Présentation

  • : Emmanorexie
  • : 25/09/2007
  • emmanorexie
  • : Emmanorexie est un lieu de compréhension, de soutien, d'horreur, aussi, parfois. Quel que soit le moyen par lequel vous soyez arrivé sur mon blog, sachez que je suis pro-ana, que je me veux anorexique, mais que je n'attends rien de votre part et que je n'aiderai personne à l'être. Je n'influencerai pas, même inintentionnellement les gens. Je ferai attention, faîtes de même, et, bonne lecture...
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Je t'aime.

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Mardi 30 octobre 2007

En hommage à mes gardiens, qui se dévouent corps et âme pour moi.



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Les compatibilités et incompatibilités avec la maladie régissent ma vie. Elles me dominent. Peut-on définitivement avoir des amis ? Une famille ? Une richesse ? Du bonheur ? Lorsque l'on se suicide à petit feu, lorsqu'on est anorexique... Mon plus grand bonheur au milieu de ces questions sans réponses est de me perdre dans le noir, de fermer les rideaux pourpres de mon appartement hors de prix et de faire de la patinette à l'intérieur. Je sombre dans la folie, je me déshabille, je fais de la patinette, hurlant aux proxénêtes et aux pédophiles au milieu de mon salon. Dans un coin de la pièce, deux paires d'yeux attentifs, résignés, amusés et torturés me regardent ; mes gardiens sombrent avec moi dans la folie. Ces anges m'accompagnent dans ma descente pour amortir ma chute. Ces êtres humains faits de chairs et de sang, sont aussi faits pour ça...

Un jour, ils ont même essayé de me tirer du gouffre de l'anorexie et de me sauver. Ils ont renoncé bien vite ! Et pourtant, ils sont toujours là - tellement pratiques. Ils sont faits pour ça, faits pour moi...

Pour une anorexique, c'est grisant, de se voir accorder des sensations uniques. Un peu trop peut-être. On s'imagine un savoir faire qu'on a pas, et lorsque l'on se retrouve un samedi matin dans les bras d'un bel homme tandis qu'une de vos meilleurs amies - votre seconde gardienne - toque à la porte pour vous réveiller d'une nuit que vous devriez avoir passé à dormir, on est un peu dépassée.
On se rabille rapidement sans réflechir. 

- Et rien au monde, oh, rien, après une nuit de délices n'est meilleur  que de ramasser un à un ses habits taillés 34, ses sous-vêtements minuscules (si encore il y en a) et de croiser le reflet de son corps nu et parfait dans le miroire... -


On a perdu sa virginité, mais, pas d'inquiétude, les gardiens seront là pour tout ratrapper. La gardienne castrera le jeune homme et le gardien m'emportera sous son aile sans même me sermonner. C'est un jeux, c'est pratique, un doux supplice mutuel que nous entretenons, entre anorexique et gardiens. Ils s'occupent de moi mieux que je ne m'occupe de moi. Ils sont vraiment pratique, ces amis, ces gardiens, mais après tout, ils sont fait pour ça...

Mieux encore, pire encore, plus loin encore dans le chemin de l'excédant et de la folie, mes gardiens régissent ma vie. Le premier a des airs de psychopathes ; il est grand, blond aux yeux bleus. Il a le teint clair, le poil drû, une petite moustache qu'il rase pour sa conquête actuelle, qu'il aime passionément. Je suis parfois si mutine que je l'appel la nuit de leur rendez-vous, lui déclarant ouvertement que je vais vomir pour le punir d'avoir partagé son amour entre moi et cet autre, pour le faire culpabiliser, pour lui faire du mal et me faire du bien. D'ailleurs, je lui déclare d'emblée et à la suite que je vais lui vomir dessus. Je m'execute.

- Réfléchissez à deux fois, avant de ne vous lier d'amitié avec une anorexique. Elle vous fera du mal. -

J'ai ridiculisé et injustement punis l'un de mes gardiens - han ! Et je m'en vante. Je suis une véritable petite garce, passons au suivant. C'est une femme, un peu maigre, le visage recouvert d'acné à cause de la malnutrition. Si ses vêtements sont pauvres, ils sont egalement évoquateurs et sexy. Je lui demande une glace. La jeune femme soupire et sourit, elle retire son gilet, et elle s'avance dans la rue. Elle va se prostituer pour me fournir l'argent - c'est normal, il est si rare qu'une anorexique comme moi mange, il est naturel qu'une sous-espèce de gardien comme elle, une humaine de chair et de sang, toute de bonté, se vende pour me plaire, moi, garce invétérée, prostituée de son état et parasite social. Non ? Ses cheveux bruns séduisent un homme à l'allule étrange. J'aurai ma glace dans la demi-heure qui va suivre.

