Présentation

  • : Emmanorexie
  • : 25/09/2007
  • emmanorexie
  • : Emmanorexie est un lieu de compréhension, de soutien, d'horreur, aussi, parfois. Quel que soit le moyen par lequel vous soyez arrivé sur mon blog, sachez que je suis pro-ana, que je me veux anorexique, mais que je n'attends rien de votre part et que je n'aiderai personne à l'être. Je n'influencerai pas, même inintentionnellement les gens. Je ferai attention, faîtes de même, et, bonne lecture...
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Vendredi 28 septembre 2007

Kinder Maxi :
Nous sommes tous de grands enfants !



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Oui, c'est vrai, une formule bien joyeuse pour un vidéo plus originale encore. Niais ? Un peu.
Un peu moins. Je me suis souvent prise, moi aussi à dessiner sur mes mains ; des pointillés au niveau des poignets, des revolvères au creux de la main, de tortueux et torturés arabesque sur l'avant bras, sinauant entre les marques d'auto-mutilations, cicatrices anciennes. Bien souvent aussi, j'ai joué avec la nourriture. Je l'ai mis en bouche, saisis, vomis, et saisis encore une fois. Je m'en amuse ; elle rentre elle sort, au gré des volontés environnantes. Je me suis fait des moustaches avec mes cheveux, je les ais introduit dans ma gorge pour m'étouffer, les ais enroulé autours de mon coup pour m'étrangler. Parfois, même, je me suis caché derrière.

Je suis une enfant qui joue à des jeux d'adultes, ou peut-être une adulte qui souhaite redevenir enfant. le paradoxe est irréfutable. Je ne sais pas qui je suis, qui je veux. J'ignore jusqu'à mon âge. Etes vous sûr que j'ai 14 ans ? J'ai du mal à le croire lorsque l'on me cloître dans ma chambre pour me punir, lorsque mon entourage me boude parce que je fais la moue devant mon assiette. J'ai du mal à le croire aussi quand on me siffle dans la rue ou qu'on me viole contre un bureau de bois. Quand on me force à me maquiller pour paraître moins laide. Quand je fais un régime pour être plus désirable...

Je ne sais pas, je ne sais plus, adulte, enfant, quelle différence ? l'adulte est-il un adolescent qui s'est résigné ? L'enfant un adulte immature ? L'adolescent un adulte raté ? Un enfant amélioré ? Conditionné? Qu'est-ce que je suis ? Et selon qui ?

Je ne sais pas ce que je veux être. L'enfant punie ou la femme bafouée. Alors, dans le doute, je préfère revenire sur mes pas et voire ce que je préfère. Si je meurs d'anorexie entre temps, tant pis. Je n'aurais pas à choisir, et c'est tant mieux. Je ne sais pas, ne suis pas apte à choisir. Je suis trop mauvaise, trop partiale.

Et puis, choisir selon quels critères ? Les enfants sont-ils si pures ? Les adultes si épanouïs ? Je me souviens sans peine de mes relations sexuelles à l'âge de 8 ans. De mon viol. Et même des masturbations précédentes, des bêtises qui en ont suivies, de ma boulimie déjà présente. De ma salissure. De mon complexe par rapport à ma soeur. Ou est l'innoncence et l'ignorance là dedans ? Quant aux adultes épanouïs, ma mère m'a avoué sans problème son malheur, son impuissance, son ignorance, ses doutes face à l'adultère. Elle est si perdue qu'elle boit, mon père est si désespéré qu'il se drogue. Et tous deux sont si loins de l'autre qu'ils se trompent mutuellement.

Dans les bras d'autres.
Se sentent-ils revivre ?

Qu'est-ce qui est le mieux ? D'être de petits adultes ou de grands enfants ? Je ne sais pas trop. Je ne sais pas ce que je voudrais être. Mais je ne veux pas être moi. Je suis trop sale, pas assez bien. Je voudrais être autre, mais gardé tout de même mes yeux, pour voir ce que je suis devenue.


"changer de tête
mais pas les yeux
ils ont tant pleuré
et puis il me les faut
pour me reconnaître
si je change
de tête"


Bernard Friot.


Et je sais que les gamines qui se prennent pour des adultes pullulent, que les vieilles femmes chassent la ride jusqu'à la folie. Que personne n'est assez bien. Qui de celles là sont le plus ridicules ? Lesquelles sont le moins pitoyable ? Je serait comme les gagnantes, les vainqueurs. En attendant, je retourne en arrière, petite enfant. J'accumule les cicatrices de cutters, les vergetures. Et je les cache, je dissimule.
Je construirais ma nouvelle vie sur le mensonge. Je n'ai pas le choix.

