Présentation

  • : Emmanorexie
  • : 25/09/2007
  • emmanorexie
  • : Emmanorexie est un lieu de compréhension, de soutien, d'horreur, aussi, parfois. Quel que soit le moyen par lequel vous soyez arrivé sur mon blog, sachez que je suis pro-ana, que je me veux anorexique, mais que je n'attends rien de votre part et que je n'aiderai personne à l'être. Je n'influencerai pas, même inintentionnellement les gens. Je ferai attention, faîtes de même, et, bonne lecture...
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Commentaires Récents

Je t'aime.

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Mercredi 26 décembre 2007

44

44, c'est son âge multiplié par 2 dans 2 ans, sa pointure de chaussures classes, sa pointure de basket + 2, les deux premiers chiffres de sa plaque d'immatriculation, le numéro de la maison du voisin qu'il aimait à provoquer par de grands cris provocateurs, quand j'étais à ses côtés, c'est l'âge de sa fiancé multiplié par 2 dans 4 ans, c'est deux fois son nombre préféré, du jour multiplié par 4 où tu m'as prise, le nombre de mensonges, lorsque tu prétendais être mineur, c'est l'âge qu'aurait ton enfant, si elle n'avait pas avorté sans te le dire, lorsqu'elle a cru deviner pour nous deux, le temps passé, multiplié par 14, je crois. C'est le nombre d'appels en absence, aujourd'hui - on appelle ça du harcèlement, non ? Une punition méritée ?


Il y a la réalité, les livres, et les rèves. L'os qui dépasse de la hanche, sur l'image...

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Un jour, j'ai vu le soleil se coucher quarante-quatre fois !
Et un peu plus tard, tu ajoutais :
Tu sais... quand on est tellement triste on aime les couchers de soleils...
- Le jour des quarante-quatre fois, tu étais donc tellement triste ?
    Mais le petit prince ne répondit pas.
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Mardi 25 décembre 2007
Tout part en papillon. ..140554071124074921.png
La bague à son doigt.    Les fines rainures des ailes enroulées du papillon s'encastrant parfaitement dans l'ossature apparente de sa première phalange. Le corps fin de l'animal, pas plus large que l'épaisseur de son doigt. L'envergure de l'insecte, pas plus grande que le pourtours de son doigts. Et les antennes qui faisaient de l'ombre à sa main toute entière... Insecte presque insignifiant. Autours de son doigts d'anorexique insignifiante. Elle est bien plus belle, bien plus douée, bien plus intéressante que moi, cette soeur à qui l'on offre des bagues papillons. 
Et mes doigts à moi.    Boudinés, ils s'enfoncent au fond de ma gorge, pour en vomir, des papillons. (
Oh, moi, si, je voulais les vomir, ces papillons, Justine !) Ils partent par morceaux, leurs ailes se découpent, se liquéfient, et me griffent la bouche et la langue en s'envolant. Je les regarde se noyer dans la cuvette. J'écoute les autres s'entechoquer dans mon estomac ; je me donne des coups pour les tuer. Leurs ailes se plantent dans mon estomac - ces papillons ne partiront-ils jamais ? Je les évacuent à coup de laxatifs... J'aimerais bien, mais non, c'est sale. J'essuie  mon index, mon majeur et monannulaire de la main droite.Jj'insiste sur l'annulaire, je prends un coin  du papier  pour  enlever les  gerbes jaunâtres sur ma bague argentée hors de prix. Je n'ai pas eu droit à une bague papillon. J'ai une grosse bague en argent moche et trop grande, pour Noël. J'ai l'air aussi grosse que ça ??

J'avale difficilement le coup des papillons.    Ils se collent dans mon milieu intérieur, m'étouffent, me tapissent d'une saleté qui lui est propre à Elle. Ils moulent mes courbes. Mes creux. Mais un creux à l'intérieur, ça fait une bosse à l'extérieur, c'est mathématique. Est-ce que ça veut dire que si je suis si grosse, c'est parce qu'en faite, je n'ai pas de coeur ? C'est probable... C'est vraiment trop triste... C'est toujours aussi triste, de se rendre compte qu'on n'a pas de coeur (qu'on est une sans-coeur, dis-moi, mon amie) ? Et ces parenthèses, servent-elles seulement à quelque chose, y a t-il une seule autre fille qui se soucie de mon sort ? Je n'ai pas de coeur...
Et pas de papillons non plus.    Nulle part. J'en voudrais pour tapisser ma chambre. Les planter d'épines, d'aiguilles, au souvenir de ces tee-shirt imprimés papillons auquels Elle a eu droit pendant des années. Les papillons sont des animaux
graciles. Moi, je suis un buffle. Même trop brutale pour du karaté, mon professeur a honte de moi, incapable de faire première. Seconde ? Ridicule ! C'est moi qu'on devrait épingler sur un mur, mais, ah, si je tenais ! Si seulement on pouvait me mettre à un mur, comme une oeuvre d'art... Je m'approche plus des charognes plantées sur un pieu, ou encore d'un Jésus (la majuscule, c'est parce qu'il s'agit d'un prénom comme un autre...). Mais moi, je suis trop lourde. Et même si on décollait les papillons qui me comblent la gorge, je serais encore trop lourde. Toujours.
Et lêcher des papillons !   
Comme Dora La Junkie !