Je me suis bien divertis, ces jours-ci. Je vais récompenser ces gardiens si fidèle ! Je me meurs un peu, ici, chez moi, mais je ne m'ennuis plus. Plus du tout ! N'est-ce pas fou ? Et la boisson est si bonne... Jamais je n'ai eu si envie de m'y perdre. Ce doit être héréditaire, tout comme cette faculté absurde et totalement inutile que j'ai à n'être jamais saoul. Ou presque totalement inutile... Je reste à jeun pour ramener mes gardiens dans un taxi hors de prix. Je les surveille, ces petits. Je veille sur eux, un verre de trop, un cachet de trop, et je leur tape sur les doigts... Leurs yeux bleus ternis, leurs cheveux blonds cendrés, ce sont mes anges. Ils sont adorables... Je coucherait bien avec eu, un de ces soirs. hmmm...




Quelle abomination ! Blasphème. Et alors ? Il est compatible avec l'anorexie...
Je meurs un peu partout, aux quatres coins de la ville. Ca m'occupe. Ca les occupe aussi. D'ailleurs, les torturer partout et de toutes les manières possible est une occupation à plein temps.
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Samedi 27 octobre 2007
TCA - TOC - TS - EP -  DP - HD - DN -  TPM -  SM ...

N'y en a-til pas un pour me rendre unique, entière, indispensable ?
par Emmanorexie publié dans : les bases
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Lundi 22 octobre 2007
Mes amies anorexiques.


Amitié et anorexie. Pourquoi ne pas faire une vidéo sur le sujet ? Varier les supports, les méthodes, les outils, et agacer les mondes d'une perfection pré-fabriquée, d'une assiduitée qui n'est pas demandée. Et agacer mes amis, et les sublimer du même coup. Et leur dire finalement qu'ils ne sont pas mes amis, parce qu'un ami jaloux, ça ne sert à rien. Et leur dire que leur inutilité est affligeant qu'ils ne seront plus jamais l'ami de quiconque... Et ne plus avoir d'ami. Classer les rares restant par catégorie sur msn, plus tordues, plus recherchées, plus méchantes les unes que les autres. Et ne plus avoir d'amis du tout. Je vais éviter, alors, parce qu'il y a des amis auquels je tiens qui passe ici. De ceux qui datent, de ceux qui me connaissaient avant, m'ont vu changer sans trop de dégoût - sans trop d'attention non plus. De ceux qui ne partagent avec moi que les goûts musicaux, les rares délires dans les matières où le placement est obligatoire. Il y a aussi les 'vraies amies', celles qui m'ont vu changer et sont restées derrière moi. Je les ai écrasé de mon poids, elles ne ressemblent plus à rien, croûlant sous la charge de mes problèmes, de mes pêchés. Elles ne ressemblent plus à rien, et c'est ma faute, je leur ai tout pris. Mais elles servent encore d'excuses, de figurantes, d'appuis selon les cas. C'est bien pratique, une amie... Je m'écoeure, depuis que je suis en amitié avec cette fille...

Elle est vraiment belle, il faut le dire. Avec son narguilé, sa bouteille de vodka orange, sa chevelure incoiffable et ses yeux amandes. Son sourire de femme, charnu, large, sans retenue, sans féminité non plus, pourtant. Son petit air de je-plais-et-je-le-sais. Bien sûr, que tu le sais, on t'aime, je t'aime, et tu m'aimes quand tu en as le temps... Entre deux rendez-vous, deux fêtes, deux cours, deux joints ou deux cadavres, tu reviens vers moi pour un baiser, et dans ces moments là, je t'aime plus que tout. En attendant, je m'amuse à décevoir mes proches. Je deviens douée.