"chaque jour, chaque pas
il faut cacher la marque qui me dénonce
sourire avec eux hurler avec les loups
faire semblant
d'être l'un d'eux
et enfoncer les mains
au creux de son ventre
pour qu'ils ne voient
rien
ne voient
rien"

Bernard Friot.


Cachons nous, faisons semblant d'être autrement. Car en faîtes et en vérité, nous ne sommes RIEN. Et si en faite, je me trompe à votre sujet, si je suis différente, si je suis moins bien, que vous êtes mieux, alors, tout de même, je peux vous dire que moi, moi, moi, je ne suis absolument, définitivement, irrévoquablement



RIEN.



Sachez aussi qu'un Kinder Maxi, c'est 175kcal ^^

par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Jeudi 27 septembre 2007

sac

CONTENU DU SAC D'UNE PRO-ANA,

article ironique, visant à décourager les adolescentes séduites par l'amincissement rapide,
et le phémonène 'in' que sont les pro-ana.


Selon l'article :
proana-thinboard.blog4ever.com/blog/lirarticle-114638-434028.html



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Dans le sac d'une pro-ana se trouve...

* Des PetIts Bonbons : S'il y a un malaise, hop ! Disparus grâce au sucre ! (- bien moins lourds que les déibrilateurs, avouons-le)

* Une bouteille d'eau ou de coca light : le coca contre le malaise, et hydratation et coupe-faim pour l'eau !!! (- comment se faire vomir sans eau ? Ce serait affreusement douloueux !)

* De la gomme : vous aurez moins le goût de grignotter avec un truc dans la bouche ! (- quelle importance de ronger les paroies de son estomac avec les acides contenus dans les chewing-gum, si le but absolu est de ne plus manger ?)

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Et Ensuite... :

* Un gloss (ou plusieurs !) : Qui veut enlever tout son gloss en se bourrant de chips, dites-moi ?! En plus, c'est très Chic ! (- pratique, le gloss camoufle les lèvres déséchées vomissements à répétition)

* Un cache-cernes : La fatigue nous rattrappe toutes un jour... Mieux vaut la camouffler un peu, c'est plus joli ! ( - accordant la couleur des courbes de nos corps ; des cernes aussi cireuses que votre teints assortis à vos côtes blanchâtre, c'est plus joli !)

* Un fond de teint : toujours être impec ! (-sans oublier le blush, pour un teint plus cireux amélioré qu'impécable...)

* Mascara: pour dévoiler vos magnifiques yeux ! ( - on est moins tenté de pleurer menacée par le regard des gens lorgnant sur les deux traînées noires sur vos joues)

*** Sans oublier les laxatifs et la lâme de rasoir !

/! Je tiens à préciser que l'article n'est en aucun cas péjoratif ou critique envers l'original, je respecte la propriétaire du skyblog dont il provient, je l'apprécie beaucoup d'ailleurs, et comme dit, écrit en commentaire sur son blog (allez y faire un tour) j'adore son article, original.


par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Jeudi 27 septembre 2007
Freyman-Elffers-Kissing-the-Frog-51831.jpg

> Un baiser brûle 14 kcalories en moyenne.
Aimons nous ^^
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Jeudi 27 septembre 2007

a-b

A-B.

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anorexie, boulimie, c'est le b a - ba de ma vie.


De l'un à l'autre, c'est si facile lorsque l'on a faim... Trop ou pas assez, de l'un à l'autre pour explorer, changer, se diversifier, se faire remarquer, et exploiter petit à petit chacunes des inombrables, inébranlables, incommensurables racines de la faim. Du besoin. De l'opulence et de la restriction. L'arbre, c'est les TCA. l'arbre de la vérité, des origines, des autres banalités mensongères modernes, c'est la maladie. Une plante pourrie, un champignon, une mauvaise herbe ne se développe qu'en milieu lui même mauvais, profondément pourri...
A-B. Anorexie-boulimique, de l'un à l'autre. C'est si facile quand on a faim...

