Présentation

  • : Emmanorexie
  • : 25/09/2007
  • emmanorexie
  • : Emmanorexie est un lieu de compréhension, de soutien, d'horreur, aussi, parfois. Quel que soit le moyen par lequel vous soyez arrivé sur mon blog, sachez que je suis pro-ana, que je me veux anorexique, mais que je n'attends rien de votre part et que je n'aiderai personne à l'être. Je n'influencerai pas, même inintentionnellement les gens. Je ferai attention, faîtes de même, et, bonne lecture...
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Commentaires Récents

Je t'aime.

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Samedi 29 mars 2008
Cher accessoire paternel,

Je vois ta voiture qui quitte à reculons la cours de notre maison ; ton bras qui enlace le siège du passager, glanant quelques effluves féminines, trâces olfactives à demi effacée de tes tromperies. C'est bien volatile, une odeur, bien imperceptible, une tromperie, bien volage, un homme - mais ça, papa, je le savais déjà. Tu me l'as appris toute petite, lorsque tu me disais que le travail était le plus important, parce que de ménage heureux, de couple fidèle, il n'y aurait pas. Mais de toute façon, c'est toi qui m'a dit, quand même, que j'étais prédestinée aux études, pour être la plus intelligente
- mais aussi la plus laide. Je te ressemblais, papa, nous étions pareil, exclus tous les deux, et d'une asocialité troublante de similitude. Nous simulions en coeur la joie d'être parmi les notre, et ne manquions pas de chercher à nous évader, ensemble.

C'est pour toi, que je travaillais, papa, c'est toi qui me faisais quelques petits cadeaux quand je remmenais beaucoup de A, c'est toi qui répondais lorsque les gens me demandaient comment ça allait à l'école - et j'avais une confiance absolue en toi - et toi en moi. Dis, où es-tu parti, papa ? Pourquoi est-ce que tu m'as abandonné dès que Petit Frère est devenu assez grand pour vouloir visiter des chateaux avec toi, lui aussi ? Je t'en voudrai éternellement, de m'avoir abandonné ;

Parce que moi, maman, tu le sais très bien, que je ne l'aime pas, papa. Papa, je souffre que tu m'ais oublié. Je me dis trop tard, trop loin, tu es parti de la maison, et tu n'y reviens que pour fumer un petit joint, pa. Papa, nous aurions fumé ensemble, comme ma meilleure amie et son père, qui est si drôle et gentil, nous aurions fait pareil, plaisanté, nous serions allés voir une foultitude de concert.

Mais tu me gifles trop souvent pour ça, papa, tu es trop loin, tu m'en veux, aussi, d'avoir failli causer le divorce - et tu ne comprends pas pourquoi je suis un tel pagnier percé. Oui, pagnier percé, et mon coeur qui est parti au milieu des pièces, sur le même ton, et autant de résonnance - mon coeur, papa, il était vide, tu le sais. Heureusement qu'il me reste un cerveau, et des souvenirs, parce que sinon, je crois que j'aurais donné de l'argent, de ton argent à n'importe qui.



Arrête de me donner de l'argent, papa, je le dépense en paquets de cigarettes et en bouteilles de vodka - tu le sais, et tu le fais quand même ! Je m'achète des sous-vêtements qui me servent à gagner tout un tas d'argent. Et j'en glisse sous les feuilles de ton imprimante, et tu t'en sers, pour acheter ce qu'il te faut, papa;

Peut-être est-ce pour cela, papa, que tu ne me vends-pas à maman quand je vomis tous les soirs ? Tu m'as déjà entendu tellement de fois, ça te parait normal, et tu sais que je fume, et tu ne dis rien, du moment que ce n'est pas trop évident. Tout ce qui compte pour toi, c'est que je garde au minimum 17 de moyenne générale ; 16,9 ce trimestre, tu n'as pas nettoyé derrière moi, après mes crises, et maman a remarqué qu'il manqué tous ces aliments...

Je n'y peux rien, moi, tu le sais, papa, je suis sûre que tu t'automutilais étant jeune. Et ces tâches, sur le bras, que tu laisses apparaître sans rien faire - ça n'est pas une conduite à risque, peut-être ? Mais je n'y peux rien, papa, si je suis faible, si je suis boulimique - c'est parce qu'elle attend trop de moi. Je ne suis qu'un vulgaire panier percé, bon à étudier et à dépenser, je ne peux pas l'aimer aussi fort qu'elle me le demander - déjà que je suis en pleine dépendance affective...

