Présentation

  • : Emmanorexie
  • : 25/09/2007
  • emmanorexie
  • : Emmanorexie est un lieu de compréhension, de soutien, d'horreur, aussi, parfois. Quel que soit le moyen par lequel vous soyez arrivé sur mon blog, sachez que je suis pro-ana, que je me veux anorexique, mais que je n'attends rien de votre part et que je n'aiderai personne à l'être. Je n'influencerai pas, même inintentionnellement les gens. Je ferai attention, faîtes de même, et, bonne lecture...
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Commentaires Récents

Je t'aime.

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Jeudi 28 février 2008
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*    J'aimerais habiter dans un maison sans cuisine ni toilettes, avec tous pleins de posters - même un appartement. Même minable. C'est pas l'important.


*    J'aimerais habiter
dans un sous-marin jaune.

*    J'aimerais habiter d
ans un chateau, pour réaliser les rèves de princesse de ma grand-mère, parce que je me souviens qu'un jour, je lui ai promis que j'aurais une immense propriété avec chevaux, chiens, perrroquets et jardins, pour qu'elle puisse jardiner.

*    J'aimerais habiter d
ans une boite d'allumette, parce que moi et les allumettes, c'est toute une histoire d'amour.

*    J'aimerais aussi habiter d
ans une maison close, parce que le principe, c'est bien qu'enfermée à jamais, je ne doive jamais imposer aux autres ma laideur ? Je vous épargnerai quelques obscènes atrôcités...

*    J'aimerais habiter d
ans un placard, à côté de mes anciennes poupées - et ne jamais bouger, pour qu'un jour, peut-être, la fine pellicule de poussière capture mon maquillage.

*    J'aimerais habiter dans mon lavabo - peut-être qu'un jour, à stagner dans une eau savonnée et désinfectée, je finirai par perdre peau et graisse sans effort. Joyeux TOC.


*    J'aimerais habiter d
ans un étang, ensevellie sous sa boue, ou encore, dans ma demeure du puis des eaux, maison des fonds des mers, comme la fée Vivyan.

*    J'aimerais habiter dans un nuage.

*    J'aimerais habiter dans un frigo.

*    J'aimerais habiter dans les cuvettes de toilettes public - et me lier d'amitié avec une femme de ménage noire abondemment bonne, dégoulinante de gentillesse.

*    J'aimerais habiter dans un arrondissement de Paris, pour être plus proche de toi, en attendant l'appartement. Ou la maison.


Je le savais que l'amour c'était au conditionnel. Y'en avait des bons, pour le chanter. Mais, merde, je peux vraiment pas rester ici.


par Emmanorexie publié dans : les bases
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Mercredi 27 février 2008
Portable confisqué -  pas certaine d'oser un jour en parler à mes parents, pas certaine de pouvoir le récupérer, donc.

Je suis défigurée, ça m'apprendra à me battre, ça ne se fait pas, pour une fille, ça n'est pas respectable. Une large griffure sur la lèvre supérieur... Ca m'apprendra à embrasser des gens dans l'herbe, alors que je suis "casée". Ca m'apprendra, ça m'apprendra, et, je vous le promets, jamais plus je ne recommencerai. Je suis une sale ordure, mais c'est fini, ce mal de ventre, cette culpabilité sur mon estomac, elle va vous apprendre, à vous, comment un déchet tel que moi, peut finalement atteindre la perfection.

Et mon corps, que je frotte, dans le noir, jusqu'à se qu'il soit propre. Un mieux négligeable. Et mes heures passées dans la salle de bain, à attendre devant la porte, à tirer sur la clanche pour m'assurer que personne n'entrera. 

Toc, toc, toc, es-tu là ? Ces troubles qui me tuent, merde. Je suis défigurée. Je n'ai plus mon portable. Et même mon ordinateur est bloqué par le "contrôle parental". Fuck off, je les enmerde, je l'ai fait sauter, mais je n'ai pas encore trouvé le mot de passe administrateur. Question de temps.

Un temps si laid... Un article pourri. J'en ai conscience. Pardon. Mais sachez juste qu'à ceux qui m'enverront des sms, je serai incapable de répondre.

