Présentation

  • : Emmanorexie
  • : 25/09/2007
  • emmanorexie
  • : Emmanorexie est un lieu de compréhension, de soutien, d'horreur, aussi, parfois. Quel que soit le moyen par lequel vous soyez arrivé sur mon blog, sachez que je suis pro-ana, que je me veux anorexique, mais que je n'attends rien de votre part et que je n'aiderai personne à l'être. Je n'influencerai pas, même inintentionnellement les gens. Je ferai attention, faîtes de même, et, bonne lecture...
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Commentaires Récents

Je t'aime.

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Mardi 27 mai 2008
Tu te souviens de tes photos, Morganorexie ?



Fumée de mes dernières cigarettes qui s'envolent vers la fenêtre (une pour chaque), le trafic, et les bruitages urbains - portables, crachats, voitures et hurlements de femmes - couvrant à peine la différence de couleur entre ses deux yeux. Du brun, du bleu, et encore plus quand il fait l'amour ou encore qu'il se drogue. Tant de choses en tête qu'il en est dérêglé, mais rien de trop pour lui. Je tire une latte, l'une des premières, j'ai oublié de faire mon voeu - trop tard, j'ouvre ma bouche :
  • - Ca va, tu gères l'affaire avec JP ?
  • - Ca va pas ou quoi ? Moi, je gère toujours.
Et il me regarde avec pitié, parce que moi, je ne suis même pas capable d'empêcher un homme de quarante ans de glisser sa langue et ses dents autours de mes yeux. [Sacré R. (comme Ryo, Oro, Ceslestin. Sauf que c'est Raff, et qu'il est blond.)]

Je souhaite qu'on leur arrache les yeux à tous, et qu'on les glissent sous leurs aisselles, pupilles face aux poils ?



Fuck off. Moi, je ne gère rien du tout. D'abord  ici, cette attention quémandée par tout le monde, c'est trop. Je ne suis plus, je n'y arrive pas. Bien sûr que je vous veux, que j'ai besoin de vous, mais, vous comprendrez, ce n'est pas l'année, là.
Ensuite, il y a tous ces ratés à l'école. Concours, brevet, concours, et concours encore. Trimestre, pour changer. Vivement les semestre, ça sonne mieux, et c'est plus long à rater. Sur le principe de l'anorexie.

    Si je perdais encore un peu de dignité, je ferais comme M., et je  me creuserai des entailles superficielles dans la peau, 5, une pour chacun des problèmes imaginaires qui me rongent - soi-disant, je suis adolescente après tout. Juste à l'heure. Comme de dû. Ecole, parents, amour, amitié & drogues. Un tout plutôt avilissant. Et je crois que la dignité, je la perds avec le gras qui m'enrobe. Je ne m'aime plus ainsi. Stop. Je MAIGRI. Premier bon jour.
Bonsoir, je ne suis pas folle, vous savez ? Et moi ? Elles sont bizarres, peut-être, mes choses ?!

Ainsi, fierté envollée, je peux me taillader la cuisse. L'afficher dans les vestiaires, le mardi après-midi. Quelle importance ? Tout le monde le sait, de toute façon, que je me coupe. J'ai de ces amies qui crient
'je comprends pas pourquoi tu t'automutiles'

dans une salle de permanence, à l'heure de pointe, quand ces gloutons profitent des avantages dans le passage des classes, donnés par les surveillants.
[Batards de surveillants. Ne servent à rien, n'aident pas en cas de problème.]

'C'est vrai, ça fait mal, c'est moche, ça sert à rien. T'es conne, arrête ça. Enfin, je comprends pas. Je comprends pas.'

'Nooon... C'est vrai ? Ca fait mal ? Toi, t'es conne, arrête. Merveilleux, et maintenant, mon amoureux est au courant, il sait tout. Je n'ai plus qu'à pleurer dans les toilettes, et à me scarifier encore.'

Jusqu'à ce que tu ne tendes mon avant-bras aux jeunes de derrière qui demandaient c'est quoi, s'automutiler ?
- Oui, c'est ça. C'est moi. Parfaitement, et à votre gauche, vous pouvez distinguer les fraîches, à la texture encore onctueuse.

Et c'est ainsi qu'alors que je griffe S., en allant dans les vestiaires, son bras de rocker anorexique blanchâtre, que je tatillonne les coupures, et lui demande tiens, elles sont toujours pas parti ? C'est plutôt profond, tu devais vraiment t'ennuyer, ce jour là, comme tu dis. N'est-ce pas ?

'Oui, mais toi, il paraît que t'en fais des mieux, avec des petits motifs, des plus grandes, et des plus profondes.'

Regard méprisant et outré. Pourquoi je me laisse toucher par ça ? Pourquoi je me laisse toucher ?
[D'ailleurs, J.P., on appelle ça du harcèlement sexuel. Trop drôle. Mais je t'aime bien, toi, c'est pas pareille. Et comme tu m'aimes bien aussi, pas de problème. Juste que, JP, je me vèxe un peu de tes remarques sur mon poids, et que, JP, ton shit, il n'est pas de si bonne qualité...]