Papa, pourquoi tu ne dis rien, quand elle m'insulte, quand elle me dit que je ne suis qu'une pétasse inutile, une petite connasse écervelée ? Quand elle dit que je suis prétentieuse ? Pourquoi tu croises les bras, dans les cuisine, pourquoi est-ce que tu t'assois ? Tu le sais bien, toi, pourtant, que je n'y fais pas exprès ! Quand je pars à Lyon, c'est simplement parce que j'éprouve le besoin très fort de mettre une balle dans la tête de mon violeur, ce n'est pas un caprice de gamine ! Papa, pourquoi tu ne le dis pas ?
Papa, pourquoi tu ne le sais pas ?
Papa, pourquoi diable, est-ce que tu ne cherches pas à me comprendre ?

Tu es tellement gentil, papa, mais tellement absent ; tu finiras par être aveugle, ce sera bien fait pour toi, papa.
Ou un jour, c'est dans ta tête, que je mettrai une balle - ou seulement après maman.

Parce que vous me pourrissez tellement la vie...



Sage Emmanuelle,
élève de 3ème 4.
par Emmanorexie publié dans : lettres
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Samedi 29 mars 2008
Je ne hurlerai pas de jalousie, j'y arriverai, parce que je suis plus forte, plus belle, plus intelligente que ça ; la jalousie, c'est pour les gens qui ne sont pas sûrs de leurs sentiments ; pour les paranoïaques qui n'ont pas confiance en leur amour ; pour celles qui n'ont pas confiance en elles - même ; pour les merdes telles que moi, incapables de retenir qui que ce soit à leurs côtés.

Pour les masses trop maigres pour affecter un quelconque pouvoir d'attraction. On appelle cela de la physique, très chèrs.

C'est vrai, ça, merde. Je n'ai jamais réussi, de l'enfance où ma grande soeur me volait toutes mes amies, me menaçait d'abandon si je ne la vénérait pas, me glissait l'idée de s'envoler avec les invités, me laissant seule à la table des adultes, et j'en garde des souvenirs si épéhmères... Et des larmes, dans la poussière, derrière chez moi, à piétiner le bitum qui recouvrait déjà la gare et à arracher les mauvaises herbes de la forêt de roseau qui en tapissait les coins sombres. A l'époque, déjà, je me souviens, avoir souhaité prendre les seringues couvertes de terres, roulant dangereusement sur les cabanes secrêtes des enfants du voisinnage pour me les planter dans les joues ; peut-être cette maudite rougeur serait-elle partie ; s'en serait-elle allée ; peut-être , aussi, aurais-je arrêté de pleuré - et personne ne l'aurait su, et j'aurais eu l'air bien plus grande... Plus mature, puisqu'il n'y a que ça, pour justifier l'asocialité.

Puis, quand on grandit, je présume qu'on se prétend antisociale.

Et ça marche, plus ou moins. On reste seule, et c'est tant mieux. Parce que la jalousie, parce que les doutes, ça fait tellement mal ! Je ne hurlerai pas de jalousie, je ne le ferai pas, je ne l'ai pas fait jusqu'à maintenant, il me suffit de recommencer ; simuler ; copier ; et plagier ma propre attitude d'avant - peut-être retrouver un peu de cette décence, de cette innocence que j'ai perdue à m'essayer à avoir des amis, des copains, des violeurs de remplacement. Peut-être, ou pas. • Mais non ! Je vous dis que non - je l'aurais fait aussi pour Martin, sinon, cet idiot, parfaitement monté, aux manières effeminées et aux plaisanteries déplacées - et ces mains caleuses ! - lever le bras, et me saluer comme la Führer, et me glorifier - oh, oui, tout à ma gloire de me faire apprécier d'un homme, de me faire insulter, de pouvoir plaisanter et jouer avec lui. Baiser sur les joues, et ce cahier, que l'on se passe avec Amélie...

Bien sûr, que c'est malsain ! Qu'attendiez-vous de la part d'une ordure telle que moi ?

