Vendredi 30 novembre 2007
To Anne.
MERDE ! Que faire ? Comment ça que faire ? Comment oses-tu seulement te poser cette question alors que la seule chose importante est d'exister sans compromis possible ? Sans contrepartie promise ?
C'est une grande pièce qui ne doit jamais s'achever. N'étais-ce pas comme une promesse ? Comme un pacte ? Si ça ne l'était pas, cette grotesque mascarade m'a poussé à adresser plus souvent mes
lettre à "Anne" qu'à "Ana". Si ça ne l'était pas, cette cruelle désillusion va me pousser à mourir. A ne plus m'importer de la boulimie, qui, selon les dire d'autres, est préférable à l'anorexie.
Me rend plus désirable, plus grosse, meilleure. Délectable... Je veux que tu m'aimes. Je veux que tu m'aimes encore. Je veux t'aimer, je veux sentir ta présence sur les pages de ton blog, me
réjouir de retrouver cette page rouge sang comme je souhaiterais caresser tes cheveux roux. Si ça n'était pas un accord tacite, alors je crois qu'il vaut mieux écouter un peu de musique - pourquoi
pas les sex pistols, ou le velvet underground, varions un peu, cherchons un peu d'amour, de réconfort, un peu de toi dans la une drogue qui porterait presque ton nom. Pleurons sur une musique que
tu as citée, avec la satisfaction désolante de laisser sur ses joues des traces noirâtres que tu aurais affecté de qualifier de "vampiresses". A travers mon teint pâle.
Tu n'as pas le droit de m'abandonner. Alors que mon piercing au nombril te garantis l'exclusivité de tes baisers. Et à bien d'autres endroits encore. Alors que je ne sais pas qui est le pédophile
qui va t'accueuillir Comment te retenir ? Je ne te demande pas quoi faire, tes propres hésitations me font bien trop souffrir.
Je vomis des papillons. Je te promets un chatoiement de couleurs dans ta vie. A la manière de Dora la junkie.
Je ne te demande qu'une dernière visite. Approche toi juste assez que je te capture comme une phalène. Tu apprendras comment je brilles, comme je t'aime, comment je te veux. Je t'apprendrais à être
sage.
Approche toi juste une dernière fois... Je t'en supplie, à genoux, nue, comme jamais je ne me suis livrée à une femme.
Approche toi juste une dernière fois. Regarde moi ! Regarde ! Tu vois les marques sur mes avant-bras ? Tu vois le désespoir qui brille sous mon mascara ? Tu vois ces lèvres déchiquetées par des
baisers volés ? Tu vois mon corps baladé par les aléas de la boulimie ? Tu devines mon anorexie aux hématomes et griffures sur ma main droite ? Eh bien c'est moi. Regarde mieux encore, et peut-être
que tu tomberas amoureuse de moi. Quelques secondes encore.
Regrettes-tu de me connaitre ? Suis-je si laide, vraiment ? Me hais-tu à ce point ?
A quel point souhaites-tu vivre ?
Je te pose cette question par pure égoïsme, car sans toi, je meurs. Je te mets avant Rémy. Je te décerne un putain d'article. J'use ton blog, et j'use mes yeux. J'anorexie.
Ne t'avais-je pas dit, que si je commençais à t'aimer, que si tu prétendais ne serait-ce qu'une fois de plus m'accorder ton affection, je risquais de te dévorer ? De te demander de mourir pour moi
? Je suis monstrueuse.
Et pourtant, je t'aime. Plus que mon violeur, plus que ma mère, plus que le corps de cet homme, plus que mes amies qui sont là(-bas) pour moi alors que je suis ici. Je t'aime plus qu'Igor. Je
t'aime anorexique, je t'aime sans, je t'aime seule, je t'aime accompagnée, je t'aime dépressive, je t'aime à jeun, je t'aime clean - ou pas... Quelle importance ? Je n'ai besoin que de ta
présence.
Je n'ai besoin que de te savoir ici une dernière fois pour m'aimer.
Anne, Anne, Anne, Anne, ANNE !