Et ce matin, encore, avec T. Que m'a t-il dit au juste ? Et Martin ? Martin : "mais de toute façon, si elle a dit que le 16 en histoire-géographie ne la satisfaisait pas, c'était fait exprès. C'était parce que je voulais attirer l'attention.".
    Tu es probablement celui qui me fait le plus mal, avec tes parôles bizarres. *

Et en plus, tu es le seul à qui je l'ai dit (que j'étais anorexique boulimique) et tu ne m'as pas crûe. "Loool". A l'oral, ça donne ça. Et une ironie imparable, et un athlète, par dessus ça. Heureusement que je ne t'aime pas, Martin, parce que sinon, c'eût été dur.

Mais, c'est, de toute façon, dur d'aimer. Des parôles en l'air et des insultes avec le dioxyde de carbone. Déclarations respirant l'hipocrysie ; comme M./Mikael dit avec classe, CA ARRIVE. Je n'aime vraiment pas tomber amoureuse, en général. Il y a juste Anne, pour qui c'est particulier - on appelle ça unique.



Envie de sarcasme, pas de paroles données à la Déesse. Envie de silence. Un jour, je ferai ce voeux, avec une ultime Chesterfield. Pas tout de suite, parce que, pour le moment, j'aime me brûler le bout des doigts.

RIEN NE SERT DE PARLER.
Le corps est là pour ça.

...

Les gens disent vraiment des choses bizarres, hein... ?
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Mercredi 16 avril 2008

Le reflet du soleil sur le sachet translucides des perfusions, mon anorexie |mentale| m'éblouit. Nous ne sommes qu'un tout universelle, et, reliée à ce bout de métal et à cette flaque d'eau multivitaminée, je crois que même nageant au milieu des détritus, écume plus communément nommée emballages, je n'ai jamais senti émaner pareille aura bienfaitrice, osmose particulière, harmonie symphonique, absolue clarté, et, pour achever de vous perdre dans ma contemplation, troublante empathie.

 




Emancipons nous : je brille bien mieux seule, pas besoin de plastique réfléchissant ; et d'ailleurs, je suis mon propre soleil. Aux armes, grands malades, grands fous ! Des petits trous, des petits trous, encore des petits trous... Et une sonde qui vous passe par le nez. On paraît bien médiocre, et on affiche sa mollesse devant le public, on tire la révérence, les fils - débrancher - et tirer le cou de son père, et le supplier de nous débrancher à son tour... Admire, papa, admire, ce que tu as fait de moi. Ah, papa, tu es toujours aussi égoïste ! Que peut-il te faire que je te menace avec mon appareil à perfusion, si je te dis que je crève, et que je veux sortir ? Tirez-moi de là - hors de mon corps, je veux dire.

Pas une seconde de plus ici. Pas une seule personne. Pas un seul fou.
            Je suis une suffisante compagnie. | attentions aux synonymes. Je vous donnes les clés de ma folie. Je suis d'une barbe rousse et hérissée plutôt troublante, et je cache des amants dans mon placard, sous la clé ensanglantée.

D'autres drôles d'animaux, qui fabriquent de petites boulettes de leurs couches
souillées pour les lancer sur les infirmières cherchent à s'envoler dans les couloirs. Ils volent. La chance, eux ! Ils ne se noient pas au milieu de leurs tuyaux. Je m'emmêle dans les fils. Et ma tête de nœuds... J'aimerais bien mourir. Ou disparaître, c'est pareil. Parce que j'ai l'impression que lorsqu'ils m'injectent leur bouillie dans les artères, je gonfle, je gonfle... Et je deviens rouge. Rouge tomate. Un pure concentré, comme cette bouillie immangeable qu'ils m'injectent. Entre autres. Je ne veux pas être rouge ! Je veux être blanche, d'un teint cadavérique - ou orange - ou bleu - ou mourir.

Et me laisser pousser la barbe, pour collectionner les infirmières empotée potelées, potiches, coiffées au poteau, accrochées, même.



Ils sortent bien, eux, ces malades. Même ce petit vieux aux couches, je l'ai vu sortir d'un couloir, sur son brancard. il paraissait apaisé | et plus vieux encore. Je ne veux pas attendre d'être comme lui, pour partir ! Est-ce que je ne vaux pas mieux ? Dîtes-moi ? Si, si, bien sûr...

Ne t'inquiète pas, Emmanorexie, moi, je suis là
, peu importe que tu agonises dans cette chambre, à ta fenêtre, les mains bandées |les poignets| et le regard sur les arbres amoureux, je suis sous les lanières, dans ton pyjama, sur le cadre de ta fenêtre - comme dans blanche-neige, tu sais ? Et ses cheveux d'ébène... Reste avec moi, et tu seras une princesse... ne t'inquiète pas, Emmanorexie, tout va s'arranger, nous allons te reconstruire un monde. Ton monde | Il sera beau, grand, et tu seras à sa tête ! Ce sera une mégalopole sur laquelle tu déverseras ta folie, en son sein, à courir, pied nu, sous ses immeubles victoriens, en robe couture ; tu crieras au loup, et les moutons te suivront. Hasta la victoria siempre ! La révolution doit être menée par les fous eux-mêmes - et suivie par les autres. Ce cher Che, lui aussi, avait de bien paradoxales alliés - et il avait une barbe.