Et ses goûts musicaux pitoyables, si ce n'est pitoyaux, parce qu'un suffixe péjoratif en plus, à l'énnonciation, ça ne fait pas de mal. Jamais de mal, sauf pour ce qui est de la jalousie - et des incertitudes, parce que là, là, maintenant, à cause de lui, je suis FORTEMENT DESAPOINTEE !

Je me sens morte ? Rien qu'un peu, la masturbation - et les fonctions affines en plus...

De quoi se croit-il investi, ce vulgaire nazi, de qui se croit-il la réplique ? - Je la lui donnerai, moi, Ô, et il verra ce que c'est d'être cruel ! Lui, il n'est qu'un vulgaire Martin - un martyr, peut-être, ou un bourreau parmi tant d'autres. Martin, cher idiot, même pas foutu de remarquer mon anorexie-boulimie quand je te vomis devant les yeux, les narines, les mains, cher ange, ou plutôt, toi qui fût l'un de mes anges gardiens, je crois que tu t'envoles pour une folie sans retour.

Je ne supporte pas que tu me traites de pute, que tu m'embrasse, que tu me refuse la bise pour t'assoir à côté de moi. Je ne hurlerai pas de jalousie, pas pour lui, lui, très chers, je m'en fou, il n'y a qu'elle, qui compte, et je meurs de jalousie... Mais n'est-ce pas de ma faute, avec cet appel à supplique, à prière, mais n'est-ce pas moi qui suis en cause ?

Bien sûr, que c'est moi, et je hurle sous mon sachet de cuir, celui qui m'ammène à la potence, celui qui me permet de vomir, en toutes circonstances, sans souiller le sol. Qu'ai-je en plus, au juste ? J'écris mal, j'écris pour ne rien dire, et si je n'étais pas anorexique-boulimique, je n'aurais rien à dire - certes, je pourrais vous séduire, mais là encore, si je n'étais plus nymphomane, il ne me resterait rien.

Ôtez-moi mes folies, que je ne sois rien, que je redevienne comme avant ! Enfermez-moi, que je les cultive. Et si je suis libre ? Je vole. Je plane. Je m'en fou, et j'aime et je hurle de jalousie. Et merde, encore - pourquoi donc, chers lecteurs, me torturez-vous de la sorte ? Partez, ce n'est pas de l'hypocrisie - parce qu'il me suffirait de 0 visites pour enfin faire ce que je dois faire - anorexier, correctement, dans mes règles, sans mes règles, et mourir.

Je suis coincée là par votre faute, et je vous accuse, sans m'arrêter, et vous revenez, et vous accourez. Vous aurais-je converti à un quelconque masochisme ? Encore un peu et vous finirez boulimiques ! Arrêtez de vous inventer des troubles du comportement alimentaire...



Gardez-vous des chemins sombres.
Que je puisse hurler, entourée de silence.
Sans honte.

J'ai recommencé à me ronger les ongles.
Je ne hurlerai pas ma jalousie.
Je la moderai severement sur le bout de ces doigts qui en gifflerait plus d'une.
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Mercredi 26 mars 2008
Anne, ne t'en va pas ; je ne veux pas perdre ne serait-ce qu'une parcelle du maigre contact que j'ai avec toi. Je ne veux pas te perdre. Alors que je me meurtrissais de vieillir, n'as-tu pas prétendu que les seules dates qui comptaient était celles de nos rencontres ? Il en va de même des lieux ! Je n'aime pas ce genre d'actes ; trop symboliques à mon goût / je ne veux pas que tu t'effaces, j'ai besoin de ta présence toute entière, je veux pouvoir deviner ton sourire derrière tes mots, ou tes larmes, parfois, et je veux pouvoir les partager - parce que je ne peux rien faire, ou pas assez. Comment puis-je savoir, si tu n'es pas ici ? Des messages, ça ne suffit pas, et les rencontres sont trop espacées, pas assez abondantes pour me combler. Peut-être que je suis trop avide. Sûrement, même. Mais j'ai besoin de toi, et de ça. Je ne veux pas que tu partes. Surtout à cause de mots idiots, ou de jeunes filles qui, lorsque leurs passions passeront, ne deviendront pas anorexiques. Pro-ana, c'est une mode ; une mode, c'est éphémère. Et tu connais les médias.

