gardé.
Il moulait assez ta graisse pour que nous puissions comprendre que ton sourir, c'est de la comédie. Hihi. Quelle ironie - et votre jeu ?

Et le notre ? "sex is a game, forget the name".
J'ai entendu ça quelque part, et c'est vraiment pas mal.
Nan, je ris. Parce que c'était fait exprès.

Réponds à quelqun. Qui ? Trâce le répertoire, et cours bien loin comme quand tu es honteuse.
Tu sais, cette gare, qui t'emporte vers le merveilleux monde de l'imagination * (et ce n'est ni Southpark (à pronnoncer) ni les Simpson). Je regrette les lampes qui clignotent.

En parlant LED et cours de technologie, mon réveil me fait peur. Je perds mon heure, mon sommeil, mon insomnie. Insomniaque, c'est vraiment classe, comme mot. Ca fait grande au cachet. - blanche comme un cul ou un cachet d'aspirine, trâces de soutien-gorge, il ne faut pas se baigner ainsi.

- Et laisse la fumer ! C'est le dernier de la soirée - Right ? (anyway. Someway quand on est poli). Pauvre petite chose. Mignonne, rentre chez toi.

Et ne dis plus jamais que tu vas bien, ou encore tu finiras

Tout ça pour dire que ma batterie de mon ordinateur est vraiment merdique.
Je suis une mouche, une moucheronne, un moucheron, un papillon, et une véritable nuissance.
Essayez donc de m'attraper.
Esssayez donc de m'écraser.


f**k off.
par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Dimanche 25 mai 2008

VDM

+ J'ai fumé plus vite, de plus grandes lattes, parce que je n'en pouvais plus qu'on me dise que je crapotte.
    Si tout le monde avait mes raisons, il crèverait tout entier d'un cancer du poumon.
+ J'ai dansé lascivement sur du Rock - cela suffit, éventré des hommes avec mes cheveux ; parce que ça faisait presque sauvage.
+ J'ai changé de noms. Souvent Jerika, ou encore Jules. What's Ugly ?
+ Je me suis mise du crayon noir sous les yeaux pour voir l'effet que ça faisait. J'en ai jouis.

+ Le premier string que j'ai essayé était un string léopard à ma grande soeur, dans ma salle de bain, sous un mauvais éclairage ; avant que ne vienne le temps de la cellulite.

Je me dis aujourd'hui que je pourrais peut-être anéantir mon bonheur à coup de bombes, non ? C'est si joli, une bombe - et c'est de l'attrait masculin, preux guerriers. Pensons méchantes, je me demande comment faire. Passons déjà deux heures à répêter devant le miroire.


Entrez dans ce lit, si le corps vous en dit, mais n'entrez pas dans ma vie. Echantillon à la con. Je ne suis pas que ça. Je veux de l'amour. S'il vous plait. Du vrai, niais, et tout, et tout, et tout le reste.. ;

Non, je blague. Parce que si je dis que je le pensais, vous ne m'aimerez plus.
Soit, oubliez. Apprenez à connaître la nouvelle E. - j'ai tapé sur les moteurs de recherche "comment devenir méchante" et je n'ai pas trouvé de réponses. Je suis méchante, déjà, de toute façon.

             THANX FOR THE SONG.

                                                                                           Call me E.                                                                                           Calm, E.

quant on parle d'initiales...

VDM...


Je crois que je m'use. Il faudrait arrêter de te mastuber, E., et te reprendre en main. haha.

sur la page google, pour la fête des mères, on ne montre pas le vilain petit canard.
Cut cut cut... couper. C'est irrégulier.

par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Mercredi 21 mai 2008
               ECHEC
par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Jeudi 17 avril 2008
  • Tu prétends vouloir briser le coeur de ces hommes d'un talon féministe - mais sais-tu seulement que le seul sang qui coulera ce soir, sera celui de ton pied blessé par des heures de course & poursuite à travers sa vie ? Tu n'es pas une si bonne princesse que cela.