Un peu de verve, que diable ! Du symbole, de la cause, et de l'éloquence ! Que les armes s'effacent devant la toge, et que vos lèvres s'étendent vers sa bordure pourpre, jusqu'à effleurer mes orteils vernis de noir ! Je pourrais dire que puisque
vous n'êtes pas malades vous m'êtes inférieurs. Ce serait tellement facile ; il y a tellement de malades, d'inquiets et de fous dans ce monde. - des cons.

Mais je préfère dire que vous m'êtes inférieur parce que je suis bien meilleure. Je ne provoquerai pas de guerre, moi, n'étendrai pas de conflit, ma polémique n'ira pas bien loin - je compte simplement me faire égorgée, pendre, tuée, mourir de mon anorexie | j'irai crever jusque dans vos lits.

Ce serait bien dérangeant, non ? Ainsi vois-je la vie.


Je vous entrainerai tous dans
mon délire | parce que, plus on est de fous, plus on dérive... vers la connerie.

 

par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Vendredi 11 avril 2008
Si le chocolat ne se vomissait pas si mal, j'aurais mangé la tablette cachée dans le 8ème placard de ma cuisine. Je suis aussi calculatrice que manipulatrice. Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

Je suis de retour de Paris. Ce que j'ai aimé, là-bas, ce sont les Menus BigMac à 8 50 et les gens, dépourvus de ce genre de pudeur, qui ne s'interdisent pas de violer en public.

Ce que j'aime, chez moi... Non. Rien, en fait. Je suis une traînée trop pudique pour donner le nom de sa ville. Si pudique d'ailleurs, qu'on se demanderait même pourquoi je cherche à maigrir...


Le centre du monde est ici et partout - je suis ce centre du monde. Bon retour Emmanorexie.
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Samedi 29 mars 2008
Je ne hurlerai pas de jalousie, j'y arriverai, parce que je suis plus forte, plus belle, plus intelligente que ça ; la jalousie, c'est pour les gens qui ne sont pas sûrs de leurs sentiments ; pour les paranoïaques qui n'ont pas confiance en leur amour ; pour celles qui n'ont pas confiance en elles - même ; pour les merdes telles que moi, incapables de retenir qui que ce soit à leurs côtés.

Pour les masses trop maigres pour affecter un quelconque pouvoir d'attraction. On appelle cela de la physique, très chèrs.

C'est vrai, ça, merde. Je n'ai jamais réussi, de l'enfance où ma grande soeur me volait toutes mes amies, me menaçait d'abandon si je ne la vénérait pas, me glissait l'idée de s'envoler avec les invités, me laissant seule à la table des adultes, et j'en garde des souvenirs si épéhmères... Et des larmes, dans la poussière, derrière chez moi, à piétiner le bitum qui recouvrait déjà la gare et à arracher les mauvaises herbes de la forêt de roseau qui en tapissait les coins sombres. A l'époque, déjà, je me souviens, avoir souhaité prendre les seringues couvertes de terres, roulant dangereusement sur les cabanes secrêtes des enfants du voisinnage pour me les planter dans les joues ; peut-être cette maudite rougeur serait-elle partie ; s'en serait-elle allée ; peut-être , aussi, aurais-je arrêté de pleuré - et personne ne l'aurait su, et j'aurais eu l'air bien plus grande... Plus mature, puisqu'il n'y a que ça, pour justifier l'asocialité.

Puis, quand on grandit, je présume qu'on se prétend antisociale.

Et ça marche, plus ou moins. On reste seule, et c'est tant mieux. Parce que la jalousie, parce que les doutes, ça fait tellement mal ! Je ne hurlerai pas de jalousie, je ne le ferai pas, je ne l'ai pas fait jusqu'à maintenant, il me suffit de recommencer ; simuler ; copier ; et plagier ma propre attitude d'avant - peut-être retrouver un peu de cette décence, de cette innocence que j'ai perdue à m'essayer à avoir des amis, des copains, des violeurs de remplacement. Peut-être, ou pas. • Mais non ! Je vous dis que non - je l'aurais fait aussi pour Martin, sinon, cet idiot, parfaitement monté, aux manières effeminées et aux plaisanteries déplacées - et ces mains caleuses ! - lever le bras, et me saluer comme la Führer, et me glorifier - oh, oui, tout à ma gloire de me faire apprécier d'un homme, de me faire insulter, de pouvoir plaisanter et jouer avec lui. Baiser sur les joues, et ce cahier, que l'on se passe avec Amélie...

Bien sûr, que c'est malsain ! Qu'attendiez-vous de la part d'une ordure telle que moi ?

Et ses goûts musicaux pitoyables, si ce n'est pitoyaux, parce qu'un suffixe péjoratif en plus, à l'énnonciation, ça ne fait pas de mal. Jamais de mal, sauf pour ce qui est de la jalousie - et des incertitudes, parce que là, là, maintenant, à cause de lui, je suis FORTEMENT DESAPOINTEE !

Je me sens morte ? Rien qu'un peu, la masturbation - et les fonctions affines en plus...