Mais bien plus drôles encore sont les bandes d'anorexiques. Mes amies anorexiques, elles sont tellement géniales. Je ne peux pas m'en passer, elles sont merveilleuses. Si petites et si pratiques, elles s'adaptent à toutes les situations et s'emmènent partout. Elles cumulent les folies, acceptent et cultivent les miennes ; bisexuelles, dépendantes sexuelles, anorexiques, boulimiques, paranoïaques, schyzophrènes... Mes amies anorexiques, elle sont tellement enviées. Les anorexiques, les vraies, IRL, celles que je rencontre, dont j'envie la maigreur, que j'idolâtre, dont je serre la main sur le lit d'hopital. Celles dont je pousse le fauteuil, celles aussi dont je suis jalouse. Je ne leur sers plus à rien, et il faut croire qu'elles m'ont délaissé vers l'enfer. Et alors ? Ce n'étaient que des ano, après tout...

Mais non, pour de vrai, sans mentir, mes amies anorexiques,elles me sont indispensables. C'est avec elles que je ne mange pas à midi, c'est à elles que je dirai bonne nuit lorsque je ne dormirai pas, c'est dans leurs bras que je pleurerai après avoir crisé. Et quand je n'arrive pas à vomir, en lieu et place de leurs mains, c'est leurs doigts qui se tendent. Les amies anorexiques, pour une autre anorexique, c'est fantastique... On compare nos poids respectifs, on fait la moue, on sourit et on rit. On fait des ombres chinoises aux contours métalliques tant nos os ressortent. Un bassin devient un papillon, une main un oiseau, un crane sans cheveux un cure-dent. On se fait des noeuds dans les bras, et on en aspire la graisse avec nos bouches (en la recrachant tout de suite après, de peur de n'avaler). Nos chamalow, on les fait brûler jusqu'à les calciner totalement, nos alcools, on les avale et on les vomit en coeur et en mouvement. On maigrit au rythme de la même musique. On se perce le corps qu'il nous reste dans un même cris. Lorsqu'il manque les banderolles le jour du cross du collège, nous sommes les premières à proposer de les remplacer. Nous faisons office de squellettes en physique, toutes ensembles. Nous distribuons généreusement nos plateaux à la cantine. On nous aime. Nous nous aimons, et c'est parfait ainsi. Les amies anorexiques, c'est à l'anorexie à la mort, et l'anorexie à la mort. On est ensemble jusqu'au bout, à ne plus s'alimenter, on se crève à plusieurs. Celle qui abandonne reste derrière, et n'a droit à aucune considération. Une bande d'anorexique, ça ne se quitte pas comme ça.

"T'as vu Morgane ? Elle a grossi. Son pull est sur le point de craquer, mon dieu, c'est moche. - C'est de sa faute, depuis qu'elle est avec ce mec elle mange. - Il paraîtrait même qu'il lui aurait dit de ne plus nous approcher. Que nous étions bonnes à enfermer... - Mais quel connard ! Qu'il aille se faire foutre, Morgane ne lui sera pas d'une grande aide le jour où on se vengera. - Ouais, d'ailleurs elle sera devenue grosse et moche. - Obèse ! - Ouais ! Haha, c'est dingue qu'elle veuille plus rester avec nous, elle va bien le payer. Quelle folle celle-là. - J'espère qu'elle va vraiment devenir obèse. Et dire qu'elle était plus maigre que moi avant... - Il l'aimera plus, et il pleurera à nos pieds de la reprendre. - Mais quel con, comme s'il savait pas qu'une bande d'anorexique, ça se quitte pas comme ça... - Dommage pour Morgane - Tant pis pour elle, ouais, tu veux dire ! - haha. Ouais, qu'ils crèvent tous les deux, nous, on sera sublimes !"


La jalousie, c'est certain. L'amitié ? Peut-être. Et alors, elles sont tellement géniales mes amies anorexiques.... Toutes plus belles les unes que les autres, toutes plus désirées. Toutes plus folles, et toutes plus mortes... Toutes plus bas. Nous sommes respectivement 55, 36, 70 et 49. Nous sommes toutes anorexiques.
par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Jeudi 18 octobre 2007
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Oh mon dieu. Oh non. Mais quelle vie de merde...
Comme je souhaiterais ne pas savoir. Ne pas voir ses os saillant, ses contours flous dans ses pulls amples, ou, au contraire, bien trop svelte dans de petits hauts moulant. Je voudrais ne pas te voir, ne pas songer à toi, chaque jour, lorsque tu ne rentres que pour dîner. J'aimerais ignorer, mais...