La facilité amène le bonheur à court terme (il m'est ennuyeux de parler du long, ennuyeux - long terme ces deux mots sont bien assez souvent associés pour que vous vous passiez de remarques. Je demande votre indulgence ; car, oui, je sais, mais je ne dis pas, le seuil des non-dits commence aux idées suicidaires qu'il n'est pas bon de partager...).
Sous la douche glacée que vous vous offrez (quelle température pour vous ? 15 °C pour moi, la douche ne va pas plus loin... un autre seuil à ne pas dépasser ?) alors que vous tournez sur vous même pour vous étourdire, pour que - non, pas cette fois - vos sens ne vous dictent pas de mourire d'être aussi laide.

On finit par s'oublier, oublier l'image renvoyée par le miroire de la salle de bain (pourquoi se faire souffrire en gardant le rideau de douche ouvert ?) oublier l'odeur, le goût de la nourriture dans votre bouche, et surtout les gouttes qui trâcent sur votre peau les contours disgracieux des bourrelets d'une obèse...

Sous cette douche, donc, entâmant le rituel, de l'un à l'autre, A-B, B-A, vous enfoncez deux trois doigts dans votre bouche, gorge.
Quand même au bout de la 3e tentative, rien d'autre ne sort qu'un croassement solitaire, vous êtes anorexique. Vide, pure, exempt de pêcher. Pure et à remplire, pure et à salire, à pervertir, car vous n'êtes qu'un serpent qui a mué pour finir en tenue d'Eve.

Pas d'illusion, pas de désillusion, pas de douleur ? Ou presque. Le passage, s'il est facile, est affreusement douloureux.

De l'anorexie à la boulimie, à genou devant le frigo, devant les toilettes.
De la boulimie à l'anorexie, évanouie sur un banc ou allongée sur un brancard.


Un pas en avant, un pas en arrière.

Anorexie-boulimie,
Boulimie-anorexie.

Tellement facile,
Tellement douloureux.



ET JAMAIS PERSONNE NE LE REMARQUE...


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par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Jeudi 27 septembre 2007


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SEULE DEVANT SON MIROIRE.


Comment raconter ça...

Et pour qui ? Alors que les rares concernés ont déserté faute d'attention. Ca demande beaucoup d'attention, un ami. Beaucoup de temps, de soins, d'amour, de coeur, de sincérité et de sentiments. Par ordre d'importance... Selon le même critère, la même échelle, un ami est en haut de la liste des priorités, occupe la place d'honneur sur le répertoire et l'agenda. C'est dur de se sentir autant concerné par ses amis que par soi. C'est un côté humain, oui, mais si tordu qu'il en devient impardonnable...
L'absence est tolérée (pardonnée ?), oui, mais l'est-elle encore si elle est dûe à une hospitalisation ? A une obsession ? A des TCA ? L'absence est-elle tolérée si l'incrîminé est le seul et unique coupable ? Assassin, m'a t-on dit, mais pas seulement, je serais coupable de ma maladie, coupable de délaisser les autres coupable, coupable, coupable.
Responsable... Mais revenons au sujet principal : non ? Pas de pardon possible pour une ano ?


Alors, acceptez mes plus plates excuses, mes plus plats regrêts (oui, je suis une garce, c'est affreux, n'est-ce pas ? Cela vaut bien quelques mots sur le sujet, et, bien sûr, une explication évoquant clairement ma culpabilité à ces "amis" miséricordieux qui me pardonneront d'être malade, ou, selon eux, d'être ce que je suis) ; Pardon. Pardon de ne pas avoir été là parfois, pardon d'avoir toujours été là quand vous en aviez besoin. Pardon d'avoir été derrière vous pour vous ratrapper, à tel point que m'a présence à vos côtés vous a manqué. Pardon de m'être fait oublier, parce qu'à ce moment là, ma présence vous importunait... Pardon d'être si docile, pardon d'être malade, pardon, pardon, pardon, mais sachez le, vous ariverez toujours en seconde position, il est temps d'abandonner sa peau de première avec un peu de son égo, vous ne trouvez pas ?
Et enfin, pardon d'être devenue égoïste à mon tour, ou de le devenir...

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J'ai été absente plus d'un mois. Pas d'hospitalisation pour moi, ni de séances de psy houleuses, rien qu'une punition qui m'a empêché quelques temps de surfer sur les vagues de l'internet. On me punit de ne plus être aussi parfaite - ou de l'être trop, peut-être ? -, plus aussi attentionnée. Moi, je ne sais pas ce que vous attendez de moi, et alors que vous boudez toute réponse, je boude dans mon coin, abomine, anorexie.
Selon vos dires, je suis égocentrique, égoïste, garce et immature ? Comment dois-je changer cela, je ne comprends pas, je ne vois pas depuis le coin où j'agonise par votre faute.