De quoi se croit-il investi, ce vulgaire nazi, de qui se croit-il la réplique ? - Je la lui donnerai, moi, Ô, et il verra ce que c'est d'être cruel ! Lui, il n'est qu'un vulgaire Martin - un martyr, peut-être, ou un bourreau parmi tant d'autres. Martin, cher idiot, même pas foutu de remarquer mon anorexie-boulimie quand je te vomis devant les yeux, les narines, les mains, cher ange, ou plutôt, toi qui fût l'un de mes anges gardiens, je crois que tu t'envoles pour une folie sans retour.

Je ne supporte pas que tu me traites de pute, que tu m'embrasse, que tu me refuse la bise pour t'assoir à côté de moi. Je ne hurlerai pas de jalousie, pas pour lui, lui, très chers, je m'en fou, il n'y a qu'elle, qui compte, et je meurs de jalousie... Mais n'est-ce pas de ma faute, avec cet appel à supplique, à prière, mais n'est-ce pas moi qui suis en cause ?

Bien sûr, que c'est moi, et je hurle sous mon sachet de cuir, celui qui m'ammène à la potence, celui qui me permet de vomir, en toutes circonstances, sans souiller le sol. Qu'ai-je en plus, au juste ? J'écris mal, j'écris pour ne rien dire, et si je n'étais pas anorexique-boulimique, je n'aurais rien à dire - certes, je pourrais vous séduire, mais là encore, si je n'étais plus nymphomane, il ne me resterait rien.

Ôtez-moi mes folies, que je ne sois rien, que je redevienne comme avant ! Enfermez-moi, que je les cultive. Et si je suis libre ? Je vole. Je plane. Je m'en fou, et j'aime et je hurle de jalousie. Et merde, encore - pourquoi donc, chers lecteurs, me torturez-vous de la sorte ? Partez, ce n'est pas de l'hypocrisie - parce qu'il me suffirait de 0 visites pour enfin faire ce que je dois faire - anorexier, correctement, dans mes règles, sans mes règles, et mourir.

Je suis coincée là par votre faute, et je vous accuse, sans m'arrêter, et vous revenez, et vous accourez. Vous aurais-je converti à un quelconque masochisme ? Encore un peu et vous finirez boulimiques ! Arrêtez de vous inventer des troubles du comportement alimentaire...



Gardez-vous des chemins sombres.
Que je puisse hurler, entourée de silence.
Sans honte.

J'ai recommencé à me ronger les ongles.
Je ne hurlerai pas ma jalousie.
Je la moderai severement sur le bout de ces doigts qui en gifflerait plus d'une.
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Dimanche 16 mars 2008

Pire encore que d'être la seule personne ivre parmi un groupe de jeunes gens clean, être la seule clean parmi un groupe de jeunes gens ivres. Remplacez "clean" par "lucides", et vous comprendrez que la folie est mon ivresse ; passez simplement cette introduction, et vous subirez avec un tact indéniable ma manipulation pour laisser aux yeux de Mon Only One une subtile et délicate attention. Attention à elle, regardez-là, attention à ses messages, ils font parfois pleurer, je sollicite votre putain d'attentiion rien que pour une minute. Vous me devez bien ça. Ma vie, pour la suite de l'article, mon pitoyable, elle va vous faie bien rire...

Rémy, as-tu ri ? Je t'ai envoyé un message, lorsque je suis rentrée chez moi, aussi folle que lucide, aussi clean que traumatisée ; juste après m'être démaquillée. [...] Oui, là, il y a un problème - car, voyez vous, je suis de cette génération de bad girls, petites punk sans foi ni loi - de celles qui, selon l'article d'un journal populaire féminin, appliqueraient leur déodorant par dessus leurs vêtements, ne changeraient pas, ou presque, de soutiens-gorges, retourneraient leurs culottes au besoin, au bout de quelque jour, et appliqueraient, chaque matin, une nouvelle couche de mascara par dessus la première, poru gagner du temps - le tout au conditionnel, parce que moi, j'ai un peu de décence, un peu de retenue, un peu de tenue, et beaucoup de classe, et une impertinence indéniable : je porte des strings. Je ne m'en démaquille par pour autant, j'aime me sentir laide, le soir, en sous-vêtements dans mon lit, à me griffer le visage et à passer mes ongles longs entre mes cils malmenés par le paté noirâtre accumulé au fil des jours - ou des nuits. Et quand je me démaquille, et quand je me coupe les ongles, c'est que ça ne va pas.

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Il est bien étrange, voyez-vous, de sinstaller à rater distraitement le trait d'eye-liner de l'une de ses amies, sur une baignoire déjà occupée par un ancien petit ami tecktonik killer - qu'il la tue, sa merde, sa colombe avec, et qu'il emporte son rose fushia sur ses pas effeminés, tergiversant sans y prêter réellement attention de la rupture officielle à venir. Et écouter sa meilleure amie anorexique discutailler à travers la porte, depuis le téléphone que tient le raté casséex-casé en question. Et royalement ignorer ledit idiot. J'ai une merde noirâtre supplémentaire à superposer sur les yeux chiasseux de mon autre meilleure amie, moi ! Et un ancien petit ami à divertir de mes sourirs, de mes bêtises, de mes salives mieilleuses déversées sur la scêne à venir - que c'est méchant, que c'est bas, que c'est fourbe, et quelle garce, celle-là ! Garce, oui, mais on parlera d'elle lorsqu'elle s'en ira, et même si elle est trop grosse pour qu'on l'a déshabille - elle ne sort pas de ses vêtements, qu'elle ne quitte d'ailleurs jamais - est-ce qu'elle se change, au moins ? Elle est le sujet de nos fantasmes. Il suffit d'oublier son inexpérience, sa graisse et ses façons de hurler quand on la touche - de douleur, de peur, de plaisir, quelle importance, ses cordes vocales déchirent les oreilles.