"Je n'ai plus faim, je jette, Maman ?
- Quoi ? Encore ! Qu'est-ce que c'est cette fois ? T'es encore malade ? T'as déjà mangé ?
- Mais non, mais je te jure, j'ai vraiment mal, ma dent de sagesse...
- Les dents de sagesse mon oeil. T'as pas mangé ce midi, ce matin, ni hier de toute la journée. T'es anorexique !
- Mais non ! Qu'est-ce que tu racontes ! Je te rappelle que j'ai mangé une raie de chocolat ce matin. Est-ce que je mangerais du chocolat si j'étais anorexique ? Bien sûr que non."


Oh mon dieu, oh non. Juliette... Sur ton blog, j'ai lu, bien sûr, ce passage où tu expliquais comment avec force de "j'ai mangé ça ! Est-ce qu'une anorexique en mangerait ?" tu avais réussi à convaincre le monde entier de ta normalité. Je m'en souviens parfaitement. Alors, oh mon dieu, oh mon dieu ! Qu'est-ce que je dois faire ?

Ma grande soeur chérie, ma grande soeur que j'aime. Ma grande soeur est devenue anorexique.




par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Mercredi 17 octobre 2007
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Réflexion faite, réacoucher n'est pas une si bonne idée. 
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Mercredi 17 octobre 2007

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Le drame de l'existence humaine est de devoir renoncer un jour a etre dans la lumiere (Hubert Reeves) 

Mon ombre passée, elle reste ancrée dans le sol. Quand je me vois dans le miroire, les fêlures, les trâces de doigts inattentifs me dessinent des coutours imaginaires passés. Plus gros. Plus imposants. Plus envahissants, plus effrayants... Vos regards sont un miroir du passé, vos parôles couvrent un souvenir trop proche encore de la surface. Je ne supporte pas de vivre dans ce présent, succession passablement ennuyeuse du passé, antécédent d'un avenir sans promesses... Je voudrais tout changer, tout recommencer. Je voudrais ne jamais vous avoir rencontré. Je voudrais même, parfois, parfois, et si souvent, ne pas être née... !

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J'ai fait des choses. Des choses pas bien, vraiment pas bien. On m'a dit qu'on ne s'attendait pas à ça de ma part, on m'a avoué que je les décevais tous, on m'a annoncé une punition à venir, un temps révolue... Le pardon n'est plus possible passé un certain seuil - et, pour revenir en arrière, l'anorexie reste la seule solution... - Mais, vraiment, qui me croira innocente alors que j'enchaîne les verres d'alcools, les amants infidèles, les infidélités aux amants, et les infidèles des amants... ? Je suis avide, tellement avide. Je prendrais tout ce qu'on me donne, je prendrais tout jusqu'à m'en lasser. On me dit opportuniste. Je suis juste hantée par le souvenir d'un cadeau qu'on ne peut pas refuser, par protocole. Alors je prends, j'accepte, je tends la joue, l'autre joue, le front, l'oeil et les hanches... Passez moi tous dessus, qu'importe ! J'étais respectable, autrefois...


Ce souvenir me hante, lui aussi, je me souviens de ce que j'étais. Parfois je m'idéalise, d'autres, je traîne mon image et ma personne passée dans la boue. Mais toujours, il est si jouissif de se contempler en sous-vêtements dans le miroir, d'observer du coin de l'oeil son reflet plié en une mimique sensuelle, et de se dire, après tout, que son sort est aussi désirable que son corps. Mais le désir est-il une bonne chose ?




Oui, j'étais respectable, autrefois.


Avant ma bêtise.


Je suis mélancolique. Je suis nostalgique. Je suis dépressive... à chaque temps, son malheur, à chaque malheur, son temps... J'ai peur lorsque je pense à tout ce que j'ai fait. j'ai peur lorsque les gens murmurent derrière mon dos. J'ai peur, à chaque mouvement de leurs lèvres, à chaque vibration de leur corde vocale, qu'un reproche me soit afressé. J'ai peur qu'ILS SACHENT. Plus que tout. Je tremble, je pleure, je me roule par terre et je me lamente d'effroi, si par malheur tous venaient à savoir, si par malheur ils savaient tous TOUT CE QUE J'AI FAIT, que ferais-je ? Ma vie s'arrêterait une fois encore.

Et j'aurais le temps d'apprécier mon malheur, et j'aurais le malheur d'aprécier le temps.