Votre faute, oui, parfaitement, je suis fatiguée de me retirer moi même l'oxygène que je ne mérite pas - je le sais bien -,
et par peur de ne sombrer sous le poids de vos reproches, je vous accablerai d'une culpabilisez plus pesante encore...

On m'a puni, néanmoins, parce qu'entre vos bras plus meurtriers que cajoleurs, je suis malheureuse, je suis inachevée. Et bien, à présente, malgré ce goût d'amertume qui ne me quitte pas, je suis satisfaite. Je cours vers ma fin ! Aujourd'hui, j'écris sur papier, en attendant de ne pouvoir recopier mes écrits sur le net. Privée de PC, de portable, de télé, de tout divertissement pouvant entraîner un quelconque ludisme. Plutôt sec, je trouve.
"Mais arrête ça !" m'avez vous dit. Et bien, à ce rythme, soiyez en sûr, je vais bientôt tout arrêter tout court...
Une phrase aussi peu pédagogique que l'a été ma punition. Le but en était-il de me faire apprécier ce qu'il me manque ? Vénérer dieu Fric et Grand-Gourou-Famille-Heureuse ? Ouaouh. Vous avez été fins sur ce coup là (ironie).

Apprécier ? Aimer ? La vie n'a pas de saveur sans bonheur. Les aliments non plus. Je ne leoûte plus. Et quand, enfin, le 13 du mois d'Aout j'allais être heureuse... On me prive.
On me culpabilise.

Vous m'aimez d'un amour qui me rend coupable. Chaque phrase sortant de votre bouche m'arrache un peu de chair. Vous me dévorez, et, bientôt, il ne me restera plus rien.


Et moi ? Je ne sais pas. Je n'aime pas, pas comme vous. C'est malsain d'aimer autant une fille qu'un garçon, d'être passionnée, passionnelle, indépendante, amoureuse, suicidaire, anorexique, boulimique...



...QUAND ON A 14 ANS.


Ana-moi
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Jeudi 27 septembre 2007



Wikipedia.jpg


Se battre, non pas pour influencer et entraîner les jeunes filles dans un mouvement anorexique mortel , mais pour être reconnues comme différentes et comprise, est-ce toléré , politquemetn-correcte ? Je ne sais pas, je ne sais rien, je ne peux que souhaiter que c'est le cas...





Pourquoi une introduction du genre ? Parce que moi et certaines de mes amies recevont des commentaires insultants, des commentaires réticents, emprunts de préjugés. Parce que elles et moi, nous venons d'accomplire ce que j'ai eu envie de faire à l'instant où j'ai réalisé que j'avais des TCA. Non, je n'ai pas décidé de participer à la gay-pride, encore moins de tagger un "hello world" sur la pelouse de l'Elisee, mais simplement de modifier l'article de Wikipédia;


Tout aussi symbolique néanmoins. Car, lorsque les gens qui se demandent ce que sont les pro-ana se posent des question - et cherchent les réponses - ils se rendent sur wikipédia pour dès le départ se faire une mauvaise idée du mouvement. Parce que, la définition wikipédia, une anti pro-ana sur deux la cite pour réduire le mouvement à une communauté de tarées qui veulent à tout prix ressembler aux deux idiotes sorties de "the simple life".


Nous aurions pu changer de nom. Mais il était plus simple de modifier l'article wikipédia... Avec Donc 3 autres filles, une anti-pro ana, une pro-ana, et une "neutre", nous avons donc concocté un article objectif recenssant le mouvement tout entier, sans influencer quiconque, et, à nos yeux, politiquement correcte. Personnellement, je pense que l'initative est bonne, qu'elle permettra aux pro-ana d'être considérées non pas comme une "communauté" mais un ensemble de groupes solidaires aux idées, aux valeurs et aux modes de vie différents, mais SANS nier le fait que l'anorexie, le régime pro-ana est dangereux pour la santé et peut mener à la mort...




Est-ce politiquement correct ? Ou sera t-il retiré ? J'espère que quiconque aurait envie de faire preuve d'esprit étroit s'abstiendra de supprimer les derniers ajouts, mais espère que les pro-ana se bougeront pour faire de l'article une référence VALABLE et OBJECTIVE.




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Donc :

- pas de commentaires ou de lettres mises en ligne
- pas d'insultes envers les anti pro-ana
- pas de refus de la vérité, de subjectivité ; l'anorexie est une maladie, pas un mode de vie.
- idem ; l'anorexie est dangereuse pour la santé...