Quand elle crie, seule dans son caddie, comme c'est drôle, comme c'est divertissant, c'est une bien belle bête de foire, la petite Emma, et son gras dépasse du grillage métallique, elle doit avoir froid, avec son petit top à volant, la petite Emma, une petite rigolote, ah, ça, il n'y a pas à dire ! On aura passé une belle et bonne soirée, grâce à elle, la marrade assurée, et quand en plus, elle doit promettre de sucder et de se déshabiller pour sortir, elle est bien bonne - enfin, pas si bonne que ça, bien conne, surtout. POurquoi elle est montée dans ce caddie ? Elle le sais, pourtant, qu'on l'aime pas, nous, elle fait pas partie de notre monde, d'ailleurs, elle a même pas bue, ce soir, ça devait être poiur se délecter de la douleur de F. quand elle lui a annoncé qu'ils allaient faire une pause - alors que c'est elle qui l'a trompé, en plus ! Quelle culot ! Et quelle cul, à la bousculer, dans son caddie, ses vêtements ne couvrent plus grand chose ! Fuat dire qu'ils sont trop petits pour son anatomie démesurée...

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Mais, moi, j'ai peur dans mon caddie. J'avais confiance, j'ai oublié la pente vers laquelle il m'a dirigé, l'autoronuméros échangés, blagues vaseuses partagées, rien de bien méchant, ni de bien sincère. Je me suis couchée dans le caddie quand tu me l'as demandé. Je n'ai pas résisté, refuser, c'était se voir attitrer le pseudonyme de 'miss coincée'. Je me suis allongée, agenouillée, tout ce qu'il te plaisait et te convenait, dans ce putain de caddie.

Ouais, hein, qui a l'idée de faire une soirée caddie au Super U ? Avec des inconnus, complêtements ivres et déchirés ? Moi, un joint, ça n'a rien changé, en talons aiguilles et veste bien trop fine pour me protéger du ventute vers laquelle il m'a fait glissé, ça roulait, ils étaient mes amis. Après tout, on a passé une bonne soirée, non ? Y., T. et les autres. Et puis, je suis celle qui, avec sa rupture en direct, vous a occasionné un spectable qui vallait le coup, le dérangement, et le prix du popo-corn. Je suis celle-là. Je suis cette fille.

Oui, cette fille que vous naimez pas, et que, fuck you, vous avez enfermé dans un caddie, l'emboitant à la suite des autres, reliant les chaînettes et me cloitrant, prostrée, contre le sol du grillage à vous hurler de me laisser sortir. Ca vous excite, ça vous fait bander, que je crie, je le sais, j'ai l'habitude, et en griffant à travers le grillage, je l'ai senti. Je suis de ce genre de filles que vous aimez à torturer. Je le sais. Mon viol, ne me prenez pas pour une conne, je m'en souviens très bien. Je ne l'ai pas inventé. Je ne l'ai pas inventé. Je ne l'ai pas inventé... Si ?

Je ne crois pas avoir été consentante à mon malheur. Mais, à fréquence, lorsque vous le débitez, je pourrais y croire. J'ai peur, prostrée dans mon caddie, merde. J'ai peur, et je n'ai même pas un peu d'alcool pour me réchauffer. Devinez pourquoi ? Par sens des convenances, et, parce que je l'ai promis. Ces putains de promesses qui m'enchaînent sur un parking à 1h02, sans portable. Seule. Misérable. Pitoyable. Je collectionne les frustrations et les larmes de rage. Les folies. C'est du pareil au même... - Justine.

J'aurais dû l'étrangler, quand je tenais son cou, la main hors du caddie, merde. Regrêts, une presque nostalgie.

Mais, après tout, je m'en fous, allez tous vous faire enculer à sec.

Et puis, en plus, encore, déjà enfant, les caddies, ça ne m'évoquaient que des jeux illicites et réprehensibles par les mamans trop attentives aux regards des autres.

par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Samedi 15 mars 2008

\ Bon, je vais me bourrer la gueule, et aller déscendre la rue de Bernolsheim-les-bains en caddie du Super U, histoire d'avoir quelque chose à raconter ; quant au bourrage de gueule, c'est parce qu'il faut être tarré pour dévaler cette pente autrement qu'à pied - ou justement saoul ; parce qu'un même nombre de visite alors que je n'écris 0rien ça me désole,  ça me brusque, me frustre, me vèxe, merde. De toute façon c'était prévue, et puis, avec les gens, on va passer la nuit sur la grue près de l'autoroute. Et je raconterai le froid, je raconterai des choses.