Ne prenons alors pas de risque ! Une vie telle que la mienne n'a pas d'avenir. Recommençons tout...
Je vais me réeacoucher moi même. Je vais sortir de mon ventre, jaillir, quitter ma peau, trop molle, trop blanche, trop glabre pour mon esprit pétillant, retors, acéré, voir le jour enfin, et ce sera vrai, vrai, véritable, la vraie première fois que je verrai le jour, sans visage hypocrite penché sur moi, sans faux amour maternel. Je serai mon seul amour. J'ai décidé de renaître, de réacoucher, moi même.

[Fille du malheur et d'un père violeur.
Je serai la fille du mensonge, la progéniture des pourris.
Maman, papa, comme vous me semblez beaux !]


On prend les même, et on recommence ! Sans refuser les mains tendues vers mon corps frêle. Il suffit de se dire qu'elles ne sont là que pour vous tapoter le dos et provoquer quelques larmes. Que ça leur fait plaisir. Que ça les satisfera un temps... Et pendant ce temps, me satisfaire moi même. Oublier, vivre dans l'insouciance, gagner avec ce potentiel inné qui est offert à chacun d'entre nous. Sans forcer. Sans donner plus que nécessaire... Profiter de ce temps de repos, cette enfance offerte pour se libérer. Oublier, oublier, oublier, sans prozac, beuh, vodka orange, narguilé ni procédé comique d'aucun genre. Me regarder dans le miroire sans m'y perdre, m'y inventer un monde. Sans me réfugier dans mes plis de graisse. Oublier, oublier, oublier, et naître, enfin, peut-être, entre les poubelles, dans un royaume où j'aurais ma place.


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Oh ! Comme ce serait bien. Je cesserais d'avoir peur, s'en serait fini de mes crises d'angoisses et de larmes pour cette bêtise. Je ne me souviendrais plus de rien. je vivrais avec les autres. Sans ce souvenir, appelant à la culpabilité... A moins que ce ne soit vous, qui me culpabilisiez ? Mais alors, dans ce cas, il n'y a plus aucun espoir... Aucun espoir autre que l'anorexie. Recommencer en tant qu'enfant. Avant la bêtise. Avant mes 8 ans, et ce petit batard qui a abusé de mon corps. Comme j'en ai assez, de devoir recensser les abus ! J'y suis aujourd'hui si indifférente que je ne pense pas qu'ils soient la cause de mon anorexie. Bien sûr que non. 


Bien sûr que non, ce n'est pas de leur faute. C'est de LA MIENNE. C'est ma faute, pardon, c'est ma faute, pour avoir été aussi sale, pour avoir fait une telle bêtise, et j'ai bien raison de culpabiliser quand je me vois ! Je mérite tous ces crachats qui s'abattent sur mon visage. Après tout, je suis  bien trop naîve pour être respectable.


Maman, tu l'as toujours dit. Je ne suis pas comme vous. Alors, permets moi de me séparer de toi, parce que je sais, je sens, que mon comportement va à nouveau traîner notre nom dans la boue...



Good bye, mom, I was really delighted to be yours. But I am too dirty, too nasty to stay with you.
 
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Dimanche 14 octobre 2007

hum

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Quelqun serait-il à même de m'expliquer pourquoi plus de la moitié de mes visiteurs proviennent d'un site pornographique ?


[J'ai très envie d'écrire que c'est une douce revanche contre toutes celles qui prétendent les anorexiques laides  et inattractive, mais je ne le ferai pas...^^]
par Emmanorexie publié dans : les bases
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Jeudi 11 octobre 2007

R.


A L'INTENTION D'R., MON VIOLEUR PREFERE, EN GAGE D'UNE ATROCITE DATANT DE DEUX ANS.



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  Je m'offrirais bien à toi une fois encore. Dans une boite, s'il le fallait, de façon trash, en me teignant les cheveux en blonds, en portant avec une grimace évoquatrice un string agrémenté de noeuds roses bonbons. Avec un sourire acidulé, une huile sucrée sur le coeur, une bouche tendue en un baiser. Ce serait bien volontier, que j'irais te voir en chatonnant, avec des fleurs, du coca cola light et de la vodka absolut pour fêter ça. J'aurais sonné, je me serais glissée dans ton appartement par l'entrebaillure de la porte, et j'aurais profité de mon corps menu pour slalomer entre les divers déchets sans dessu-dessous par terre. Je t'aurais fait monté au 7ème ciel. Sans pallier intermédiaire. Je suis pressée.

Après tout, ça fait presque 2 ans que j'attends que tu me reprennes dans tes bras, que je me ronge les sangs et le corps en l'espoir d'être pardonnée.