Je ne veux pas perdre tout ce qui me tient à coeur. Et comment ferais-je, pour fantasmer quelques concerts parisiens, si tes articles ne m'apportent plus matière à prendre plaisir ? Comment ferais-je ? Et toi ? Un exutoire, ça ne s'abandonne pas comme ça. Ca ne s'assume pas facilement. Je ne veux pas que tu souffres seule. Je ne veux pas savoir qu'une mélancolie chronique te fera du mal, seule. Je ne veux pas que tu sois seule. Je ne veux pas que tu sois loin de moi.

Et je suis tellement égoïste ! Mais, reste... Au risque de parler d'un cercle, que tu romps. On ne te remplace pas si facilement, Anne. Pas si facilement, pas du tout. C'est ta place. On a besoin de toi. J'ai. Je manque. Et j'anticipe déjà. 10 jours, pour te convaincre... ∞
par Emmanorexie publié dans : lettres
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Mercredi 26 mars 2008

"Emma, tu sais vraiment pas mentir."

     _Qu'est-ce que ça me fait rire ! Elles sont bien catégoriques, les lèvre pulpeuses de A., cette petite amie ; elle n'a rien compris du tout ; et elle ne tarit pas de ces mêmes critiques attendries pour M., alors qu'elle, ce n'est pas de la franchise, qui émane, suinte de chacun des pores de sa peau, c'est un géni sensuel savamment placé là, à l'avance, de façon à, peut-être, séduire le public. La salle est comble. C'est un spectacle de haute qualité - ah ça oui, rien à voir avec ces parodies méprisables que m'offrent mes parents - avec elle, au moins, je sais que lorsque sur un banc elle plie le coude, ce n'est qu'avec la pensée spontanée mais si bien tombée d'étendre une jambe fine et interminable devant les yeux extasiés d'un hérétique qui, dans son esprit ne souhaiterait que la toucher. Ah, oui, avec elle, je sais bien ce que valent les mots ; les actes ; les hommes ! ; oh, rien, pas un pour surpasser l'autre, et rire trois jours durant pour faire passer le comique d'une situation digne de livres.

   
_Facile, je dis,
Moulin rouge
, thirteen, ou même encore Virgin Suicides, il suffirait presque de se dire que ses manières sont celles de ces dames mystérieuses. Sauf que comme je suis grosse, chacune de mes paroles n'est plus vraiment soupesée - petit avantage, si je mime le mensonge, on sait que je mens ; et si alors je dis "non, non, je n'ai jamais rien fait de sexuel avec ton frère", que je souris avec un petit air ingénu, un éclat dans les yeux que je dissimule en baissant la tête, on sourit. On me dit, cette même putain de réplique "Emma, tu sais vraiment pas mentir". Et on me caresse la tête. Bande de cons.

    _Ah, si vous saviez, je suis une mythomane en puissance, voyez-vous, de toute ma hauteur grandiloquente - pas si grande, me dîtes vous ?
C'est simplement parce que le poids qui pèse sur mes hanches est trop grand ! Trop gros. A moins que ce ne soit sur mes épaules, j'ai mal au dos, comme des déchets, vos déchets, que vous accumuleriez sur mon corps. Sur mes épaules, vos soucis, qu'ils puissent encore murmurer leurs maux la nuit tombée. Et je partage mon oreiller avec vos esquisses d'emballages
, à jetés, problèmes inutiles et vide de sens - de contenu.

    _Logique, prétendez-vous ? Pas si sûr ! Je suis vide, et pleine de mensonges cependant. Ah, si je devais vous dire tous mes mensonges, vous n'en reviendriez pas ; et mon imagination si débordante ! Exceptionnelle. Allez-y, oubliez tous, et maintenant écoutez-moi dire d'une voix innocente :
Depuis que ma meilleure amie m'a menti sur mon apparence, prétendant que j'étais belle et adulée de tous, que j'ai souhaité me rendre vers l'unique garçon qui me plaisait, et ce depuis ma plus tendre enfance - nous étions voisins, voyez-vous, jouions ensemble, rougissions de voir notre intimité infantile découverte à l'école, dessinions de mêmes monstres imaginaires des après-midi durant - pour lui avouer mon amour, qu'il m'a décrétée laide, je ne mens plus. Je ne me remets pas de cette trahisons, ainsi, ma plus grande qualité est d'être franche - et mon plus grand défaut celui d'être prétentieuse, han !