\ Je n'écrirai plus  de niaiseries - ou, en tout cas, plus dans mes articles.
Je me demande aussi, d'ailleurs, si je ne devrais pas arrêter d'écrire tout court, parce que mes lettres, je ne pourrai pas les envoyer avant d'avoir récupéré mon portable, et que mes articles, ils tombent sous les yeux de ma meilleure amie.

\ Un gosse, un divorce empêché de justesse et quelques séances de psy, écrire, ça n'apporte que du bonheur. C'est bien connu.

\ Je suis grosse___




eddie-sedgwick-25529.jpg 

Eddie, la muse d'Andy Warhole.

// Je ne suis la muse de personne.
D'ailleurs, je ne suis rien pour personne.
On ne me dessinera jamais.

// Parce que ces vieux peintres, qui aimaient les formes, les courbes, la volupté et le volume des bourrelets d'une chaire aux vagues gracieusements (grassement ?) successives au succès, aujourd'hui, ce ne sont plus  aujourd'hui que ces vieux pervers qui, dans la rue, s'attarde avec un oeil lubrique sur les formes des filles.

// Je crois que je vais devoir me contenter d'autoportraits.
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Jeudi 21 février 2008
Fini. Absolument. J'en délibère et j'en décide - seule - sur le champs. Parce que cet homme m'a porté et m'a dit "Oh putain ! T'es lourde quand même !" - n'est-ce pas logique alors, que je décide de sortir  ce mufle, ses manières de m'accrocher à une poutre, et ces kilos de trop (le tout de ma vie) ? Ses kilos de trop ! Les siens ! Car mes kilos, je l'affirme, ils vous sont dûs ! Vous prétendez n'y être pour... Rien.. ? Oui, rien - mais rien qu'un kilos... A la manière de ces refus mitigés "non merci, mais rien que ça..."  accepter, sous prétexte que ça ne peut pas faire de mal, n'est-ce pas ? Que si, que si. Le mal, il est partout (j'ajoute à cette phrase le mot "conspiration", pour passer, d'avantage encore, pour une folle ? Ca ne peut pas faire de mal... oh, douce amertume...), dans mes bourrelets, dans mes graisses, dans mes sourirs (gênés) et mes rires (absents) - ou pire encore, d'une hystérie frénétique ; je suis un mal manichéen, ou plutôt, je suis un déchet, une fleur que l'on arrache, une poubelle que l'on vide. Une véritable merde, qui ne pèse pas bien lourd, du haut de ses 14-15 ans. Mais je suis une multitude, et une merde multiple, admettez-le, ce n'est pas banale. Je daigne joncher cette terre. Je suis Narcisse. Je suis parmi les millions de jeunes filles qui se damneraient pour travailler à la botte d'un diable vêtu de Prada. Parmis ces kilos de masses squelletiques, je suis celle qu'on choisirait, parce qu'en plus d'être concilliante, je suis convéniante. Anglophones à l'appuis, mes kilos pèsent lourds dans les entretiens d'embauches. Et je pèse. Grâce à vous, rien, et uniquement, absolument...
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+ 1 kilos, et un seul pour une mère qui ne suffit pas, découpe des phrases toutes faites, tranche dans le vif pour couper le ruban du paquet-cadeau problème, et qui, finalement, m'entaille les avant bras...
+ 2 kilos pour les deux boucles d'oreilles qui se balancent en rythme aux oreilles de mon professeur de français, qui, décidémment, ne se décide pas à comprendre que mes rédaction sont autobiographiques. Et qui les "lit" sans les "corriger". Je suis si parfaite dans mon malheur, qu'on m'y laisse m'y morfondre ? Soit ! Mais alors pas de fausse compassion dans les critiques... Pas de passion épique et follement  compassées dans les notes...
+ 3 kilos pour les viols, parce que si je comptais en coups de bassins, bleus au corps, perversion incarnées, voilà bien longtemps que mes artères bouchées par la graisse m'aurait emporté dans la tombe, sous terre, cachée de la honte. Soyons complaisants
+ 4 kilos pour les concours, ou encore pour les amantes à mon père. Un pour chacune, par soucis d'égalité. Et tous les concours, par soucis de perversion, parce que ça fait bien sur un CV, ça y brille comme dans les yeux de son professeur d'anglais.
+ 5 kilos pour les dix-milles qui s'en vont, au feu, en fumé, avec l'amère parfum des volutes de l'amertume.
+ 6 kilos pour mes folies, parce que s'il avait fallu les peser à l'échelle de la douleur, j'aurais écrasé mes pairs dans ma chute. Pyromanie, mythomanie, cleptomanie, nymphomanie, claustromanie - yeah. Toujours plus bas, que la déchéance me fasse petite, que la décadence m'entraîne plus bas encore.
+ 7 kilos pour les pêchés capitaux que j'aime à tendre et atteindre.
+ 8 kilos d'impuissance pour un amour désiré, désirable, désireux de se faire du mal.
+ 9 kilos pour les orifices artificiels creusés. Les trous souillés ne font plus partis de moi.
+ 10 kilos pour mes ongles. Argentés. QUI donc mettrait du vernis argenté ? Faut-il être absolument... à lier...
+ 11 kilos parce que c'est le nombre d'années qu'il me reste, entre lycées minables et bancs de fac assaillis par des molusques, avant...
+ 12 kilos de merde, de rien, de vide, de trop pleins et de déchets, de fils de fer, selon - selon que j'ai mangé ou pas, que j'ai la haine, la rage, ou pas, selon que je sois complaisante, ou pas.