Si je me tirais une balle dans la tête    est-ce que ces satanés papillons s'en iraient battre des ailes dans l'estomac de quelqun d'autre ? Ouvre la bouche... Fais "aaaaah"... Tu auras la chance de sentir des papillons glisser dans ta gorge. Comme un insecte qui volète dans ton intestin.
C'est à peine mieux qu'une anorexique complêtement tarée dans la tête. La présence schyzophrène continuelle de la méchante
Ana. Et Mia qui s'occupe les mains à te tordre les tripes... Ca fait beaucoup d'habitants, pour une si petite personne. - Y a t-il alors quelqun prêt à se loger dans le creux de mon coeur ? Comme une idole, comme un artefact, comme une relique, comme un petit animal de compagnie...

Parce que là, j'ai comme un papillon    à la place du coeur. Et, quand je pose ma main sur ma poitrine, je l'entends taper contre ma peau pour sortir de mon corps. Ca fait "
boum", "boum", "boum", "boum". Et jamais, jamais, ça ne s'arrête. Et parfois, ça s'emballe. Comme un grattement d'aile, des antennes qui me transpercent la peau. Ca fait très très mal... Je me sens faible... et je tombe.

Oui, je tombe. Je n'ai pas d'ailes, moi. J'aimerais bien, être un papillon...


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par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Mardi 25 décembre 2007
La désillusion est cruelle..
Menel, les hébergeurs sont décidemment des connards.

Mais, heureusement, malgré tout, ton blog, si éphémère soit-il, a été profitable à de nombreuses personnes, moi y-compris. Depuis tes débuts, quelle qu'est été l'opinion des autres, j'ai adoré te lire, suivre ton parcours, ton évolution, et le fils de tes pensées.
Partager ta vie, tes réflexions, tes opinions, à toi. Je ne pense pas que tu devais arrêter... Je ne veux pas perdre un moyen aussi matériel de faire parti de ta vie... Je ne veux pas te perdre, chère Menel. Tu sais combien je t'estime, combien je tiens à toi, combien je t'aime.
Ne me laisse pas pour toute présence, qu'une silhouette fine et bronzée dans une robe blanche, et une adresse msn. Tu es bien plus que ça, Menel... Tu en déceverais plus d'une, si tu n'ouvrais pas un autre blog. Tu perdrais plus d'une admiratrice. Je t'accorde que je ne serais pas de celle-là - ne t'ais-je pas promis de t'être fidèle jusqu'au bout ? Jusqu'à ce que tu guérisses... Puisque, et tu es la seule à avoir réussi à me le faire comprendre, la seule, la première, l'unique, la guérison est la seule fin possible offerte.

Si tu ouvres un autre blog, s'il te plait, surtout, ne manque pas de m'en donner l'adresse. Je ne veux pas perdre une chance comme celle-ci, alors que j'ai déjà tellement de chance de te connaître. Tu es une fille merveilleuse. Tu es la fille merveilleuse que je connais, plus qu'une inconnue que je me contenterais de lire. Je t'aime. Et si tu arrêtes, promets moi seulement, alors, et alors que tu n'interromperais pas tes visites, pour me donner quelques nouvelles, de guérire, de réussir tes études si difficile, et de te rendre heureuse ;

ou de trouver de nouvelles personnes qui te rendront heureuse.
Sois heureuse

Il n'empêche, que c'est une cruelle désillusion : les hébergeurs sont vraiment des connards ignorants, sans aucun discernement, sens de réalité, humanité ni ouvertue d'esprit !.




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par Emmanorexie publié dans : lettres
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Mardi 25 décembre 2007
Pour Noël, j'ai reçu Le Petit Prince, d'Antoine de Saint-Exupery.
[Un premier pas vers mon corps d'enfant...]

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    [Courir vers l'enfance. Ce sera tout. Puis plus rien...]