Néanmoins, en sachant que c'est sur ces simples écrits que vous allez être jugés, n'avez vous pas envie d'incider dans la façon de pensée des gens ? Cela ne vous intéresse pas ? N'avez vous donc aucune envie d'avoir un peu de considération ? De ne pas être connue comme une folle dangereuse ? D'être médiatisée de façon favorable, une fois dans votre vie sous le signe des TCA ?





Moi, je veux faire bouger les choses.
Je ne suis pas la seule,





MAIS, ET VOUS ?
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Jeudi 27 septembre 2007
Parce que VOus prétendez ne pas me cOmprendre,
m
On seul suppOrt est la maladie.
Parce que v
Ous ne souhaitez pas être le baume qui appaisera mes TCA,
m
On remède pOur guérire sera la mOrt.



sleeping-pill-ver-2-by-kamorek.jpg



Texte un peu extrémiste, je l'avoue... Mais pas si loin de la vérité.
Je me sens mal ce soir ; ce n'est pas bon d'être prolifique dans les moments de déprimes.




Réaction suite à plusieurs commentaires :
Vous. C'est un pronom qui en dit long sur le monde en lui même, un pronom respectueux, distant, lointain - car, oui, nous appartenons à des mondes différents. Moi, je crois que la différence stimule l'intéret, est l'occasion de débattre, d'échanger, de partager, de créer des polémiques, et, Vous partagez mon avis, car, Vous aussi lisez ces mots en ce moment même. Vous n'êtes pas pro-ana. Ni anorexique. Ni boulimique. Vous ne connaissez qu'à l'à peu près la signification des signes "TCA" et "ED".
Mais vous êtes interessé, puisque Vous lisez même encore ces nouveaux mots qui déferlent en vague sur mon écran.
Alors sachez que "TCA" c'est "Trouble du Comportement Alimentaire" et que "ED", c'est sin équivalent anglais, "Eating Disorders". Bien évidemment, vous n'en êtes pas atteint. Je le sais...

Mais alors, pourquoi, lorsque vous apprenez que je suis pro-ana, pro anorexique, boulimique également, atteinte de désordres d'ordres alimentaires mentaux, vous déclarez d'emblée "ne pas comprendre et ne pas vouloir comprendre" ? Pourquoi ? La maladie ne sucite t-elle en vous aucune autre réaction que le dégout ?

Ne pouvez vous me faire partager autre chose que de la pitié, et des conseils déplacés ?

Moi j'en souffre. Bien sûr, parce que de mes articles vous ne retenez que ce qu'il vous plait. Et moi, plus que tout, je tiens à ce que l'on me reconnaisse telle que je suis, que, à ce moment peut-être, on me juge assez interessante pour entâmer une conversation. Moi j'en souffre, de votre incompréhension chronique...

Et si vous ne comprenez pas, que votre personnalité banale, commune et égocentrique vous amène à baisser les bras les premiers conseils ridicules dispensez, s'il vous plait, ne vous prenez pas d'intéret des gens atteints de TCA, des pro-anas. Nous ne sommes pas des bêtes de foire, alors Vous, prouvez-nous que vous êtes humains...




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Apporte-moi mes cachets
Serre bien ma camisole
Accèle encore le son de ta voix
Ma techno-délire psychédélique
Apocalyptico-dramatique...

Sirènes obsédantes
Métal hurlant, plastique qui résonne
Aux arcades d'acier de l'oreille
Entartrée par ton ouïe déficiente

Des éclairs choppent tes yeux au hasard
Les lasers t'étranglent et t'enfoncent leurs dards
Cette nuit suçera ma sève
Moi je m'en fiche, je "rave"

{au Refrain}

C'est le grand rassemblement
C'est la fête ou la teuf des Grands
Aux yeux équarquillés, aux pupilles dilatées
Et aux coeurs dressés

Par le battement de coeur
Qu'elle te prend sans savoir
Ton pauvre coeur qui n'en peut plus
De ne plus pouvoir respirer

Eh toi p'tit con !
Qu'est-ce que tu fais là ?
Dis-moi p'tit con,
Tu viens franchir le pas ?