                                                            tiens, mais ne serait-ce pas la première imperfection que je ne lui pardonne pas ?
                                                                      Un tel réconfort...


par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Vendredi 4 avril 2008
De sortie dans la ville, regards amusés, regards moqueurs, regards malades et comme ces gens qui vomissent de dégoût à mes pieds. J'anticipe, je prémédite l'horreur, je vomis avant ; et à l'écart, en plus, parce que je suis timide, voyez vous, pas de celles qui exhibent leurs amygdales sur les trotoires.
Il m'est déjà arrivé de vomir en appuis sur la voiture d'un ami, à peine cachée par la portière ; heureusement, il faisait nuit, et l'ami est mort - ouf ! Il n'y a plus de témoins !
Je suppose que je n'ai pas même la timidité. Simplement la honte, rougissante, gonflante, comme une infection corriace qui voracement suppurerait de graisse sur mes os. Je ne veux pas de ce gras, je ne veux pas, je ne veux pas être grosse - et mes médicaments qui m'empêchent de maigrir... Je crois que je vais essayer les ecsta, un demi cachés pour que le plaisir monte en même temps, avec son partenaire - petit idiot naïf, encore faut-il qu'on aime...

Crise dans le train, les gens tout autours, leur respiration haletante et les mains qui se baladent sur mes épaules - s'en est trop, je défaillis. Non, non, vous n'avez pas compris, je ne vomis pas, je tombe simplement dans les pommes - et finir en troisième classe, quelle déchéance. Le train va beaucoup plus vite derrière, et, entre nous, c'est la meilleure excuse, le mal des transports, lorsqu'il s'agit de se purger entre deux arrêts de 3 minutes.

L'anorexie-boulimie est la plus grande perversion d'une âme / décadence ultime.
Cet article ne vaut rien.
Allez-vous en, et peut-être alors que je vous laisserai pour Paris...


I have a wonderfull penis, pour ceux qui ont de la culture.
par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Vendredi 21 mars 2008



Le chien a vomi dans le carrelage de la cuisine que j'avais aspiré - ma carte a été aspirée chez BNP PARIBAS - lors du coup de vent, en jupe et en face du joli garçon, j'avais encore l'étiquette sur mon string - la crevure de la voisine m'a mordu la main - mon bracelet brésilien le plus sophistiqué s'est coincé dans la machine à laver - les fleurs en plastique du bouquet de tulipes dans le salon me donne des plaques - je hais les fleurs en plastique - mon chargeur de portable est resté sur le balcon toute la nuit sous pluie et neige - le ficus de ma mère est mort - mon père va finalement acheter un cheval - mon estomac vomit tout seul, il ne sait plus digérer, le chocolat, encore moins 
- j'ai pris 200 grammes ce matin - ma balance n'indique pas le même poids, selon qu'elle soit dans la salle de bain en bas ou en haut - ma soeur a vomi par la fenêtre des toilettes - j'ai fait un accro sur mon vernis argenté absolument parfait - j'ai déchiré des bas hors de prix - j'ai croisé une fille qui, au terme de longues discutions, m'avait presque estimé - j'étais en mini-jupe dans la rue, avec mon chien obèse - mon chien obèse a mangé ma tablette - mon chien s'appelle Téquila - pauvres moutons, vous pensiez vraiment que je donnais mon mot de passe à n'importe quel quadrupède ? - j'ai oublié de noter mon rendez-vous chez l'orthodentiste - je déteste Paques - je suis toujours privée d'argent de poche - pourquoi je n'ai pas retiré cette putain de carte ?! - j'ai un rire de merde - j'ai la voix erraillée d'avoir trop vomi - j'en ai marre, d'être boulimiqe - vivement que mon chien crève - mais non, je déconne - j'ai de la cellulite sur les cuisses, comme toutes les femmes - mais je suis une petite fille - je suis une erreur de la nature - deezer, c'est le seul moyen de ne pas déprimer quand radioblog trahit - deezer est ton ami - et le mien - ma playlist n'est pas finie - elle s'est effacée toute seule - j'ai oublié mon cable d'alimentation chez mon amie alors qu'elle s'absenter pour deux semaines dans les ardennes - l'alsace, ça craint - mes parents, ils craignent - je suis une grosse vache, comme ils disent, comme quand ils mangent - je n'aime pas me regarder en face quand je vomis - il y a cinq miroires dans ma sale de bain - miroire ne prend pas de "e" - j'aime ta voix - non, pas toi, espèce de Narcissique - J'ai oublié le nom de ton chat - ma chambre n'est pas rangée - 30 euros pour la masturbation - plus de clopes, plus d'argent, plus rien - peut-être une sortie en boite, ce soir - pas envie - besoin de cigarettes, d'alcool, de drogue - manque - pas envie d'être trop grosse aux milieux des garces qui y pullulent - merde - le vomi serait-il la seule chose de sûre dans ma vie ? Marre, marre, marre, comme cette station dans wonderfull day - j'aime les bondes de douches tournoyantes - je nettoie ma douche tous les soirs - je suis boulimique


Madame anorexique
Madame boulimique
Madame depressive
Madame nymphomane
Madale cleptomane
Madame pyromane
Madame pluriphobique
Madame paranoïaque
Madame infidèle

                                                                           Emmadame est méchante.
Sauf que c'est Emmademoiselle.