Je vous aime, divines multitudes. Sans peur, sans regrêts, sans pitié, je t'aime avec et d'amour.
Je te veux. Je veux ta voix, te l'ais-je déjà dit ? Je veux me damner au son de tes paroles.
06.xx.xx.xx.xx
Xxxxxxxx@hotmail.fr
Tu peux habiter mon corps, si tu veux. Y fuir le monde entier. Tu peux me dévorer de l'intérieur, ça n'a aucune importance. Je ne veux que te savoir le plus proche de moi possible.
JE T'AIME - je te vois t'éloigner.
reviens-moi - pourquoi pas ?
Dimanche 25 novembre 2007
Je crois bien que c'est la première fois que je désire un autre corps que le mien.
Mercredi 21 novembre 2007

To Anne.
Comme je voudrais te croire, comme je voudrais t'aimer, comme je voudrais pouvoir comprendre et considérer chacun de tes mots comme déstiné à me faire du bien. Comme s'ils étaient à mon intention,
à mon attention, comme s'ils étaient fait pour moi.
Mais ils ne le sont pas.
Dommage, hein ? Dommage. Mais...
Comment est-ce que je pourrais croire que tu existes réellement aussi belle pour me plaire ? Comment pourrais-je moi te plaire en étant si laide ?
Je ne mérite pas tes mots. C'est comme si je t'embrassais de force à chaque syllabe prononcée. Comme si j'happais ton oxygène. Comme si je te volais ta nourriture. C'est affectueux, c'est doux,
c'est tendre, mais ce genre d'intention empreinte de délicatesse, ça anorexie une femme... Je suis un monstre.
Comment pourrais-je ne pas être horrifiée à l'idée même que ma simple présence avive ta haine de la nourriture ?
Oh, que je t'aime, tu m'as l'air si bonne, délicieuse, et si apétissante, même, que je ne suis pas certaine d'avoir le droit de te manger. Non, d'ailleurs, je le sais, je n'en ai pas le droit.
Car, vois-tu, je ne veux pas te faire de mal, je ne veux pas te blesser plus que nécessaire ; au point même parfois d'apprécier et de jouir du plaisir de ne rien te faire alors que tu souhaiterais
avoir mal. Est-ce tordu ?
Je suis tordue, je ne mérite rien, et tes mots ne sont même pas pour moi.
Pour qui sont-ils ? Qui est-elle ? Que je la dévore elle, pour qu'il n'en reste rien. Peut-être même me rendra t-elle grosse, peut-être même m'aimeras-tu à travers ces rondeurs que moi je suis
incapable d'apprécier. Je serais bien obèse, si cela suffisait à me faire aimer de toi. Et des autres, peut-être...
Pour qui sont ces mots ? Tu me tortures, tu me tortures, je ne sais plus comment regarder les gens autours de moi. Peut-être est-ce elle, elle est si fine, et lorsqu'elle me sourit, ses dents
semblent tout à fait normales. Pas comme moi.
Alors, sais-tu ? Je vais vomir jusqu'à m'user les dents. Jusqu'à ne plus être vampire. Peut-être que tu m'aimerais après. Peut-être que tu ne voudras plus me voir. On verra bien !
On verra bien... Un peu pitoyable. Comme si je pouvais faire autrement qu'essayer de te plaire. Comme si je ne déposais pas des commentaires sur ton blog pour que tu ne puisses plus te passer de
moi. Comme si je n'avais pas envie que tu m'aimes. Ne te méprends pas : j'ai vraiment envie, besoin de toi. Je désire ta présence plus que tout. Et si tu me dis je t'aime, je décède de surprise. Je
suis morte. Putain de merde.
N'empêche, d'outre tombe, derrière mes dents pointues, brillantes et acérées, comme je t'aime.
Comme je veux être là pour toi. Derrière toi. A t'empêcher de tomber et devant, à t'empêcher de t'enfuir. Je te veux pour moi toute seule. Je suis tellement égoïste. Et toi là dedans ?
Je crois que je te veux du bien. Alors je crois que je vais me contenter de te regarder. De saliver devant ta poitrine et tes yeux en revolvers. Tu m'as l'air délicieuse. Vivons heureuses.