Plus je suis complaisante, plus je grossis, pour ne pas vous rendre jaloux, pour ne pas vous inquiéter, pour ne pas vous montrer à quel point vos discours enflammés, vos témoignages pitoresques me laissent vide et froide. Vous me violez, vous m'exploitez, vous me proclammez absolument incorrecte. Mais, dans l'aboslue, oui, cet absolue dictature qui règne sur mon corps, vous êtes responsables de moi, de mon poids, de mon malheur ! Et c'est fini, voyez vous, ce n'est plus à vos pieds que je réclammerai les médicaments pour restreindre mes crises, ce n'est plus sur vos épaules que je pleurerai quand je n'en peux plus, ce n'est pas vous non plus que j'étreindrai quand j'aurai perdu du poids, quand je serai heureuse. je vous abandonne, je vous laisse choire, comme de juste, comme dû, comme demandé, délibéré, décidé. Je vous déclare surplus, inutiles, incorrects, et je déclare que par ma simple présence et existence, parce que je maigris encore et encore, je suiis la merveille qui satisfera l'appétit insatiable de ces gens qui ne réalisent pas çà quel point je leur suiis indispensable. J'existe. Vous avez besoin de moi. Mais, moi, je ne vous donn ereai plus rien. Ou sinon, du poiuds, et je serai pla plus maigre, ma carrure sera la plus frêle, je serai "la plus parfaite", oui, "la plus parfaite" d'entre vous tous... Un petit ricanement sadique pour srenchérrir encore ? HAHAhHA ! Et je m'arrête là, parce que si les punks ne sont pas morts, ils me laissent dans une petite léthargie, de cette mélancolie tiédasse qui menace de me laiusser tomber. Je suis une pluie.

Fini la convéniance. Je tomberai là où il ne faut pas, seule, de plus, je me ferai émanciper - ne me manque qu'un travail, je me ferai interner - dans un lycée - je m'évaderai loin d'ici. Je m'achêterai une perruche. Je dealerai et me prostituerai pour de l'argent. Je serai riche de liberté, éprise d'amour, parce que ces mots sont intimement liés. Je les murmure à l'oreille de mes amants, je les rèves, entre deux ébats homosexuels. Je les pense si fort que ça fait mal. Mais je les donne volontier. Parce que sans mots, on est plus libre encore. Parlez-en à JP. A mon professeur de français. A qui vous voulez, mais, laissez moi pour libre...
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Vendredi 8 février 2008
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POURQUOI ?
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Mercredi 6 février 2008
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JE MURMURE COMME FAUTIVE LES SECRÊTS DONT JE SUIS LA PROIE, JE TAIS CEUX QUI...

Que ce soit claire : j'ai
occupé les dernières semaines passées à traîner dans des endroits peu recommandables, en compagnie de personnes qui n'attendaient de moi qu'un esprit pervers ; le mien s'étant de curieuse façon révêlé sinistre et mauvais, j'ai apporté bien plus qu'un corps sexuellement exploitable à la bande de délinquants. Ces jeunes libertins se sont révêlés parfaits pour allier rigueur et anarchie, pilliers du sado-masochisme et autres pratiques des plus étranges.

Q
uand je me suis sortie de là, non pas comme un morceau de fraise égaré dans un coktail trop alcolisé, mais plutôt comme l'une de ces petites languettes blanches que l'on plonge dans les apéritifs pour que la saveur soit plus ennivrante encore, les hommes comme les femmes pendaient au plafond, reliés par des cordes, d'autres, semblables à de misérables insectes, semblaient se pris dans une toile de vomis et de whisky ; les meubles grinçaient sous le poids de corps humains entrelacés, la cuisine était bondée, le fringo à demi-plein ; l'art de la table, en son ensemble. Les visages étaient blêmes, le plaisir, s'il s'ébruitait, ne se lisait pas sur les visages. L'on aurait pû cueillir les cernes des hommes d'une simpe caresse de l'ongle, tandis que les bouches des femmes traînées ça et là, vaguement reliées au corps de leur propriétaire, plus ou moins démentelé, mais toujours partagé, mais toujours, et bien éloignées des désirs de ceux-ci. Les joints tournaient sans engouement véritable, avec ce simple sourire et ce classique hochement de tête, caractéristiques aux drogués invétérés et vantards, les verres d'alcools tombaient, coulaient, sur, dans, sous les gorges des invités de ce petit enfer. A bien y regardé, on trouvait sur les magasines pornos effeuillés ça et là des quadrillages blanchâtres, superpositions de lignes blanches, traînées de coc. Douce décadence...

Alors, je me demande, est-ce que je mérite les mots d'amours et les inquiétudes ? On nomme cela folie, mais l'on pourrait aussi bien me jeter la pierre.