 

par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Lundi 3 mars 2008
control_3.JPG
- Chose surprennante, je déteste les Marlboro light.
- J'ai perdu mon cutter, du coup, il ne me reste qu'un rasoir jetable aux lames no-détachables. C'est un Vénus.
- J'ai installé l'une de ces marmotte siffleuse achetées dans les magasins hors de prix des stations de prix à l'entrée de ma chambre. Quand je passe devant elle, elle siffle. C'est fortemenet revigorant.
- Dans ma main, j'ai pris la peine d'écrire merde quand j'ai appris que j'allais casser avec F.
- Sur ma porte, il y a écrit " Control"
- Je n'ai plus de thé vert - et je me refuse au thé noir tant que la différence entre les deux ne me sera pas explicitée.
- Ma machine à café senséo est en panne.
- J'ai plus d'argent, et je ne suis pas motivée à l'idée de travailler pour gagner légalement le fruit de mon labeur.
- J'ai eu un 12/20 en maths. Va fanculo.
- Mon vernis argenté s'écaille, et je n'ai plus d'argent pour racheter mon bordeau.
- J'ai d'horribles boutons d'herpès sur le visage
- ça m'obsède, tant et si bien que je sors avec bien plus de fond de teint que d'haitude (habituellement abondant, cela va sans dire), que je me badigeonne de crème, me triture le visage sans interruption et jongle entre biseptine, hexomédine, fucidine et crème hydratante.
- mes TOC reviennent. Ca me fait bien rire d'être coincée devant une porte de salle de bain pendant 15 minutes à battre de la clanche pour m'assurer que tout est bien fermé. De même que mes mains sont ravies d'être désinfectées 8 fois par jour, puis réhydratée - parce que mine de rien, le produit antiseptique usité par les employés des hopitaux est mauvais d'un point de vu purement cutané.
- Je n'ai toujours pas récupéré mon portable, et le manque commence à se faire sentir
- Je n'ai toujours pas offert mon cadeau de saint Valentin à mon copain.
- Tant mieux, puisque de toute façon il va me laisser ; je suis trop infidèle paraît-il. Il abuse. Ca n'était qu'un baiser.
- D'ailleurs, son cadeau à lui ne valait que 80 euros. Je suis vexée.
- Et il était moche.
- Et le papier n'était pas artisanal.
- J'ai loupé mon entraînement de karaté samedi dernier - la dernière fois que j'ai fait ça, je me suis retrouvée avec une brûlure de cigarette sur la lèvre supérieur. Et avec un niveau de merde.
- J'ai enfin ma nouvelle balance.
- J'ai fini de customiser ma trousse en latin, cet après-midi. La demi-douzaine d'intercalaires, mes cours, mes cahiers, ma règle, mes stylos et la totalité de mes pochettes témoignent de l'ennuis qui me prend en cours.
- Je me suis confectionné tout un joli tas de bracelets en regardant les experts avec ma mère, il n'y a pas si longtemps.
- Mon professeur de français s'appelle Manuella. Ella m'aime bien. Moi, je ne sais pas trop.
- J'en ai marre de souffrir de trouble du comportement affectif !
- J'aimerais être moins folle, ou peut-être un peu plus cool pour faire parti de ces gens là. x-raving-rabbits.skyrock.com/


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Et je pense que ce doit être à peu près tout. Bonne nuit à tous.
par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Samedi 1 mars 2008
Youpi, je ne suis plus malade.
Je vais pouvoir recommencer à me faire vomir...