On va y aller progressivement. Tout doucement. Avec une
poésie indéniable, sur le chant des touches qui tombent et succombent sous mes doigts.

    [Petits bruit de pas enchaînés sur le sol. Tapotis. Glissement. Puis plus rien...]

"t'es dégueulasse". Je sais maman. Mais tu es
trop vieille pour me comprendre...  "Des affaires sérieuses m'attendent, moi. Je suis occupée." Je peux te provoquer comme je veux. Tu n'as pas le temps de me répondre.

    [Courir jour et nuit, sans s'arrêter, à travers le désert de la faim. Du vent, du sable, un corps qui      
    redevient poussière? Puis plus rien...]

Et toutes tes questions... attends que je réapprenne à être enfant.
"Même pas foutue de me dessiner une carte pour noël". Je sais maman. Mais tu es trop vieille, tellement vieille que tu as oublié que
mon dernier dessin, quand il a gagné le concours, tu m'as dit que tu ne voyais sincèrement pas ce que les juges lui avaient trouvé - Tes affaires sérieuses, pour le coup, maman, tu aurais pu te les garder pour toi -, et tellement vieille, que tu ne comprends plus que ma carrière d'artiste, tu l'as gobée d'un coup. Mais, j'attends que tu le comprennes en laissant traîner quelques ancien dessins, parce que, maman, "on ne sait jamais"... J'attends de redevenir enfant.

    [Courir, et voir sa silhouette s'effriter sur les obstacles. Un bout de bras, un bout de chaire. Puis plus         rien...]

Ca ne va pas tarder. Je me tue sur un
dernier adieu à ma vie d'adieu. Lentement, avec une poésie certaine. Un adieu chiffré, pour marquer une dernière fois le coup. Les chiffres qui descendent... âge, poids, taille - oui, mon dos se voute. Je ne parais pas mon âge ?
Ce serait tellement jouissif, de me l'entendre dire... "tu parais tellement plus jeune". Ah ? C'est vrai que d'habitude, on me prendre pour une majeur, on me prend pour une prostituée, avec mes hanches d'italienne. Mes bras graisseux dans lesquels on voudrait se blotir.

    [Courir, sans s'arrêter, regarder défiler les cons, les putes, les amis et les autres. Puis plus rien.]

Anorexie, mais où es-tu repartie ?

    [Courir à sa poursuite. Je ne suis rien sans elle.]


C'est une parenthèse à prendre en compte...
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Samedi 22 décembre 2007
" Désolée, mais les armes qui ne tuent pas, ça n'existe pas.  "




Juste tuer les gens
sans aucun regrêts,
sans aucune honte,
sans aucune culpabilité,
sans aucun honneur,
sans aucun amour-propre,
sans aucune conscience,
sans aucune morale,
sans RIEN DU TOUT.

Juste tuer les gens,
et se sentire vivant.




Je suis une arme de suicide vraiment perfectionnée.
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Jeudi 20 décembre 2007
Dépressions phobiques. Insomnies chroniques. Malheur sur l'oreiller, plume sur les draps, mêches de cheveux prises dans la couette. Fémur coincé sous mes hanches, cubitus pris dans mes côtes. Orbite vide - d'avantage de place pour les pensées tourmentées - tournée vers une porte fermée. Main cadavérique accrochée à la poignée.  Os coincé dans la serrure. La porte s'ouvre... Derrière, je ne sais pas, j'ai peur. L'ampoule clignote, faiblit, s'éteint. Je suis dans le noir. Mes os sont fluorescents, je n'y fais pas attention, l'anorexie est bien le dernier de mes soucis. Je ne vois rien. J'ai des images plein la tête. Je sens comme un trop-plein...

Que j'oublie tout. Il le faut. Parce que me mettre à nue ne suffit plus, personne n'est foutu de me débarasser des ordures qui me maculent. Je suis sale, et vous m'aimez. Vous croyez que ça m'aide ? Non, ça ne m'aide pas... Alors, pour la première fois, je vous le demande, haïssez-moi.


Mes orbites sont vides, je suis dans le noir, mais, au moins, mon corps accueille toute la tourmente d'un esprit torturé. Elle me sort par les orbites, la tourmente. Et bientôt, elle s'échappera par vagues d'écumes et par ma bouche, emportant mes sinistres lèvres d'anorexiée névrosée dans un noir sanglot. - restera un trou. Un putain de petit trou.
Ca ne s'arrête pas, jamais. D'abord moi, puis le vide, puis moi, puis le vide, mon pied, osseux, puis le vide, puis moi, puis le vide, puis un pas, puis le vide, puis moi, moi, moi... C'est rien. Un trou. Rien qu'un putain de trou.