Ca, c'est un mensonge - le reste, non.

Je mens. Mais pas ici, pas tout le temps, pas trop.
Seulement à moi.

Je suis ce genre de fille, qui a crû, petite, être une fée, jusqu'à ce que sa sœur ne le dise aux parents, et qu'elle ne perde ses ailes. Sa confiance, son estime, sa raison, et sa raison de vivre. Depuis, je dessine, je dessine, j'écris, je m'habille, me déshabille, repeins mes ongles et écoute, écoute attentivement tout ce qui peut ressembler à du rock dans ma bouche. Et je ne suis plus une fée
.

Zone de Texte: Et c'est bien dommage, parce que j'étais bien plus jolie en blonde naturelle, étant petite !

Et parce que les fées, ça fait disparaître un bout de gras en un rien de temps. Un rien de temps, vous dis-je ! Et je m'y connais, j'en sais quelque chose, entre rituels vaudou tournoyant dans les W/C de ma primaire et petit carnet tenu avec ma meilleure amie de l'époque. Notre cahier commun sur les fantômes.

Je me souviens avoir menti, à l'intérieur. Alors, Votre père qui est aux cieux, pardonnez-moi d'avoir décrété m'être fait attaquée par un fantôme qui m'aurait lancé une panneau d'affichage couvert de punaises
, et m'être défendue à l'aide de mes superpouvoirs.

Rien que ça. Dieu, vous me le devez bien, parce qu'à mon passage, sur le sillon de mes pas, les gens s'agenouillent devant la puissance divine.

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- Bref, il fallait que je le dise, parce que l'actualité est aux mythomanes, et qu'un peu de sincérité m'apportera peut-être le pardon de Celle qui compte, My Only One.

par Emmanorexie
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Vendredi 21 mars 2008

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Je ne me contrôle pas, je me régule

Un brin gentille, un rien malicieuse ; maligne, mais pas diabolique. Un peu égoïste, narcissique, mais en secrêt. Cachottière, mignonne, secrête, discrète, mais au rire rayonnant - elle attire l'attention. Elle est sage, pas une seule bêtise, ou sinon de ces gourmandises, de ces envies de lire trop tard, ça n'est pas bon pour elle. Des larmes, un petit sourire timide. Oui, elle est timide, cette petite fille parfaite. Elle se contente de petit bonheur, et canalise les conflits autours d'elle - elle n'aime pas la violence ; elle est tantôt effrayée, tantôt attristée, et parfois révoltée. Mais jamais un éclat, jamais une coupure nette - cette jeune fille est conservatrice. Elle n'écoute pas de musique, mais lit continuellement, de la litterature pour adulte - elle est assidue, elle travaille, cette jeune fille. Elle est douce, ronde, enrobée, à croquer, elle se plait comme elle est, et plait aussi ; mais elle ne s'intéresse pas aux garçons. Non pas qu'elle soit bizarre (comme ces filles qui se tiennent la main en public), c'est juste qu'elle préfère se consacrer à ses études, pour être sûre de réussir. Elle ne sort pas souvent, mais adore aller marcher avec sa famille. Les liens qui les unissent sont très forts - elle les embrasse, ses parents, perpetuellement, quand elle redescend de sa chambre où elle étudie. Elle ne chahute pas comme ses frères et soeurs. Elle est docile ; elle est conciliante ; elle est convéniante ;

C'est surtout aussi, une sacrée menteuse.

par Emmanorexie publié dans : les bases
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Vendredi 21 mars 2008



ça, c'est pour toi.

par Emmanorexie publié dans : lettres
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Vendredi 21 mars 2008