par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Samedi 23 février 2008
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Las de me trouver quelques termes introductifs à rédiger à une vitesse
inconcevable, pour impressionner les gens qui me regardent écrire, je commence de suite par une croix sur un morceau de papier ; je marque ma crise ; je la place dans un tableau ; je me guéris de ma boulimie pour mieux anorexier encore. Pour(quoi) guérir ? Je doute, je m'assied contre un mur,  en hauteur, les jambes en "L" inversé; musclant mes cuisses, mes fesses et mes abdominaux. La graisse qui se coule vers le sol me convainc de ne pas craquer. Du reste, il suffit de savoir qu'hier soir, je me suis découvert le talent de vomir sans même avoir besoin de mes doigts, par une simple contraction de mon abdomen. Ca m'a fait peur. Vraiment. C'est effrayant, de savoir, qu'après quinze ans d'existence hétéroclite, j'arrive encore à me surprendre... C'est un peu désorientant (déconcertant, désapointant, lala...) aussi.

cover_pushig2.jpg

Alors, aujourd'hui, j'ai vomi pour le plaisir. Je n'avais pas fait de crise, j'avais simplement un peu trop mangé, à une heure déraisonnable, mais, par passion de la souffrance, par dégoût de moi même, par ennuie, aussi, je me suis lentement dirigée vers les toilettes. J'ai caressé d'un doigt la cuvette des W.C., avant de ne m'y précipiter la tête la première - avec les doigts, c'est bien plus honteux. Se salir totalement, se racler, des dents, le dos de la main. La chair à vif, le goût amer dans la bouche, parce que je n'ai pas assez mangé pour vomir, les rejets, finalement, de couleurs chaudes, un véritable camaïlleu, vous auriez vu ça, vous n'en seriez pas revenu. Salissure aux comissures de mes lèvres, lèvres enflées, visages boursoufflé et maquillage en ruine, en pagaille, en larme.

J'ai des fleurs qui me poussent sur les yeux, leurs pétales sont noires et se dispersent depuis les pupillent. Ce sont des violettes waterproof. Les violettes se fanent, tandis que mes doigts s'aventurent encore dans ma bouche.

paradise-kiss-9.jpg

C'est absoluement indécent, et ils caressent ma langue, et le goût abominable, immonde, et l'odeur nauséabonde communicative me donne d'avantage encore la nausée. Je me sens nauséeuse, oui, c'est le mot, mais, pourtant, incroyablement lucide. Je me vois dans le miroire, quand je me lave, par la suite, les mains. Et je n'oublie rien. A l'instant encore, je tire la chasse d'eau pour qu'il ne reste rien dans les toilettes. Ce sera la quatrième fois, alors que j'ai déjà tout nettoyé avec de l'essuis-tout, des lingettes nettoyantes, puis désinfectantes, et enfin le produit d'entretien habituel. Pour couronner le tout, enfin, du désodorisant, parce que moi, avec le goût et l'odeur qui stagne en ORL, je n'ai pas conscience de la putridité de l'athmosphère.
Mais, ma soeur m'a dit que je ne devais pas oublié cette petite touche florale, parce qu'elle, qui m'a regardée, observée, complimentée pendant que je vomissais, elle n'avait pas les narines encombrées d'aliments. C'était ma première crise de la soirée.


464996944_small.jpgOh, et, la nuit va être longue...

Je remets les compteurs de cette vie insipide à zéro, pour sublimer mon monde, éblouïr leur regard, atteindre mon paradis. Rien qu'un baiser...


Je voudrais t'embrasser passionément, fi des goûts étranges sur mes lèv res, fi des bouts de pomme dans ma bouche. Et mes dents blanches contre les tiennes... il paraît que ça ne se fait pas, qu'un bon baiser ne se construit pas avec des entrochocs aussi violents. Tant pis. Tant mieux. Je t'aime. Je suis une bécasse, et une grande greluche.
par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Mercredi 13 février 2008
S'il vous plait, donnez-moi un joli mensonge, que je m'étouffe avec.

Dîtes-moi que tout ira bien ? Je m'enrubannerai de cette certitude, m'étranglerai un flot d'hypocrisie couleur opaline autours du cou.
Dîtes-moi que je serai la meilleure dans mes études ? Je m'enroulerai dans cette couche si fine, si délicate et si fragile d'un futur sans soucis aplani, me ferai une seconde peau d'un avenir mielleux, qui pénétrera tous mes pores et me laissera étouffer sous sa masse diaphane comme sous un film plastique.
Dîtes-moi que l'amitié existe ? Je donnerai des mains, je donnerai des liasses de billet, je donnerai des bouts de peau sur lesquels pleurer quand ça ne va pas,
jusqu'à en crever, des cheveux lisses et amis comme des tagliatelles lubrifiés par les larmes de leurs propriétaires inconnus, coulant vers le fond de mon Tornithorynx.