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Et me tirer une balle dans la tête, un joli petit trou. Je suis lassée d'attendre mon corps, qui ne se creuse pas. J'en ai assez de me remplir de déchet. Vide ou mal remplis ? Je déborde de pourriture... s'en est trop... Il faut que je refuse. Que j'arrête de penser à tout ça. Que je tue les monstres dans ma tête. Que je ferme la porte. Dans un grincement sinistre... Sinistre, oui. Les choses auquelles je pense, cachées derrière un rideau rouge, ne sont pas moins que ça. Je ne les supporte pas, je suis une moins que rien. Ces choses...

Pogrom de la nuit de cristal. Ca sonne romantique et poétique, une pétale de rose, un bijou hors de prix, une demande énamourée, un couple chaviré, un avenir heureux. Massacre, tuerie, sang, giclées d'émoglobine, sang sur les mur, sang sur les corps, sang sur les mains d'hommes humains sans scrupules, manipulés, manipûlant, sang calciné, sur des corps calcinés, sang sur le sol, les tapisseries. Brûlures, rien ne reste, tout part en flamme et en fumée ; s'échappe vers les nuages, s'envole au côté des âmes vers le paradis.
Le reste s'insinue dans les poumons de survivants écoeurés, pourris, contaminés, anorexiés par l'incendie. Pogrom, pogrom, pogrom, la poésie sanglante, la pièce macabre.


Sobibor, corps décharnés, pièces de chaires arrachées. Coeur en lambeaux, en miette, en petit tas, à qui le prend ; rapaces opportunistes, prisonniers, emprisonnés, gardes, gardés, au garde-à-vous devant la mort. Casquette cachant leurs orbites vides à eux. Massacres, sang, copains sanguinaires. Massacres à plusieurs, jeux avec les enfants. Qui fera le juif ? Qui fera le nazi ? Heil ! C'est moi, je tue, je mitraille, je poignarde, et je fais péter les conventions à coup d'obus. Pour le changement, pour la gloire, pour la race, tuons nos semblables, tuons les humains, saleté d'européen, d'asiatiques, d'africains, d'américains ou de bolchéviques. Rien ne vaut la race, pas même la plaisir ressenti lors des massacre. Pas même le dégoût de soi-même. Dégoûtant, corps mis-à-nu, et sous ses boutons en matière humaine, il n'y a qu'un corps humain qui souffre, habité par le démon nazi. La passion du diktat, le masochisme ultime. Je souffre, j'ai mal, je tue, je suis tué ; mort en masochiste, mort pour la patrie, mort pour le Führer, mort parmis tant d'autre. Sobibor, on t'adore, Sobibor, ya pas plus fort, Sobibor, jusqu'à la mort ! Oui, oui, oui, et on creuse, et on brûle, et le feu ravage tout, les rideaux brûlent, la scêne crâme. Les pantins finissent calcinés, les marionnetistes s'enfuient.


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On les retrouvent en ville, à mattraquer dans les ruelles les juifs qui osent sortir de jour - ou ceux qui commettent l'erreur de sortir de nuit. Juifs, malades mentaux, malformés, tous boucs-émissaires. Quelle différence ? Quelles différences ? Bras en plus, ématômes au visage, personne de plus dans la tête, bras cassé, homosexuel, oeil au beurre noir, et tout tourne, la moyonnaise prend, le chef d'oeuvre est exposé : le monde n'est qu'une grande toile déchirée par la fureur, la folie furieuse d'homme plus fous que les executés. Par des hommes guidés par une masse de foliots endiablés. Tous persécutés, tous victimes du dictat. Tous acteurs d'une immense comédie... On ne ressort pas indemne de ce jeux, comme les enfants de Sobibor. Lynchages, coup de pierre, coup de pied, ça fend le coeur, et le corps s'en va... Tombe à terre, roule, dans un trou. On finit tous dans un trou, le visage arraché à coup de ciseaux, à la peau découpée à coup de couteau. On fait du savon, on extermine. Vermine. Au trou.

Saleté de fascites, pauvreté du peuple, manger des rats, manger de la terre, finir par y habiter, et être rongeur parmis tant d'autres. Canines à la longueur exacerbée, croquer les cadavres, croque-mort, jeter les autres en pature à d'autres, jeter tous ces corps au cimetière. Au final, on crève tous. C'est ce qu'il est inscrit. Doux synopsis d'un film qui passe en boucle derrière cette putain de porte... Putain de saletés de fascistes. Qu'ils meurent tous ;


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Qu'on décide de ceux qui sont mals, de ceux qui sont bien, des fondamentaux de la bonté. Tuer les mauvais, extermation, vermine, extermine, domine, pratique affreusement cruelle, et cruauté sans pareille. Camps d'extermination, Sobibor, ouverture nouvelle, le rideau se lèvre, le film recommence... Ca ne suffit pas, ça ne se finit pas, ça n'a jamais de fin... L'horreur est universellement éternelle. L'horreur est humaine. L'horreur est énorme. Trop plein... Elle s'insinue dans mon corps.