Le chien a vomi dans le carrelage de la cuisine que j'avais aspiré - ma carte a été aspirée chez BNP PARIBAS - lors du coup de vent, en jupe et en face du joli garçon, j'avais encore l'étiquette sur mon string - la crevure de la voisine m'a mordu la main - mon bracelet brésilien le plus sophistiqué s'est coincé dans la machine à laver - les fleurs en plastique du bouquet de tulipes dans le salon me donne des plaques - je hais les fleurs en plastique - mon chargeur de portable est resté sur le balcon toute la nuit sous pluie et neige - le ficus de ma mère est mort - mon père va finalement acheter un cheval - mon estomac vomit tout seul, il ne sait plus digérer, le chocolat, encore moins 
- j'ai pris 200 grammes ce matin - ma balance n'indique pas le même poids, selon qu'elle soit dans la salle de bain en bas ou en haut - ma soeur a vomi par la fenêtre des toilettes - j'ai fait un accro sur mon vernis argenté absolument parfait - j'ai déchiré des bas hors de prix - j'ai croisé une fille qui, au terme de longues discutions, m'avait presque estimé - j'étais en mini-jupe dans la rue, avec mon chien obèse - mon chien obèse a mangé ma tablette - mon chien s'appelle Téquila - pauvres moutons, vous pensiez vraiment que je donnais mon mot de passe à n'importe quel quadrupède ? - j'ai oublié de noter mon rendez-vous chez l'orthodentiste - je déteste Paques - je suis toujours privée d'argent de poche - pourquoi je n'ai pas retiré cette putain de carte ?! - j'ai un rire de merde - j'ai la voix erraillée d'avoir trop vomi - j'en ai marre, d'être boulimiqe - vivement que mon chien crève - mais non, je déconne - j'ai de la cellulite sur les cuisses, comme toutes les femmes - mais je suis une petite fille - je suis une erreur de la nature - deezer, c'est le seul moyen de ne pas déprimer quand radioblog trahit - deezer est ton ami - et le mien - ma playlist n'est pas finie - elle s'est effacée toute seule - j'ai oublié mon cable d'alimentation chez mon amie alors qu'elle s'absenter pour deux semaines dans les ardennes - l'alsace, ça craint - mes parents, ils craignent - je suis une grosse vache, comme ils disent, comme quand ils mangent - je n'aime pas me regarder en face quand je vomis - il y a cinq miroires dans ma sale de bain - miroire ne prend pas de "e" - j'aime ta voix - non, pas toi, espèce de Narcissique - J'ai oublié le nom de ton chat - ma chambre n'est pas rangée - 30 euros pour la masturbation - plus de clopes, plus d'argent, plus rien - peut-être une sortie en boite, ce soir - pas envie - besoin de cigarettes, d'alcool, de drogue - manque - pas envie d'être trop grosse aux milieux des garces qui y pullulent - merde - le vomi serait-il la seule chose de sûre dans ma vie ? Marre, marre, marre, comme cette station dans wonderfull day - j'aime les bondes de douches tournoyantes - je nettoie ma douche tous les soirs - je suis boulimique


Madame anorexique
Madame boulimique
Madame depressive
Madame nymphomane
Madale cleptomane
Madame pyromane
Madame pluriphobique
Madame paranoïaque
Madame infidèle

                                                                           Emmadame est méchante.
Sauf que c'est Emmademoiselle.

 

par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Dimanche 16 mars 2008

J'endurerais bien longtemps encore tous les harcèlements téléphoniques de D. (Ryo de son pseudonyme) si j'ai encore droit à une émotion pareille. Heureusement que dans ces situations là, il y a un lavabo pour vous ratrapper.

Je crois que pour LA RENCONTRE, je vais discourir d'avantage demain. Pas la force ce soir. Encore sous le choque. Encore hystérique. Encore trop heureuse...

Je  ne suis pas sûre que ça s'arrête. 

p.s : rage against hotmail, qui, merde, ne se voit pas très coopératif...

par Emmanorexie publié dans : lettres
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Dimanche 16 mars 2008

Pire encore que d'être la seule personne ivre parmi un groupe de jeunes gens clean, être la seule clean parmi un groupe de jeunes gens ivres. Remplacez "clean" par "lucides", et vous comprendrez que la folie est mon ivresse ; passez simplement cette introduction, et vous subirez avec un tact indéniable ma manipulation pour laisser aux yeux de Mon Only One une subtile et délicate attention. Attention à elle, regardez-là, attention à ses messages, ils font parfois pleurer, je sollicite votre putain d'attentiion rien que pour une minute. Vous me devez bien ça. Ma vie, pour la suite de l'article, mon pitoyable, elle va vous faie bien rire...

