Présentation

  • : Emmanorexie
  • : 25/09/2007
  • emmanorexie
  • : Emmanorexie est un lieu de compréhension, de soutien, d'horreur, aussi, parfois. Quel que soit le moyen par lequel vous soyez arrivé sur mon blog, sachez que je suis pro-ana, que je me veux anorexique, mais que je n'attends rien de votre part et que je n'aiderai personne à l'être. Je n'influencerai pas, même inintentionnellement les gens. Je ferai attention, faîtes de même, et, bonne lecture...
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Je t'aime.

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Lundi 5 mai 2008
J'ai deux gellules d'AppétitLight dans ma poche, une boite vide de CentiMétric qui rosit à mes côtés, ma mèche noire en bouche, comme une enfant dans la cervelle - sauf que les Chesterfield, c'est un moyen de contraception.


Je me crois mieux logée, à saluer les passants qui ne répondent pas - bonsoir, je ne suis pas folle, vous savez ? - et je le suis (mieux logée, je veux dire. Ne présummez pas sans ma permission - du verbe, du verbe, du verbe, et de l'éloquence dans mes veines !) et des amis qui ne répondent pas non-plus - je ne considère pas un bisou sur ma joue comme une preuve suffisante d'amour. Je veux plus, je veux de la reconnaissance, je veux qu'on m'aime, et que ça soit aussi évident qu'une étincelle de staisfaction dans mes yeux divins pour un fidèle.
Oui, je sais, je suis superbe.

Plus sérieusement, j'en ai plus qu'assez, d'être jeûne (s'il y avait moyen de mettre cet accent entre parenthèses, je le ferais.) et innocente, de ne pouvoir fumer sans que quelqun dise "ouah, elle crapotte ! Crapotteuse ! (je n'ajouterai pas le "z" par pudeur) tu kiffes ça, mettre des trucs dans ta bouche ?"
Je parie qu'on ne t'a jamais encore arraché d'oeil pour te le coller sur la testicule ?

T'es la soeur à S. ? Tu l'aimes bien ton frère ? - Bien sûr, elle le suce tous les soirs.
La répartie, je ne l'ai pas. Je suis de celles qui lancent des regards méchants et pénêtrant. L'enhardie. L'enfumée, engagée, envenimée dans les plans foireux qu'on lui présente et qu'elle accepte sans le savoir, parce qu'elle aime taper dans les mains des gens avant de leur griffer l'avant-bras.

Et jouir de chaque jour.

Dîner d'affaire, dîner famillial, et communion. Je n'ai même pas le droit à la révolte ; je crierai "JESUS EST TON AMI !" à la communion d'un éloigné parent. Et la classe, c'est quand je vous susurre que je ne filmerai pas même avec mon portable.
    Moi je suis dans la merde, et je vous emmerde.

Pensées toute le temps. Pas pour tous. Hé, ho, je ne m'appelle pas dieu. Mon prénom à moi, il prend une majuscule, et il se raccourcit, et il se gémit sans retenue aucune.

Il y a du dégoût sur mes cuisses. Né, Ryo ? Oro ? Celestin ? Chaïb ? Damien ? & Ali ? - quelle perverse, tous ces hommes en même temps ? Et c'était un viol, en plus ? Ah, non, elle n'était pas toute seule, J. était avec elle...

J. n'existe pas. Damien non plus. Et je n'ai qu'à crever, comme ça, il n'y aura plus jamais de mensonges. Qu'est-ce que j'ai inventé ? Je ne sais plus - et toi, J. ? J. est toujours là quand je ne me souviens plus de la réalité. Elle me donne les mots. Souffleuse, ce serait presque de la triche. Ou une pièce de théâtre. Et Albert, qui m'arrête dans les Halles pour me demander si je suis comédienne, parce que j'ai quelque chose... - ce ne serait pas le crayon noir, desfois ? L'excédent de maquillage ? Je ne serais pas prostituée, non plus, desfois ? - Je me sens mal. Vraiment mal. Mal à mentir, à me taire, m'inventer, me partager - pas entre deux, mais entre moi - parce qu'écarter les jambes, ça va, ça vient, ça passe. Ca me passe. Je ner sais plus comment m'exorciser. Je suis une démone. Et ce quelque chose, si ça n'était pas non plus mon troisième oeil,
hein , J-P ? Rien qu'un infidèle qui ne sait pas se servir de ma langue, et qui prétend que j'ai une profonde énergie en moi. Quelque chose. Un troisième oeil naissant - et mes seins, il y en a toujours deux ? Parce que pour le moment, c'est la seule chose que tu aies pû me prouver - si peu... 

Desillusion. Je ne suis une fille faîte pour personne, et pourtant... Si concilliante, j'étais promise à n'importe qui, n'importe quoi, et les dossiers des écoles, une véritable joie à remplir... J. n'existait pas encore. J. n'existe pas. N'a jamais existé. Mais qu'est-ce que je ferais, moi, hein, si elle n'existait plus ? Je ne sais pas comment me comporter, moi, quand on me viol.
Et mes bras, bâlant, j'en fais quoi ? Et mes cris ? Ne va-t-il pas me prendre pour une fille facile ?

Je m'en fous, de ce qu'ils pensent. Il n'y a qu'Elle. You are my Only One. Envie de T'embrasser.
Démone.
Rien ne me laisse indifférente.
Et ça me tue, m'insulte, me choque, me surpend, ma fait plaisir, me provoque ou me laisse rire...

    Et je suis dans la merde, et je vous enmerde. Bien sûr que je suis pitoyable. Bien trop amoureuse pour être cool. Et dire que tout ce que j'avais demandé, c'était la maigreur.


Mon portable vibre encore. Et si je devais y répondre ? vraiment N'IMPORTE QUOI. Les obligations, c'est comme les fées, ça n'existe pas...


 

 

 

par Emmanorexie
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