J'en rève la nuit. Coup de feux, obus tombant par rangées sur une terre déjà dévastée. Couche de cadavres. Cadavres à profusion, sang à la demande, et obus tombant du ciel... Ou est l'intervention divine ? La terre est projetée partout, elle m'enlise, m'enterre, me remplit. Trop plein...

L'horreur s'insinue dans mon corps tout entier. Il n'y a plus rien à faire, rien que de devenir, moi aussi, l'un de ces pantins destiné à tuer d'autre gens ; puis, peut-être, le marionnestiste. Et tuer des gens. Puis enfin crever. On crèvera tous. Nous ne somme que des poupées fourrées de terre brune... Nos poumons sentent la fumée. Nous brûlons tous, incinérés. Four crématoires. Je veux être incinérée par solicitude ? Enterrée pour être comme tout les autres. Pour céder à la facilité. Moi aussi je ne suis qu'une poupée fourrée de terre, et j'hinnale à longueur de journée de la fumée. J'aimerais varier un peu, pour une fois. Devenir une poupée fourrée de fumée, n'être qu'un fin voile, me nourrire de cigarette, et respirer de la terre, sniffer de la cocaïne toute la journée.

Je serais pleine. Sauf que, moi
Mon coeur sent le renfermé.

Tous les soirs, à pleurer sur mon oreiller, à me regarder dans la glace, à me demander pourquoi je vis obèse alors que d'autres utilisent leur terre pour être enterré vivant. S'exploser les entraille. Je me demande pourquoi je vis, alors que d'autre utilise la fumée pour s'asphyxier. S'exploser la tronche. Stone tous les matins. Bonjour, bonsoir. Je m'en vais pleurer. Et au petit matin, lorsque mes larmes auront imbibé mon corps d'une boue tiédasse marron dégueulasse, je regarderai mes cheveux tomber, mes plume s'envoler, en me demandant, putain de dieu, mais qu'est-ce que je fous là ?


par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Jeudi 20 décembre 2007
La nuit dernière, bercée par les flux et reflux des trains sur les railles, les suicides sur les voies, les octaves monotones d'une voix féminine annonçant avec peu de conviction l'entrée en gare du train en direction de Saverne, des giclées d'émoglobines plein les yeux, des atrôcités plein les oreilles, des anagrammes de villes plein la tête (alsace, salace...), des grains de sable sous les cuisses, je n'ai pas pu dormir plus d'une heure. Il y avait des ombres sur mon mur. Ca recommence, mais je ne veux pas être obligée de prendre des somnifères ; alors je pense que quand ma mère blonde et gentille viendra me les proposer, au bout de quelques mois de veillées abusives me poussant au bord de la neurasténie, avec le même sourire que celui dela jeune femme hibernant sur le paquet, je la refuserai avec le sourire. Oui, j'ai finalement compris que tout ne part pas dans les W.C. en tirant la chasse d'eau - c'est à n'y rien comprendre. Et toute divertissante que soit la fonte de l'enveloppe sucrée au contact d'une eau assez désinfectée pour qu'une gorgée se solde d'un verdict évident : suicide au canard W.C., j'ai préféré l'utile à l'agréable. Les pastilles blanches qui flottent à la surface, ça me déconcentre, au dessus de la lunette. Je n'arrive plus à vomir.

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Et puis, les médicaments, ça n'est fait que pour être sucé en heure de permanence, au côté d'une amie anorexique ; ouvrire la bouche faire "aaaaaah... bominable, je suis !" pour qu'elle nous confirme que notre spasfond rose, sur notre langue non moins immonde, a perdu toute sa couleur. L'embrasser avec sa langue toute aussi rose pour échanger de spasfond comme on le ferait de smarties - ou pas. Cracher son spasfond derrière le radiateur.