Rémy, as-tu ri ? Je t'ai envoyé un message, lorsque je suis rentrée chez moi, aussi folle que lucide, aussi clean que traumatisée ; juste après m'être démaquillée. [...] Oui, là, il y a un problème - car, voyez vous, je suis de cette génération de bad girls, petites punk sans foi ni loi - de celles qui, selon l'article d'un journal populaire féminin, appliqueraient leur déodorant par dessus leurs vêtements, ne changeraient pas, ou presque, de soutiens-gorges, retourneraient leurs culottes au besoin, au bout de quelque jour, et appliqueraient, chaque matin, une nouvelle couche de mascara par dessus la première, poru gagner du temps - le tout au conditionnel, parce que moi, j'ai un peu de décence, un peu de retenue, un peu de tenue, et beaucoup de classe, et une impertinence indéniable : je porte des strings. Je ne m'en démaquille par pour autant, j'aime me sentir laide, le soir, en sous-vêtements dans mon lit, à me griffer le visage et à passer mes ongles longs entre mes cils malmenés par le paté noirâtre accumulé au fil des jours - ou des nuits. Et quand je me démaquille, et quand je me coupe les ongles, c'est que ça ne va pas.

TeenageBadGirl-Cocotte2007-copie-1.jpg



Il est bien étrange, voyez-vous, de sinstaller à rater distraitement le trait d'eye-liner de l'une de ses amies, sur une baignoire déjà occupée par un ancien petit ami tecktonik killer - qu'il la tue, sa merde, sa colombe avec, et qu'il emporte son rose fushia sur ses pas effeminés, tergiversant sans y prêter réellement attention de la rupture officielle à venir. Et écouter sa meilleure amie anorexique discutailler à travers la porte, depuis le téléphone que tient le raté casséex-casé en question. Et royalement ignorer ledit idiot. J'ai une merde noirâtre supplémentaire à superposer sur les yeux chiasseux de mon autre meilleure amie, moi ! Et un ancien petit ami à divertir de mes sourirs, de mes bêtises, de mes salives mieilleuses déversées sur la scêne à venir - que c'est méchant, que c'est bas, que c'est fourbe, et quelle garce, celle-là ! Garce, oui, mais on parlera d'elle lorsqu'elle s'en ira, et même si elle est trop grosse pour qu'on l'a déshabille - elle ne sort pas de ses vêtements, qu'elle ne quitte d'ailleurs jamais - est-ce qu'elle se change, au moins ? Elle est le sujet de nos fantasmes. Il suffit d'oublier son inexpérience, sa graisse et ses façons de hurler quand on la touche - de douleur, de peur, de plaisir, quelle importance, ses cordes vocales déchirent les oreilles.

Quand elle crie, seule dans son caddie, comme c'est drôle, comme c'est divertissant, c'est une bien belle bête de foire, la petite Emma, et son gras dépasse du grillage métallique, elle doit avoir froid, avec son petit top à volant, la petite Emma, une petite rigolote, ah, ça, il n'y a pas à dire ! On aura passé une belle et bonne soirée, grâce à elle, la marrade assurée, et quand en plus, elle doit promettre de sucder et de se déshabiller pour sortir, elle est bien bonne - enfin, pas si bonne que ça, bien conne, surtout. POurquoi elle est montée dans ce caddie ? Elle le sais, pourtant, qu'on l'aime pas, nous, elle fait pas partie de notre monde, d'ailleurs, elle a même pas bue, ce soir, ça devait être poiur se délecter de la douleur de F. quand elle lui a annoncé qu'ils allaient faire une pause - alors que c'est elle qui l'a trompé, en plus ! Quelle culot ! Et quelle cul, à la bousculer, dans son caddie, ses vêtements ne couvrent plus grand chose ! Fuat dire qu'ils sont trop petits pour son anatomie démesurée...

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Mais, moi, j'ai peur dans mon caddie. J'avais confiance, j'ai oublié la pente vers laquelle il m'a dirigé, l'autoronuméros échangés, blagues vaseuses partagées, rien de bien méchant, ni de bien sincère. Je me suis couchée dans le caddie quand tu me l'as demandé. Je n'ai pas résisté, refuser, c'était se voir attitrer le pseudonyme de 'miss coincée'. Je me suis allongée, agenouillée, tout ce qu'il te plaisait et te convenait, dans ce putain de caddie.