Mais t'ignores le parfum
Enivrant, obsédant
Qui te couvre d'ivresse
Te transforme en détresse
Et peut faire de ta soirée
Comme une éternité à crier

{au Refrain}

Mais au nom de la vie d ces quelques uns
Qui sont restés bloqués sur ton drôle de chemin
Au nom de mon ami malade
Qui hurle au fin fond d'son hôpital

{au Refrain}


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par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Jeudi 27 septembre 2007


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4h33 au début de cet article. Tard, tôt, je vais bientôt dormir, donc pas de problème. Dans une heure tout au plus, si le bruit des touches ne réveille pas mes parents avant. De petites saucisses de franquefort boudinées qui tapotte grassouillettement sur un délicat clavier métalisé, ce n'est pas du plus discrêt effet. Je souhaite pouvoir terminer cet article avant, sinon je vais cracher tripes et boyaux. Vomir, plutôt, vomir mes mensonges, mes cachotteries et ma vie misérable comme du marshmallow rose entre deux lèvres glossées, sous deux yeux de gazelle (et c'est le cas de le dire.... Oui, vomir, vomir, pardon, Ana, pardon, pardon, pardon, mais, Ana, il faut que je te dise que j'ai vomi. Encore...
Deux fois aujourd'hui, j'acquière la technique, non pas pour le faire (celle-ci, je l'ai depuis bien longtemps...), mais pour le cacher. La boulimique, si elle prend sur elle et se cache, est trop voyante pour être calculatrice comme moi...
Vous vous en doutez je n'ai "pas le droit" de vomir. On tolère mon anorexie, on s'en fout, mais les vomissements c'est "sale", ça pourrie l'image de notre petite famille de bourge. Donc pas de vomissements. Accessoirement, il est vrai aussi que c'est très dangereux voir mortel à répétition... Mais je ne peux faire autrement. Je ne réalise pas que je vomis lorsque c'est le cas. Je mange, le sourire au lèvres, je me lève, débarasse mon assiette et vais prendre une douche. LA DOUCHE. C'est la solution pafaite, elle justifie le temps variable passé dans la salle de bain tandis que le moteur de douche et le bruit de l'eau camouflent ceux de la purge.


Et vomito... Et vomito... Et vomito... Et vomito...


Oui, le vomito, je m'y connais. Je me déshabille, pour ne pas tâcher mes vêtements, allume la douche et le moteur, fais couler le robinet, avant de ne m'attacher les cheveux. Je suis prête, je bois de l'eau chaude, 4-5 gorgées sans respirer pour faire gonfler mon ventre et m'assurer que tout ressortira sans trop me brûler l'oesophage. C'est bon, mes parents n'entendent rien, moi non plus accessoirement. Je n'ose même pas me regarder dans le miroire... Ca me fait peur, le soir, je mange, toujours trop, bien sûr. Mais j'en ai besoin, de ce repas, sinon je crise. Alors il faut que je le vomisse pour maigrire... Vomir, mais où ? Toilettes, lavabo, douche - oui, j'ai déjà vomi dans ma douche. Je peux rester debout, me nettoyer entre chaque tirée, et avoir la garantie que la tuyauterie restera dégagée. Et puis je peux abuser sur le produit nettoyant après le vomito, histoire de faire partir odeurs et résidus...

Et vomito... Et vomito... Et vomito... Et vomito...


Oui, on se croirait dans une pub. Mais, vomir, ce n'est pas exceptionnel, chacun le fait sans regrêts, moi non plus. Il suffit que je ne croise pas mon reflet... lorsque ça arrive, j'ai peur. Une main portée au visage, trois doigts détendus dans ma bouche, la machoir tremblante, la peau de la main totalement brûlée, les filets de bave qui s'écoulent encore sur ma peau. Mon coude plié sur mes hanche, et mes ongles qui s'enfoncent dans leurs graisses. Oui, le visage de la faiblesse. Une fille sans volonté, une fille sale, une fille ininteressante. Elle se goindre, s'empiffre et va vomir juste après. Aucune résistance. Elle est tout simplement aspirée par les chiottes, sa vie commence et se finira dans les toilettes...



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Je nettoie tout. Je passe la douche, fias partir le principal en laissant de côté ce que j'ai goulument avaler sans mâcher au dernier repas. Une purge après la purge. On ne se sent pas propre pour autant après avoir vomi... L'eaui part dans la bonde. Je ramasse les morceaux mis à part avec des gants et un chiffon, puis je jette tout à la poubelle depuis la fenêtre, grâce à un système ingénieux. Je prends une éponge, néttoie le tout avec du gel douche. murs, sol, bonde et portes vitrées, jusqu'à ce que tout sente le propre. Je me nettoie moi, enfin. L'eau utilisée aurait de quoi terrifier les militants pour la sauvegarde des eaux douces, qui se font rares... Et c'est fini. J'ai vomir, tout le monde est bien ocntent. Je me pèse, compare le avant/après vomito. Je perds 1,5 kilos d'un coup. Je n'arrive pas à m'en réjouir, nous verrons demain. D'ici là j'ai encore le sale goût des aliments en bouche...