La nuit dernière, occupée à laisser mon portable vibre à mes côté, toute abandonnée que j'étais aux vibrations d'une basse magnifiquement employée à une anarchie musicale, je n'ai pas vraiment dormi. Toute inquiétée que j'étais par les silences ; j'en comptais les secondes, 1, 2, 3, éviscerons nous dans la joie pour ne plus avoir à nous ronger les sang au sujet d'une déïté rousse-anorexique. Je répondais sans vraiment de convictions à divers messages amicaux. En laissait vibrer d'autres. Et au final, finissait par prendre une photo de moi, assise sur ma couette recouverte de plumes, au milieu d'un lit défait, adossée au mur jouxtant ma zone de sommeille. Assise. Genoux sérrés, chevilles aux antypodes. En chemise de nuit snoopy. Sans sous-vêtements. Et le plus drôle était que, alors que je me regardais dans le miroire, admirant ma nudité, ma sensualité, ma persversion avec un dégoût incomparable, la seule zone floue restait mon visage. Le miroire, parfaitement lisse et propre, était recouvert de traces grasses au niveau de ma tête toute entière. Ha ha. Quel étrange hasard...

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Une tâche grisatre, floue, irrégulière. Une masse de cheveux sauvage, décoiffée, à peine mouillée encore, d'une teinte blonde foncée. Chatain, tombant en cascade sur des épaules larges. Calvicules non-apparentes. Poitrine trop petite pour un corps trop gras. Côtes flottant dans ma chemise de nuit brune. Snoopy. Fessiers féminins. Hanches féminines. Bassin féminin. Anatomie féminine. Entrejambe... Et les jambes, soudées, décollées, soudées. Harmonie des textures, des couleurs. Pointes de marrons, encore, sur mes jambes blanchâtres.

Pourriture. Et, pour combler le tout, je photo du reflet prise, portable devant la tête. Envoyée à un ami. Il a su me dire, ce soir là, que j'allais mal. C'est bien pratique ; parce que je ne sais plus comment pleurer. J'aurais été bien incapable de le lui faire comprendre, que j'allais mal.

Pas besoin d'être anorexique pour aller mal, mais... Je vais trop mal, maintenant.
J'ai aujourd'hui besoin de redevenir anorexique.

J'ai eu le déclic. Merci à Pauline...
Merci à Ménel d'être revenue sur mon blog.
Merci à Juliette, d'avoir recommencé à écrire.
Merci à Justine, d'être heureuse. C'est tellement encourageant.
Merci à Rémy, qui semble être assez captivé par la vie pour ne plus écrire.
Merci à mes meilleures amies qui se tapent mon copain, et pas que séparément.
Merci aux nouveaux copains fidèles.

Et envérité, pour les seuls qui comptent...

Merci à Noémi.Rien qu'à moi.

par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Mercredi 19 décembre 2007


MOI NON PLUS, J'AIME PAS LE ROSE...
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Mardi 18 décembre 2007
Merci aux petites filles blondes qui gardent patiemment sur elles la boucle d'oreille d'une jeune adolescente surprise en train de faire des cochonneries à son père, avec l'espoir de la lui rendre, s'amusant à faire miroiter les reflets cuivrés de leurs plumes,  jusqu'au jour où elles la lui rendent, pour son plus gand bonheur.

Même si elles font de très mauvaises messagères.
Je promets de ne plus jamais faire de cochonneries à son père.

Alors, s'il vous plait, est-ce que j'ai le droit d'oublier ? C'est trop lourd... Pensine...





Une aile d'ange, un
sourire cajoleur en remerciement, un regard empreint de gratitude, une petite larme, un rire bref, des atrôcités plein les yeux. PLEIN LA TÊTE. Mais qu'est-ce que je fais là ? A m'amuser avec Mathilda, à partager ses astuces pour gagner aux consoles de chez mac do - sonic, petshop, je suis déshabituée des jeux de fast food, c'est ma seule excuse, ma seule fierté aussi... Qu'est-ce que je fais ? Je la remercie ? Je lui SOURIS ?

Je ne peux tout de même pas ouvrire la bouche ! Je ne peux tout de même pas parler ! Ma parole n'a plus aucune valeur. Je ne peux tout de même pas découvrire mes dents !  Elles ont effleurer trop de choses pour que je ne me le permette. Et si je lui tirais la langue ?
Je suis immonde. Ma perversion est pire encore que celle d'un
pédophile.

SAUF QUE JE SUIS LA SEULE, C'EST MOI QUI ME FAIT AIMER D'HOMMES VIEUX COMME MON PAPA.

