Je ne parlerai pas d'un corps de
rève. ?
J., Il lui suffit d'une matière à rève. J. ne veux reconaître là ni les cauchemards, ni le sommeil, ni les comprimés (et que J. en crève ! Ces sourirs [ =) ], qu'elle pince entre ses lèvres charnues, plissées, abîmées, tandis que les autres lui tournent les joues, et par milliers,
et des bisous, et des baisers, depuis qu'elle est née. J. est née pour être aimée.
J. tire la langue au monde entier, han !
Ces motifs qui lui colorent la bouche. regardez-tous. J. a un cadrillage sur la langue - un cadrillage ? Mais non, bande d'idiot. C'est parce que J., vous voyez, elle
a un grillage dans la bouche. C'est parce que J. a peur, c'est tout. Que les morceaux qu'elle gerbe se coincent dans la bonde de sa douche.
J. pense t-elle qu'à avaler du barbelé, les choses vont s'arranger ? J., n'est-elle pas un peu naïve
? - et quand on lui dit, elle tire la langue, une latte, une maladie, une musique, un coup et elle ingère une nouvelle part d'hipocrysie. Tiens, ce
n'est plus du cadrillage. C'est un reflet, dans un bouche. Un miroire, quelques litres de liquide, ou un bijou, parce qu'à J., on lui avait dit que
les pierreries qui tuyautaient la langue, c'était bon pour le rève ? L'esprit s'échappe par le trou de la langue - et on perd du poids, en se
perçant le corps -
et on ne se rend pas compte du goûts, lorsqu'on fait des cochonneries aux gens.
Quelle excuse, pour leur faire mal, à coup de croc ! Apprendre à rêver avec leur pénis en bouche ; un véritable rêve, et
lorsqu'on attend l'élévation, il y en aurait encore plus d'un pour s'attribuer la réussite. Non, ce n'est pas ton engin, qui était bandant. C'était le reflet de mon âme dans le bijou de
langue, qui m'a toute retournée - et à gerber, toute bouleversée, je me suis plûe à dégueuler. J. s'aime
quand elle vomit.
J. n'est ni une bombe, ni une poupée, J. rève à plein temps, en vend (de ces comprimés), en donne (de ce malheur), en (r)échappe et J. en tâte du bout de sa langue. C'est par là que vient le rève ; je vous le promets, J. vous le
promets.
J. lèche la poussière du bout de sa langue - quelle humilité, nez dans la poudre, sa classe, son reigne, son rève, il se
ferait presque oublier !
PANACHE, CHERS AMIS, PANACHE !
J. ampute les papillons, noie les poissons. J. attire les marins sur les rivages, préfère les garçons, a envie de tout casser. De loin, sur la terre ferme, nule besoin d'être belle. Et tuer les
héros, parce qu'eux, ils n'ont pas le droit d'aller naviguer. Comme les fourmis (sous mon taille-craillon), comme les hirondelles (coupons leurs ailes), les hommes (et mon grain de sel ? Ma folie éternelle ? Mon sadisme naturel ?) n'ont pas le droit de rèver - et
le rève de s'envoler. Redescend sur terre, petit rève. J. te coincera dans son bijou de langue, et tu
astiqueras, et tu seras astiqué.

noyer les poissons
Laissez-moi jouer la sirène. De ce genre de poules indécentes, qui rient comme les plus laides des commères d'Homère.
J., au milieu de ses délires, se demande ce qu'il y a de plus drôle que de prendre de l'aspirine par le nez, façon rail de coke, façon rève-ou-crève,
phrase à la con, idéologie adolescente et inconscience inconsistante.
J., merde, arrête de vivre ! Arrête de rire ! Ne te moque pas de ma réalité, elle se voit dans un miroire ! Et la tienne ? Ah, tu n'as pas de miroir ?
Tu es comme moi, alors. Oui, je suis E.
Vous ne me suivez pas ? J. ou E. ? Vous ne me voyez pas ? Suivez le sel, les gousses d'ails et les chaleurs qui suivent mon sillage ; suivez-la, suivez la sorcière.
Ses maledictions, ses ambulances qui vendent des maladies, ses rèves ambulants et ses déambulations dans les rues de Paris.
Attention, petit enfant, rue Miouftard, je vas te manger.
Je vous préviens, je vais vraiment me venger.
Qui
parle ?
Les schyzophrène sont fous. Mais moi, ce n'est pas pareil. J'ai des amours, et des anges, et des songes, et des rèves à revendre à qui voudra ; ça veut dire que je ne suis pas folle. Que je suis
juste un peu taciturne, un peu rêveuse. Un peu autre part. Un peu loin d'ici.
Je me sens un peu seule, et un peu vide ; vous ne vous sentez pas comme moi ?