Et vomito... Et vomito... Et vomito... Et vomito...


Pas d'illusions de mon côté, je recommencerai demain, probablement. Ais-je vraiment osé dire un jour "anorexia is a lifestyle, not a disease" ? Oui, of course, mais aujourd'hui je comprends que l'anorexie, l'ont n'en fait son mode de vie que parce que l'on est malade... Le goût de l'erreur est bien amère. Il y a tant de choses que je comprends maintenant, je ne les partage qu'avec peu. J'aimerai LUI dire... LUI, c'est une fille. Je l'aime. Je crois... Mais je sais qu'elle déteste les esclaves de leur volonté... Que si je lui disais que la pro anorexie est le seul moyen de me donner un rien de force, elle m'abandonnerait à mon sort pour mener sa vie palpitante. Sans l'anorexie, la mienne est trop ennuyeuse, je m'en désinteresse. Elle est la seule chose que j'y aime. J'ai besoin d'elle. Mais tous les soirs, encore et encore, je vomis, je purge, je recrache ce que je peux... Les vomitos, c'est la misère... Il va falloir lutter, une difficulté de plus, mais nécessaire néanmoins. Moi, je veux vivre...


JE NE VEUX PAS FINIR SEULE AU DESSUS DE MES W.C. !

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Ana-moi.

par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Jeudi 27 septembre 2007
Free hugs... Qui ne connait pas encore cette publicité aussi orginale que frappante ? Peu d'entre vous probablement ; cette pub, elle marque, elle interpelle, l'on s'en souvient et on l'apprécie au point de conclure sa dernière année au collège ou au lycée en passant les couloirs familiers un bout de carton caligraphié "free hugs" dans les bras...


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Le slogan ? : "Le sida ne se transmet pas comme ça. L'amour, si."

Vous y croyez, vous, à cette pub, par principe, et même, parce que votre ami la télévision, vos tuteurs les médias de masse vous incitent à en tirer une leçon. Bien sûr, la leçon vous l'avez tirée, plus de discrimination pour le sida, mais voyez bien qu"à ne suivre que les informations que l'on daigne vous donner par les médias, vous perdez tout bon sens...

Un peu de fierté, un peu d'orgueuil, un peu de bon sens, sinon. Car oui, bien sûr, les séropositifs ne doivent pas être discriminés, mais qu'en est il des pro ana ? Des anorexiques, même. Des boulimiques... Toutes ces maladies, vous ne les comprenez pas, elles vous font peur, et, pire que tout, ces maladies vous mettent à part... Vous les haïssez pour cela, et vous haïssez leurs porteuses. Vous les insultez, vous les discriminez, vous les attaquer sans raison apparente et sans ouverture d'esprit pour la plupart d'entre vous... N'avons nous pas droit à la chaleur humaine ? N'avons nous pas le droit d'être appréciée, d'avoir de la compagnie ? Je peux prendre un ami dans mes bras, je peux entamer une conversation avec une fille, et comme dit :

"l'anorexie ne se transmet pas comme ça. L'amour, si."

Je ne demande pas d'amour, pas d'aide, juste le droit à l'égalité ; bien sûr, c'est moins in que les mouvements féministes, moins répendu que les aides humanitaires ou les numéros rouges... Mais n'ais-je pas droit pour autant à être considérée comme les autres ? A parler ? A donner mon avis ? A converser ?

N'ais-je pas le droit d'aimer ?


Récemment, l'on m'a dit que je n'avais pas le droit à la vie, que ma simple existence rendait malheureuse ma famille, que si j'étais malade, j'allais pourrire mon petit ami, et que, pire que tout, je n'avais pas droit d'avoir un enfant. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?


Aux gens que j'aime, je donne l'amour. Pas la maladie.




Ana-moi.
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Jeudi 27 septembre 2007
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Au dessus de tout...