Mais, comprenez,
cette aile d'ange
, dans ma main, elle me met des images dans la TÊTE. Anniversaire de meilleure amie, part de gateau vomie aux toilettes. Porte sans clef fermée d'un mouvement expert du pied. Passage en force de l'autre côté, rire aux éclats, chasse d'eau, et pour les souillures, tout sur le pull. Musique, musique pourrie, alcool.  S'amuser à espionner les voisins, une clope à la main, alors qu'on ne fume pas ; apprendre qu'on  risque de les surprendre en pleine masturbation ; et s'y essayer. Ne nous autoriser, nous, comme seule gâterie, après une mêlée perverse devant la petite fenêtre ouverte, qu'une autre bière. Vider sa bière. Ouvrire en rat les bouteilles de vodka, en verser dans sa bouteille vide. Mettre du jus d'orange. Ca passe mieux.  Etre une grosse alcoolique. Danser. Comme une prostituée, toute seule, moi et ma bouteille. Les yeux fermés, la bouche ouverte, les oreilles pleines. Du bruit. Regarder tout autours. Mon copain avec ma meilleure amie. Caresses, danses lancinantes. Tellement excitant. Ca va se finir en plan à trois. Tellement excitant, elle est aussi anorexique. Elle est superbe, aussi maigre que je suis grosse. Beaucoup.  15 kilos en dessous de la moyenne, et un sourire ravageur. Ouvre la bouche. Goulot de bouteille, baiser pour elle. C'est froid, c'est chaud ; et moi ? Et ce putain de plan à trois ? Aller patienter ailleurs. Chez des hommes plus compatissants. Ils fument leurs joints un peu plus loin, complêtements  shootés. Plus rien à tirer d'eux ; si je feins d'être shootée aussi, alors que personne ne m'a vu fumer, je vais passer pour une mongole. Et puis, je tiens tout ça aussi bien que l'alcool. Ce sont des addictions pathétiques, mais comment oser s'adonner à pire ? 

" Then I really don't care anymore
Ah, when the heroin is in my blood
And that blood is in my head."

Finir toute seule.
Abandonnée. Délaissée. S'illusionner quelques instants de plus, à se dire que tout le monde me regarde. Je suis admirée. Je n'ai même pas besoin de soulever mes paupières pour le savoir. Et si je les ouvre, je suis certaine que les mains de mon amour, posées sur les fines cuisses de ma meilleure amie, se tendront vers moi pour m'ammener à ses bras. Pas d'inquiétude ; et si j'ouvre la bouche, est-ce qu'il y collera ses lèvres ?


Préférence pour la fuite, toujours. Addiction à l'alcool. Faim. Réunion dans la cuisine, avec les autres délaissés de la bande. On mange du nutella. Je ronge mon freins, je me ronge les sangs, les ongles ; je grignotte. On tergiverse et on papote : je dois manger ! Rien qu'une tartine de pain de mie avec du Nutella ! On m'apprécie pour mes questions tordues posées à l'ancienne. Mon amour arrive. Il demande "t'as déjà eu un grand problème". Tellement con et égoïste. S'il ne me prend pas dans ses bras très vite, je vais le plaquer, et il ne trouvera plus jamais personne, je pense.
Je masse brievement ses
épaules d'athlètes qui font fureur. il se dégage, avec ce sourire qui fait sa renommée. Je suis seule, il repart avec ma meilleure amie. "Ma meilleur", il l'appelle, comme moi. Son meilleur coup aussi. Encore une bouteille de vodka. Sans orange ; je suis une sale alcoolo. Si déjà je ne peux pas faire envie, autant faire pitié.

Comme hell, finir la tronche plaquée contre le carrelage lustré de la salle de bain, baignant dans la sueur, à demi-morte, et, à demi-mot, baignée, nettoyée couchée par son amour.


Mon amour
se casse avec notre commune meilleur. J'entends leurs cris de jouissance jusqu'ici. Succession de pauvres miséreux me prenant en pitié "t'es au courant ?" "fais quelque chose !".
Donnez-moi à boire. DONNEZ-MOI A MANGER !!

Pas envie de conflits. Envie d'amour et de sexe. j'asphyxie dans la fumée environnante ; trop de cigarette. J'aime cette ambiance. Ces lambeaux de chair que je sens presque tomber dans ma gorge. Cette sen
teur épicée  dissimulée derrière le parfum charbonneux de la fumée. Le pied du père à ma meilleure contre le mien. Je lui propose de m'allonger sur ses genoux. Une fois reliés, à nous deux, on fait 52 ans. 52 ANS DE POURRITURE ! Je suis une enfant. Une bosse soutient mon cou fragile. "dis, tu bandes ?". Pas de réponse. Je m'en fou. Je me laisse caresser les cheveux, je suis bourrée de toute façon. J'exerce un mouvement de va et vient avec ma nuque, au rythme des cris qui résonnent au loin. Ah, mon amour jouit ; je l'ai déjà entendu. Elle non plus, ne tarde pas. De telles atrôcités... Une pétasse s'invite parmis eux. Elle se fait dévirginiser ce soir là, sur un matelas miteux, sous une couverture traitée contre les acariens, avec la meilleure du mec d'un côté, et sa copine de l'autre côté du mur. Sans même réussir à l'exciter, mon amour.