J'aurais fait semblant d'être saoul - rapidement - après  un verre de soda, je me serais allongée, peut-être alors que tu m'aurais brûtalement prise encore une fois. Brûtalement et vite, parce que vu que tu m'as complêtement ruiné, on n'a plus grand chose à se dire. Hein ? R. Joyeux anniversaire à toi, à moi, à nous, cela va faire 2 ans que tu as abusé de moi... Et quand je repense à toi, aujourd'hui encore, je t'haine tellement que je souris sous mes larmes.



joli-emballage-cadeauv-3.jpg


Le texte, il est gris poussiéreux, gris cuivrée, gris, comme la saleté, la pourriture, tes yeux et mes bleus, plus gris qu'azure. Grise, et si sale... Le jeune fille sur la photo, elle me paraît obèse, c'est moi, moi, mes chaussures de prostituées achetées pour l'occasion, ma carrure d'enfant et mon air mélancolique (un terme très distingué, paraît-il). Le sol, c'est chez toi. On ne voit ni les déchets ni les brûlures de cigarettes sur le tapis, lors d'une partie de sexe trop enflammée, mais moi, je me souviens, je me souviens de tout, dans les moindre détails. Joyeux anniversaire de mon viol, R. Et prend moi dans tes bras, je t'haine encore... J'haine ton souvenir, je le chéris et le charie, il me fait bien rire, bien sourire, bien pleurer. Ton visage rectangulaire, ta peau foncée d'espagnole, ta carrure d'homme mûre baroudeur autant que bagareur, un gentil baraqué, néanmoins, alors, pourquoi, pourquoi, pourquoi est-ce que tu m'as violée ? Je me souviens de tes lèvres, je les ais voulu si fort. Les mordre, encore et encore. Je me souviens de l'arrête droite de ton nez, déterminée, de tes narines qui palpitaient à chaque mensonge, toi aussi, des goutes de sueures sur ton arcade, sur tes tempes lorsque tu étais angoissé à l'idée de te voir surprendre à flirter avec une fille aussi jeune que moi. Je sais tes yeux, gris, tes cils, noirs, tes sourcils, bruns, et ton coeur, pourri par la jalousie et l'égocentrisme... Je te sais par coeur, et mon coeur, lui, il t'haine plus que tout, ce 11 octobre 2007, Anniversaire de mon viol. Je me souviens de ce jour où tu as souhaité "me remonter un chtit peu le moral", après 3 ans de TCA, tu me connaissais par coeur. Et bien, garde bien en toi l'image de mon corps, de mon coeur jusque dans ses profondeurs, et sois assuré, R., de mon désir de vengeance le plus profond.

R.

Je t'haine,


Emma.


par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Jeudi 11 octobre 2007
 
ETES-VOUS UN DEPENDANT AFFECTIF ?

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La boulimie et l'anorexie vont souvent de paires avec la dépendance affective.
Qu'en est-il de vous ?
 





1) Avez-vous l'impression d'être seul au monde ?
2) Craignez-vous l'autorité ?
3) Est-ce que les gens qui vous critiquent ou se mettent en colère vous font peur ?
4) Dans vos relations affectives ou d'affaires, avez-vous souvent l'impression d'être une victime ?
5) Avez-vous un sens exagéré des responsabilités au point, par exemple, que les besoins des autres passent avant les vôtres ?
6) Vous est-il difficile, pour ne pas dire impossible, de reconnaître vos défauts et limites ?
7) Êtes-vous capable de prendre votre place et défendre vos droits ?
8) Vous sentez-vous perpétuellement coupable ?
9) Êtes-vous un junkie des sensations fortes ?
10) Confondez-vous pitié et amour, choisissant instinctivement des partenaires faibles et dépendants ?
11) Êtes-vous incapable d'exprimer vos émotions, mêmes les bonnes ?
12) Vous jugez-vous trop sévèrement ?
12) Avez-vous une piètre estime de vous-même ?
13) Avez-vous tendance à réagir plutôt qu'à agir ?
14) Paniquez-vous si vous avez l'impression d'être abandonné lors d'une
relation affective ?
15) Faites-vous confiance à n'importe qui ?


T
out ces énoncés sont des symptomes de dépendances affectives et plus vous en avez et plus vous avez un problème!