Mercredi 14 novembre 2007
Moi :
D'ailleur j'ose même pas manger, les employés me regardent, c'est affreux ^^
Elle :
Hmmm, ils te regardent ? C'est peut-être qu'ils ont envie de te baiser, fais gaffe.
Moi :
Bon bah, je crois alors que je ferais mieux de pas ouvrire la bouche ; jsuis sûre que si j'osais entrouvrire la bouche pour croquer mon sandwich, ils auraient envie d'y glisser leur langue (ou
mêmepire... ^^)
Elle :
Sale cochonne.
Moi :
Sale tordue !
Que dire de plus ? Je suis incapable de manger devant qui que ce soit.
Viande mâle.
J'ai envie de parler de lui. De ma jalousie, de mon amour pour son corps parfait que je carresse et que je lèche - jamais assez - pour ne jamais
me le voir approprié. De son regard perçant que j'observe en coin, de peur de ne le croiser (cette avance me pousserait sur la voie de la désillusion plus que sur le chemin de l'extase) ; brun,
vert ? Aucune idée, il est franchement tourné vers ma maigre poitrine, tandis que lorsque mes yeux glissent vers son entrejambe, je ne descerne plus aucune sincérité dans ses mots
d'amour.
J'ai envie de parler de son visage pointu - osseux -, de son nez fraudeur qui se glisse partout, de son
menton curieux qui va et vient sans réellement aller - ni venir - nulle part. J'aimerais aussi discourir sur son teint de "portugesh' plus blanc que blanc, terni, éclairci, brouillé et ruiné par le
jeûne, la privation et la fatigue. Les ravages de la faim, elle vous croque l'estomac et vous
mord le visage... Ce pauvre homme, je le mangerai bien avant elle ! Je parlerais sur ses oreilles, qu'il m'a formellement interdit de
mordre, ses dents à lui, rangées en un sourire moqueur, complice, gras, hyppocrite, incimplet, énamouré. Il fait peur, ce sourire, et les dents sortent de leurs fourraux pour me
déchiqueter ou me pincer la peau sur mes os.
Et son cou ! Oh, son cou... Je caresse, tandis qu'il proteste, les vertebres apparentes, sa pomme d'Adam. Elle me fait envie ; je voudrais la même ; il
serait si aisé de m'aimer si j'avais un tel relief osseux à porté de vue dans chaque miroire. Il a également de superbes clavicules. J'aime beaucoup son torse, glabre, galbé, aux têtons fuyants et
aux côtes saillantes. Quand je lui caresse le dos, je sens sa colonne vertebrale.

Eh... oh... lorsqu'il me presse contre son corps dénudé de débauché, je sens ses hanches, son bassin ;
il m'arrache la peau, le gras des poignées d'amour - encore ! -
Et ça fait du mal, et ça fait du bien, et je ne peux plus m'en passer. Ce cliquetis qui me déchire de tout mon long, ses os qui me pénètrent.
Jouissif, vraiment, et il n'en sait rien, car je ne lui ais pas dit que lorsque je crie de plaisir et de douleur, ce sont ses os qui m'obsèdent, ses hanches de divinité anorexique, son corps de
laine étirée qui m'importent. Sa personnalité me désinteresse totalement, c'est pour son sourire et pour rien d'autre que je ma damnerai. J'aime son corps. J'aime son
anorexie.
Certes, il est doué, et tellement drôle lorsqu'il me rappel que je dois lui faire plaisir aussi, mais ses jambes
maigres, fines et poilues sont bien plus douces et délicieuses. Ses genoux cagneux, je les avalerai. Je m'étranglerai avec, gorge transpercée. Je me nourrirais de la courbe marquée de ses muscles
fin, et je ne grossirais jamais. J'ai tout intéret à conserver la chaire qu'il a sur les os, néanmoins, si je veux encore m'entendre dire "tu es parfaite" - presque.
Cultivons nos intérêt et cultivons nos corps. Et haut les coeurs ! M. Je ne t'aime pas - mais tu as de bien jolies
hanches.
Commentaires Récents