Les critiques, la réprobation générale des jeunes filles aussi saines d'esprit et de corps que banales, les insultes des anciennes anorexiques, l'envie poussée à la jalousie des autres, l'hipocrisie des unes, les remarques blessantes des autres, les commentaires à côtés de la plaque de celles qui veulent vous "aider", l'incompréhension de la famille et des proches...ça ne m'atteinds pas. Nous ne sommes pas du même monde, les anti pro ana ne me blessent pas, les gens normaux ne parviennent pas à me comprendre assez pour émettre un avis interessant, en dehors de quelques rares élus qui sont eux, compréhensifs. Quelles que soient leurs méthodes, le monde ne parvient pas à me convaincre que je suis haïssable, que je me trompe, que je me dois de "tout arrêter", car, à défaut de me comprendre, ou de savoir ce que je vaux, je sais ce que je suis (sans pour autant prétendre être celle que je souhaiterais être, ou telle que je souhaiterais être...).

Je laisse couler les insultes, je laisse passer les affronts, les critiques fusent, les remarques passent, et je sens petit à petit mon esprit combatif couler entre mes doigts, ne laissant derrière lui qu'une enveloppe charnelle imparfaite.
Et je me dis qu'un jour peut-être, alors qu'il coulera entre mes doigts, moi, je me coulerai en enfer. Enfer...

Toutes ces références bidons, on les notes, on s'arrête dessus, tique et critique. On me juge croyante, extrémiste, totalement dingue, on me fait part de théologies déjà couchées sur papier, éditées et réeditées depuis bien longtemps... Je ne suis pas croyante, ces références sont totalement ironiques. C'est une forme d'humour que je partage avec certaines personnes qui viennent en visiteurs silencieux, ne laissent pas de commentaires car, s'ils me respectent, ils ne comprennent pas mes TCA. Donc pas de croyances quelquonc, je suis athée, et cela pour le reste de ma vie.

Mais si les première coulent, les deuxième glissent en ombres sur le site sans laisser de trâces, les troisième retiennent toute mon attention, me bloquent, me hérissent le poil, me tuent et me détruisent à petit feu...
Les pro ana, ces jeunes filles qui sur les forums vous adoptent, vous parraines, vous adresses compliments et dédicasses partout où elles passent, vous dédient des sujets, avant de ne vous descendre sur leurs blogs vip, de ne vous attribuer un nom, un adjectif, un quelificatif qui vous suivra jusqu'à la fin de votre vie... Car des types, des genres, des groupes, des castes et des sous-groupes de pro ana, il y en a. Les fake, les extrémistes, les hard, les tarées, les véritables ano, les régimeuzes et les pro ana athées, les petites nouvelles qui déboulent sans TCA ni envie aucune de se perdre dans l'anorexie, de se réfugier dans un régime, un mode de vie qui les sauverait du desespoir, avec la simple ambition de maigrire.

Les pro ana, si gentilles soient elles ensemble, elles sont seules. To remain with ana all the day, I always forget that I am alone... On s'aigrit avec le temps, on se persuade que sa seule méthode est juste, et on refuse en bloc celle des autres, trop extrème, ou au contraire trop retenue. Moi, je fais dans la modération, je préfère rester en dehors de tout et continuer à me balancer au dessus de vos crânes en train de se déguarnir en regardant mes propres jambes se décharner.

Lorsque vous vous balancez cependant, il y a toujours un cailloux pour heurter votre tête. Rien ne sert alors de demander qui a jeter la pierre, elles se cachent, par devant elles sont vos amies, par derrière elles vous plombent et vous collent une étiquette. Les étiquettes... je déteste ça, on m'en a affublé pas mal avant que je ne m'en libère et me prône "à part", "en dehors", underground, sinon... En marge, et puisque le monde n'est apparemment pas assez grand pour moi, que je ne compte pas descendre trop bas, je me contenterai de me balancer au dessus...

Je suis désolée si je suis agressive, je ne m'énerve pas souvent, mais la réalité est bien amère. Mes propos ne vous concernent probablement pas, sinon l'une d'entre vous, donc ne vous reprochez rien, vous êtes pratiquement tous et toutes blanches (vierges ? ^^) de mon côté, et je ne fais que crier dans le vide, probablement, mais j'en ai besoin, c'était le cailloux de trop, et je me sens couler très très bas...

A celle concernée, je dirai seulement qu'elle ne s'inquiète pas de l'ombre sur sa piscine, ce n'est que l'ombre de mes pieds qui se balancent en rythme au dessus de son petit monde minable, et pourraient bien un jour ou l'autre finir par l'écraser...




I will make flee the world...

(muahaha ^^)


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Ana-moi,
Emma le temps d'un coup de gueule.
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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