 

__________________________________________________

Tandis qu'être en amour, c'est chercher surtout le bonheur de l'autre.
Ça demande alors respect de sa liberté, de ses valeurs, besoins et désirs.
Évitons la fusion mais cultivons la communion des cœurs.
par Emmanorexie publié dans : les bases
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Jeudi 11 octobre 2007
LE PASSAGE


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Le passage de l'oiseau divin,
www.weinstein.com/miro/constellations.html
.

Je suis juste de passage dans votre vie. Une silhouette imperceptible, je ne crie pas trop fort - mes cordes vocales, je les ais rompues à coup d'ongle dans un flot de bile et de sang -,  mes pas se font discrêt - 45 kilos sur un sol jonché d'eau chaude et de vomis, ça ne s'entend pas - et je garde ma force pour ma lutte quotidienne. Pourquoi se soucier de moi ? Je ne sais pas, je ne connais pas ma valeur ; on m'a tant dénigré que je me suis essayée à n'être rien. Ainsi, je suis juste de passage, traverser votre vie me coûte néanmoins un effort énorme. Daignerez-vous m'écouter ? S'il vous plait, j'ai juste assez de force pour taper - et mes doigts aux os apparemment accrochent facilement les touches, si je vous dédie cet article, c'est au risque de les arracher.

Paradoxale, cette façon d'appeler à l'aide, non ? Disparaître pour se faire remarquer... Je n'en connais pas d'autre, j'aime les nuances, j'aime les sous-entendus, je vous aime, alors s'il vous plait, aimez moi. Entre autres. Mais rien de plus. C'est tout. 
Responsabilisez-vous, un peu. Les réflexions, les idées simplistes du type "mais je ne te connais pas, moi ! Je ne peux rien pour toi." sont dépassées. Parce que, interrogez vous ; si vous n'êtes pas celui qui m'aidera, qui le fera ? Parmis ces âmes de passage, soyez celui qui compatira à mon sort avec plus de présence qu'un autre.


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Qui peut se vanter de connaître quelqun ? Quand peut-on prétendre ne plus être un étranger pour quelqun ? Quand peut-on dire que l'on est plus de passage ? Que faut-il ? Un nom en commun ? - je connais plus cette femme au regard terne dans la rue que mon père. - Quelques délires ? - je les cumule, et pourtant, mes amies ne me connaissent pas - Des centres d'intérets communs ? - Y aurait-il parmis vous des artistiques ? - Des relations communes ? - mon cousin s'appelle Nicolas, 8 ans, et c'est votre ami ? -
Qui peut m'aider ? Qui peut vous aider ? Qui n'est pas de passage ? L'anonymat est une chose bien étrange, je ne sais trop si je le désire.


J'aime les heures de pointes dans le bus, dans le trâme, dans le train, au milieu de cette buée, enveloppée par le flou et écrasée par les corpulences compactes de voyageurs, je me sens soutenue, je me sens bien, sans être oppressée. L'agoraphobie, ce n'est pas pour moi, j'aime trop le monde pour m'en tenir loin.
J'aime les activités sportives de groupe ; le basketball, le karaté, ce rassemblement de sueurs et de bouteilles d'eau evian pour étancher nos soiffe. J'aime, j'aime, j'aime, oui, j'aime, mais de loin. Je ne suis que de passage, et vous aussi, vous l'êtes...

Comme c'est triste, rien ne me rend plus triste que ça ; l'abandon, la fin, la fermeture. Je suis avide d'incipit, de renouveau, de passion et de vibration dans ma vie ; de surprises quotidiennes, de flammes qui se ravivent et revivent au gré de mes envies. Feeling. Je n'aime pas supprimer de contacte msn, je n'aime pas interrompre un échange de mail (j'abandonne toujours la première, néanmoins, de peur de ne me voir devancée), je déteste avoir le dernier mot avec mes sms, et c'est toujours avec tristesse que je finis un article. La fin est affreuse, la fin fait peur, la fin fait pleurer ; j'ai appris ça au courant de mes lectures.

Le passage, c'est aussi l'idée d'un sauvetage, de l'arrivée terrestre d'une divinité sur terre, blablabla... je n'en attends pas tant ^^ Pour moi, le passage, reste une expression à la conotation froide et négative.

Alors, toi, visiteur de passage sur mon blog, pourquoi ne pas me garder dans tes favoris ? Ou me garder, juste quelques instants jusqu'à la fin de ta vie, une place dans ton esprit. Je te promets que, personnellement, je ne t'oublie pas...


par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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