Dîtes-moi que maman m'aime ? et le mensonge sera si gros, qu'il ne passera pas...

Je me sens terriblement seule et pathétique - l'un excusant l'autre. Je m’isole avec ma messagerie, je tombe sous le charme de ma voix enrouée, je m’enferme dans un placard pour faire des cochonneries toute seule, à défaut de les faire avec les Beatles - que je lègue au reste du monde pour ces quelques heures de plaisir solitaire sur un corps étranger - intouchables déités. Je me colle au sol, aux WC, à mon portable, lasse de me coller à des gens qui ne veulent pas de moi. Personne ne m’aime - je me disais bien…

Je suis plus souvent avachie à ramper sur mon marbre que debout à avancer fièrement, fi des violeurs, des années qui passent et des silences ambiants. Mais c'est encore dramatiser, car j'avoue qu'il m'arrive de me tenir debout, sur une jambe, à tenter non sans mal de joindre mon menton et mon genou droit (un « alcootest », non ?). Je range et dérange ma chambre, je jette le passé de ma mère en espérant qu'elle me jettera avec, que j'y nage, que je m'y enlise, que j'y crève, qu’enfin, en problème résolu, je puisse la satisfaire. Je me sens terriblement seule et pathétique, j'en redeviens anorexique ; n'est-ce pas fou ? Cela faisait si longtemps, j'avais oublié, je réapprends tout. Je récite mes croyances. Je réécris ma table de calorie, en trois couleurs, puis j'apprends tous mes verbes forts d'anglais et d'amand, j'écris une centaine de fois "je ne mangerai pas", puis, enfin, je lis cent pages du livre de mathématiques... Je lis des autobiographie d'anorexiques. Je suis fascinée. Je comate devant, parfois, j'oublie de lire...

Visite chez le médecin, aujourd'hui, rendez-vous avec mon vaccin contre le cancer du col de l'utérus, avant qu'il ne soit trop tard, que mon rendez-vous ne me plante malade, laissée pour morte derrière lui.

Je pense à Laurence, cette femme, si merveilleuse, un véritable joyaux, qui l'a "attrapé". Saleté de papillons. Papillons qui traînent partout. On attrape des papillons-enfants, des papillons-maladies, des papillons-maux, des papillons-amour... Moins on en attrape, mieux c'est, moi, je dis.

Mieux vaut rester vide. Vomir les papillons en trop, s’ouvrir la peau pour les laisse s’envoler. Et quand le papillon-enfant part dans un flot de sang dans les toilettes, on ne verse ni larme ni eau bénite sur le fœtus qui ne coule ni ne flotte dans la cuvette, qui bat des bras sous les flots... On laisse ses soucis s'envoler, se noyer. Et on s'étouffe dans son mensonge. On avale tout. L’eau, le sperme, le sang. Gentille fille.

Fee0076.jpg

 

Chez le médecin, toujours, avec ma sœur. « Jumelles ? » Non-non. Sourires complices. « Qui est la plus âgée ? » C'est elle, mais j'ai mille ans de souffrance en plus au moins. Autant de kilos, autant de retard, mesuré en hommes, en viols, en perles sur le bracelet pro-ana. Qu'est-ce qu'elle est belle, ma sœur. Qu'est-ce qu'elle est intéressante. Qu'est-ce qu'elle est drôle. Une véritable petite princesse, qui, elle, ne marchait pas pieds-nus comme une bohémienne, et, au moins, elle se laissait couper les cheveux, comme une gentille petite fille.

Mais moi, je croyais que les princesses avaient les cheveux longs ! Pourquoi je n'ai pas eu le droit de choisir ma couleur préférée ? « Parce qu'elle avait les yeux bleus, et que les tiens étaient d'un vert si laid... »

Je sais, je sais tout ça. Je ne suis qu'une pâle copieuse de toute façon.

Je me suis évanouie de jalousie durant le vaccin, m’empalai sur l’aiguille, transpercée par la fulgurante douleur et l’épine de jalousie. La vérité s’est cassée sous ma peau, de gros doigts boudinés sont allés la chercher. Douloureuse vérité… S’il vous plait, j’ai besoin d’un joli mensonge.

par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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