De toute façon, je crois que je ne fais qu'essayer de vous dégouter de moi, parce que, si vous m'en voulez,je ne serai pas obligée de vous faire des promesses que je ne respecterai jamais. Parce que, si vous m'en voulez, je ne vous aimerai plus, et que tout sera plus simple.
Mais, si c'était si simple, je crois que voilà bien longtemps que je ne serai plus amoureuse... Or, maintenant, je me demande si je ne souhaite pas effacer cet article, pour pas que tu ne le lises, Amour.


D
ans l'espoir que les visites quotidienne de la centaine d'habitués comble encore et encore mon narcissisme annuel, je me dois de vous reconquérir : si j'ai fait tant de bétises avec tant de gens, c'est pour une raison précise, justifiée, douloureuse. Pardon.


par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Mercredi 6 février 2008
Aujourd'hui, dans la soirée, une dernière fois, j'ai déambulé dans les rues de la ville, avec le maigre espoir de me faire violer contre un mur rapeux. Sans succès, merde. J'ai pourtant demandé du feu à qui serait suceptible de fumer (ou au contraire, aux jeunes mâles frustrés en quête de jeunes chiennes consentantes et consenties), jusqu'à m'en crever les poumons (à coup de brûlures de cigarettes), demander l'heure, encore, encore, jusqu'à ce que l'angoisse du temps qui passe me laisse prostrée devant les vitrînes alléchantes de la confiserie d'enfance (et me remplire, et me vider, et me remplire, et me trouer la tête, pour que les nutriments s'échappent). J'ai receuilli les désirs pervers des vieils hommes, les plus vulnérables - ceux qui aiment les petites filles. Mais, même loin de leur femme, ils ne me voulaient pas. Quel manque de volonté, d'ambition, de courage, c'est dégoûtant - n'y en a t-il plus un pour me violer ?
Par désespoir de cause, je me suis rendue au cimetière. Je me suis laissée tomber sur une tombe, écartant d'un revers de main les pots de fleurs trop encombrants, pour me lancer dans une séance de voyeurisme particulièrement malsaine à travers les fissures des monuments funéraires - oui, je trouve un certain charme à la nécrophilie, comme un parfum de dégoût.
Je me frotte volontier aux effluves de décadence, et je souhaite me consummer, me mêler aux cendres du caniveau et entremêlées dans mes cheveux, ou encore celles des défunts : tomber en poussière, proie du temps, et finir dévorer par des vers. Allongée dans la pénombre, lumières obscures.
Même dans ce cimetière, il n'y avait personne ; et pourtant...

Je peux vous raconter qu'il y a des femmes pour se faire violer dans les cimetières, des veuves venues arroser les fleurs. Il y a des types que les cadavres font bander, et des femmes qui viennent rôder exprès, pas seulement des putes. Une fois Maman a trouvé une capote entre deux tombes, Maman a des yeux pour remarquer ce genre de choses. Elle, elle peut vous raconter comment elles se cachaient, avec Mamy, dans le cimetière, lorsque Papy, il avait trop bu. Comment elles s'enterraient dans la fosse à purin pour qu'ils ne les touche pas, comment elles s'enlissaient dans l'espoir mielleux que les bras de Dieu leur tendrait ses mains ; pureté divine ? Belle merde, oui, salleté d'espoir, tellement envahissant, on ne s'en débarasse pas si facilement, et les dirigeants, les médecins, ou autres conneries d'une hypocrisie monstrueuses, en font une éloge si développée, si explicitement incorrecte, que tous les petits humains que nous sommes s'y plient, s'y laissent prendre, s'y enfoncent avec un plaisir proche de la jouissance.
Moi, je crois qu'au lieu de me cacher dans la fosse à purin, je me serais mise toute nue, et qu'il m'aurait frappé - jusqu'à ce que j'en crève, en me traitant de traînée et de catin, de pute et de putain, blondasse - jusqu'à ce que je sache, jusqu'à ce que je sente, que c'est bien fait pour mon corps de boulimique, parce que si j'avais été une vraie anorexique, mon corps de squelette l'aurait fait bander, il m'aurait violé, et j'aurais pû, au moins, entre deux sanglots ante-mortem, dans ma lente agonie, mourire avec le panache de la pute bien foutue, de celle qui conserve le prestige d'avoir maigri tant et tant, qu'il ne lui reste plus les mêmes cheveux que sa pute, blondasse, de mère, lorsqu'il veut les atrapper pour y éjaculer une dernière fois.

Joyeux anniversaire, Emma. 14 nouvelles années à étaler avec plaisir sur un blog que je renie devant mes proches. Même pas foutue de respecter sa promesse. Même pas foutue, avec tous les connards qui l'acoste à lui laisser un flingue entre les mains et une balle entre les oreilles, de se faire violer encore un fois.

HAPPY BIRTHDAY EMMANOREXIE

Tes doigts sur mes cuisses, je me suprends à compter les heures, qui me séparent de tes caresses, R.
Mais, si moi-même je faillis à mes promesses, je crains que je ne te revois plus jamais.
Et si moi même, quand tu me téléphones, je te traites de batard,
je crains, hélas, que je ne te reverrai plus.
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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