Pas envie de conflits. Je divertis la petite Mathilda à coup de pipes à son père. Je m'enfuis au petit matin, abandonnant une aile d'ange dans la braguette du papa de 38 ans. J'ai perdu un peu de ma pureté, ce soir là. Un peu de mes privilèges. Un peu de ma confiance. J'ai perdu toute ma foi.

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Plus de confiance, ni en les hommes, ni en elles, ni en moi, ni en dieu.





Et tout ça pour Anne... Il faut vraiment que je t'envois un message... Pourquoi est-ce que je n'y arrive pas ? Pourquoi est-ce que je suis dans l'incapacité d'envoyer un sms que je rédige depuis des jours ?! Pourquoi je n'y arrive pas... Apprends-moi... reprends-moi...
Pardon. Et je fonds en larme.

Tu es bien mieux qu'une petite blonde - en plus, tu es rousse.
Alors je te promets l'abstinence.
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Lundi 17 décembre 2007

J'ai vraiment beaucoup de chance.

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J'en ai toujours eu, à vrai dire ; mais il a fallu attendre que je me lève un matin en voyant une naine m'offrire un demi verre de jus-d'orange, les dents pleines de pulpes, une tartine de nutella, la bouche barbouillée de chocolat pour que je m'en rende compte.

J'ai la chance d'avoir une maman prête à cuisiner les meilleurs plats du monde. Je suis accueuillie tous les midis par un filet  de saveurs et de senteurs épicées sans égales ; je suis reçue tous les soirs par le son clinquant de cliquetis métalliques, attirée par une étincelle de lumière éblouissante en provenance de louches, de fourchettes ou de cuillères.

A 10 heures, j'ai la chance de voir la silhouette amusée d'un jeune frère se profiler à mes côté, ravi de m'offrire un petit pain mordoré. Il hoche la tête parce qu'il s'est dépêché de sortir de sa classe pour l'acheter avant l'écoulement des stocs, se frayant un chemin à travers la mêlée pour obtenir une viennoiserie chaude, non sans fierté ni vanité ; comment apréhender l'humilité quand on est sorti victorieux du combat, la tête d'un croissant aux amandes entre les mains ?

Quand, la nuit, je descends silencieusement à la cuisine, j'ai la chance de pouvoir partager quelques carreaux de chocolats avec un papa qui s'amuse de ce secrêt partagé, et qui rigole dans sa barbe quand, le lendemain matin, pour l'heure du petit déjeuner, ma maman peste contre les lutins qui lui dérobent son chocolat. J'ai la chance d'avoir une maman qui plaisante du haut de ses 50 kilogrammes d'humour amer : "si ils daignaient au moins emporter un peu de celui que j'ai sur les cuisses, je leur laisserai mon chocolat !"

[Puis elle jette un coup d'oeil critique sur mes hanches. Elle a envie de les pincer jusqu'à ce que j'en ai mal, j'en suis certaine.]

J'ai la chance d'avoir une soeur qui me propose un bout de pain, quand, à table, elle voit que je rechigne à manger ma soupe. J'ai de la chance quand elle me propose de donner la croute au chien, parce qu'étrangement, je ne touche pas au crouton.

Oh, oui, j'ai une telle chance ! Votre gentillesse me dégoûte ; j'en viens à croire que la nourriture est une plus grande obsession pour vous que pour moi. Vos intentions me laissent froide. Je suis une froidasse ;
une jeune fille totalement irecevable, absolument provoquante.

Une dépravée mentale.

Et je n'éprouve aucun sentiment.

Une sale froidasse.

Tout cela me laisse de glace. Vous ne me gâverez pas, ne rêvez pas. C'est tout réfléchi, tout décidé. Vous et la nourriture, vous êtes pareils. Des hyppocrites trop faibles et trop gentils.
Trop niais. Si vous restez sous mon nez, je vais vous dévorer.
Vous planter la fourchette dans le corps, vous découper au couteau...

Je suis boulimique après tout. Attention. Ne vous approchez-pas. De toute façon, une fille chanceuse comme moi, ça ne sucite que haine et jalousie, au point qu'on me reproche mon poids.

Après tout, une fille chanceuse comme moi,
ça ne devrait même pas exister.



par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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