Bien sûr, je suis en manque ;
bien sûr, besoin d'argent > mais je t'interdis de te prostituer tant que tu ne seras pas aussi belle que moi, E. Ah, J. est vraiment géniale...
Comment, alors que je suis en manque de clopes, d'alcool et de beu, puis-je logiquement me retrouver en plein rue, à longer le dallage irrégulier des trotoires d'un
village paumé en difficulté sociale - sur le modèle de ses habitants, qui ne sont pas des pirates, mais justes des jeunes sans revenus ne pouvant subvenir à leurs charges vidéoludique - ?
Et en jupe, je vous pris, disjonction des souvenirs de la réalité - c'est vrai que, on ne sait plus, on ne sait pas, comment ça fait, "comment ça fait mal" d'être violé... Rape. En jupe,
en bas, et en couleur (comme du gros) - parce que le rouge, ça va avec le blond. En Levi's, parce qu'en
bottes, c'est trop facile d'éviter les rainures des pierres, au sol, et qu'en Dr. Martens, on est trop punk pour se promener dehors. Pourquoi, alors que je ne recherche rien d'autre qu'un
semblant d'innocence et des moyens financiers pour me complaire - ni prostitution, ni trafique, pour une fois ! - pourquoi alors cet enculé m'a t-il dit bonjour ? Ca ne se fait pas. On ne dit pas
bonjour à une petite fille en jupe - on ne lui donne pas de sucette non plus, tout en lui caressant la tête. On ne lui tire pas les cheveux, vers son entrejambe. On ne sourit pas quand son chiot
grogne. On ne lui dit pas "je t'aurais bien vu à la place du
chien"
On ne sourit pas, quand un connard pareil vous murmure de telles conneries, on ne prend pas ses mains, ses pieds à son cou, pour vérifier à distance qu'aucun collier
de métal ne vous étrangle. Ca ne se fait pas.
Ca ne se fait pas. Et on a beau en rire, au téléphone, ça fait mal. Je ne suis pas un chien. Je ne suis pas une chienne.
Je suis une poupée.
J. t'enmerde.
Je suis de ce milieu qui peut répondre aux gens de la pire espèce, les plus bas.
Je suis aussi de celles, celle qui éclate ses coupes de champagnes sur la clavicule des garces plus maigres qu'elle.
Ces tourterelles qui narguent mes poules ! hahaha !
Morganorexie. Ca marche aussi avec son nom. Même mieux. Je me sens boudinée, frigide et conne. Mais j'ai de l'espoir. Han
!
Ou pas tant que ça.
je ne demande qu'à m'ouvrire les cuisses.
Vous avez bien entendu, oui.
A coup d'objets contondants pointus.
Ah, cette douleur humoristique [ ? ].
Même habituée des corps décharnés, calcinés, atrofiés ou hypergras, je ne peux que baisser les yeux.
La douleur fait baisser les yeux, les pupilles tanguent, chaloupent et chavirent dans leurs orbites humides et embuées pour fuire la laideur. Baissez les yeux,
la douleur aperçue, et observez votre coeur - manque de chance, il est bien laid, bien vide, bien périmé, sent le renfermé, se tâte flasque et ridé : vous baissez les yeux, un nombrile,
encore, mutilé, une perle blanche pailleté, comme un grelot, y est accrochée - il berce le chat plus bas encore... Vous baissez encore les yeux, et,
si vous êtes de celles qui se sont fait violer, malchance ultime, une nouvelle laideur, un noyé entre vos jambes, laid, difforme, souillé, méconnaissable, vous baissez les yeux si bas encore que
vous attrappez un vertige à tomber dans le ravin.
Il suffit d'une douleur, alors, pour tomber. C'est "pas de chance".
Oui, je parle de douleur, mais il n'y a pas de quoi s'inquiéter. Tout va bien. Il n'y a pas de mal. Rien de plus que chez le voisin, de toute manière. Non ?
Pas envie d'être consolée - ce mot rîme trop avec réconciliée, puis conciliante. Concis. Ce ne sont pas des mots pour moi. Parlez-moi plutôt de "coeur", d'"étoile", parce que ce sont
des mots longs, savants, et compliqués. Laissez-moi devenir une star d'un vieil hollywood décrépi. Laissez-moi me perdre dans la forêt, la forêt noire, m'y perdre et y mourir. Laissez-moi chanter
et danser dans un robe à volants, sous une jupe à paillettes. Laissez-moi me ridiculiser et m'humilier devant le grand public, me relever en souriant. Laissez-moi partir. Laissez-moi grandir.
Laissez-moi, merde. Laissez-moi.
Je suis tombée bien bas. J'ai des rèves dans les orteils.
Ce qu'il y a de bien avec mon corps, c'est qu'il y a matière à rêver. PAS A ESPERER.
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