Ouais, hein, qui a l'idée de faire une soirée caddie au Super U ? Avec des inconnus, complêtements ivres et déchirés ? Moi, un joint, ça n'a rien changé, en talons aiguilles et veste bien trop fine pour me protéger du ventute vers laquelle il m'a fait glissé, ça roulait, ils étaient mes amis. Après tout, on a passé une bonne soirée, non ? Y., T. et les autres. Et puis, je suis celle qui, avec sa rupture en direct, vous a occasionné un spectable qui vallait le coup, le dérangement, et le prix du popo-corn. Je suis celle-là. Je suis cette fille.

Oui, cette fille que vous naimez pas, et que, fuck you, vous avez enfermé dans un caddie, l'emboitant à la suite des autres, reliant les chaînettes et me cloitrant, prostrée, contre le sol du grillage à vous hurler de me laisser sortir. Ca vous excite, ça vous fait bander, que je crie, je le sais, j'ai l'habitude, et en griffant à travers le grillage, je l'ai senti. Je suis de ce genre de filles que vous aimez à torturer. Je le sais. Mon viol, ne me prenez pas pour une conne, je m'en souviens très bien. Je ne l'ai pas inventé. Je ne l'ai pas inventé. Je ne l'ai pas inventé... Si ?

Je ne crois pas avoir été consentante à mon malheur. Mais, à fréquence, lorsque vous le débitez, je pourrais y croire. J'ai peur, prostrée dans mon caddie, merde. J'ai peur, et je n'ai même pas un peu d'alcool pour me réchauffer. Devinez pourquoi ? Par sens des convenances, et, parce que je l'ai promis. Ces putains de promesses qui m'enchaînent sur un parking à 1h02, sans portable. Seule. Misérable. Pitoyable. Je collectionne les frustrations et les larmes de rage. Les folies. C'est du pareil au même... - Justine.

J'aurais dû l'étrangler, quand je tenais son cou, la main hors du caddie, merde. Regrêts, une presque nostalgie.

Mais, après tout, je m'en fous, allez tous vous faire enculer à sec.

Et puis, en plus, encore, déjà enfant, les caddies, ça ne m'évoquaient que des jeux illicites et réprehensibles par les mamans trop attentives aux regards des autres.

par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Samedi 15 mars 2008

\ Bon, je vais me bourrer la gueule, et aller déscendre la rue de Bernolsheim-les-bains en caddie du Super U, histoire d'avoir quelque chose à raconter ; quant au bourrage de gueule, c'est parce qu'il faut être tarré pour dévaler cette pente autrement qu'à pied - ou justement saoul ; parce qu'un même nombre de visite alors que je n'écris 0rien ça me désole,  ça me brusque, me frustre, me vèxe, merde. De toute façon c'était prévue, et puis, avec les gens, on va passer la nuit sur la grue près de l'autoroute. Et je raconterai le froid, je raconterai des choses.

\ Je n'écrirai plus  de niaiseries - ou, en tout cas, plus dans mes articles.
Je me demande aussi, d'ailleurs, si je ne devrais pas arrêter d'écrire tout court, parce que mes lettres, je ne pourrai pas les envoyer avant d'avoir récupéré mon portable, et que mes articles, ils tombent sous les yeux de ma meilleure amie.

\ Un gosse, un divorce empêché de justesse et quelques séances de psy, écrire, ça n'apporte que du bonheur. C'est bien connu.

\ Je suis grosse___




eddie-sedgwick-25529.jpg 

Eddie, la muse d'Andy Warhole.

// Je ne suis la muse de personne.
D'ailleurs, je ne suis rien pour personne.
On ne me dessinera jamais.

// Parce que ces vieux peintres, qui aimaient les formes, les courbes, la volupté et le volume des bourrelets d'une chaire aux vagues gracieusements (grassement ?) successives au succès, aujourd'hui, ce ne sont plus  aujourd'hui que ces vieux pervers qui, dans la rue, s'attarde avec un oeil lubrique sur les formes des filles.

// Je crois que je vais devoir me contenter d'autoportraits.
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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