Merci. Je ne signerai pas, mon prénom, mon surnom, qu'importe, il est laid.
par Emmanorexie publié dans : lettres
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Samedi 23 février 2008
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Las de me trouver quelques termes introductifs à rédiger à une vitesse
inconcevable, pour impressionner les gens qui me regardent écrire, je commence de suite par une croix sur un morceau de papier ; je marque ma crise ; je la place dans un tableau ; je me guéris de ma boulimie pour mieux anorexier encore. Pour(quoi) guérir ? Je doute, je m'assied contre un mur,  en hauteur, les jambes en "L" inversé; musclant mes cuisses, mes fesses et mes abdominaux. La graisse qui se coule vers le sol me convainc de ne pas craquer. Du reste, il suffit de savoir qu'hier soir, je me suis découvert le talent de vomir sans même avoir besoin de mes doigts, par une simple contraction de mon abdomen. Ca m'a fait peur. Vraiment. C'est effrayant, de savoir, qu'après quinze ans d'existence hétéroclite, j'arrive encore à me surprendre... C'est un peu désorientant (déconcertant, désapointant, lala...) aussi.

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Alors, aujourd'hui, j'ai vomi pour le plaisir. Je n'avais pas fait de crise, j'avais simplement un peu trop mangé, à une heure déraisonnable, mais, par passion de la souffrance, par dégoût de moi même, par ennuie, aussi, je me suis lentement dirigée vers les toilettes. J'ai caressé d'un doigt la cuvette des W.C., avant de ne m'y précipiter la tête la première - avec les doigts, c'est bien plus honteux. Se salir totalement, se racler, des dents, le dos de la main. La chair à vif, le goût amer dans la bouche, parce que je n'ai pas assez mangé pour vomir, les rejets, finalement, de couleurs chaudes, un véritable camaïlleu, vous auriez vu ça, vous n'en seriez pas revenu. Salissure aux comissures de mes lèvres, lèvres enflées, visages boursoufflé et maquillage en ruine, en pagaille, en larme.

J'ai des fleurs qui me poussent sur les yeux, leurs pétales sont noires et se dispersent depuis les pupillent. Ce sont des violettes waterproof. Les violettes se fanent, tandis que mes doigts s'aventurent encore dans ma bouche.

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C'est absoluement indécent, et ils caressent ma langue, et le goût abominable, immonde, et l'odeur nauséabonde communicative me donne d'avantage encore la nausée. Je me sens nauséeuse, oui, c'est le mot, mais, pourtant, incroyablement lucide. Je me vois dans le miroire, quand je me lave, par la suite, les mains. Et je n'oublie rien. A l'instant encore, je tire la chasse d'eau pour qu'il ne reste rien dans les toilettes. Ce sera la quatrième fois, alors que j'ai déjà tout nettoyé avec de l'essuis-tout, des lingettes nettoyantes, puis désinfectantes, et enfin le produit d'entretien habituel. Pour couronner le tout, enfin, du désodorisant, parce que moi, avec le goût et l'odeur qui stagne en ORL, je n'ai pas conscience de la putridité de l'athmosphère.
Mais, ma soeur m'a dit que je ne devais pas oublié cette petite touche florale, parce qu'elle, qui m'a regardée, observée, complimentée pendant que je vomissais, elle n'avait pas les narines encombrées d'aliments. C'était ma première crise de la soirée.


464996944_small.jpgOh, et, la nuit va être longue...

Je remets les compteurs de cette vie insipide à zéro, pour sublimer mon monde, éblouïr leur regard, atteindre mon paradis. Rien qu'un baiser...


Je voudrais t'embrasser passionément, fi des goûts étranges sur mes lèv res, fi des bouts de pomme dans ma bouche. Et mes dents blanches contre les tiennes... il paraît que ça ne se fait pas, qu'un bon baiser ne se construit pas avec des entrochocs aussi violents. Tant pis. Tant mieux. Je t'aime. Je suis une bécasse, et une grande greluche.
par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Vendredi 22 février 2008
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Je ne suis pas de ces filles sages. Je suis mignonne. Vous ne pouvez rien contre ça. et grosse.


Un petit hommage, chapeau bas (et jupe baissée), à ces personnes qui s'échinent à tirer quelque chose de moi (car il paraît que les fervents défenseurs des causes perdues sont des gens admirables, voir des personnalités de renom) ; peine perdue, je suis aussi inerte que le poult d'un cormoran pris (et mort) dans la marée noire. N'avez-vous pas lu, n'avez vous pas pris conscience ? Je ne suis rien, je ne veux rien. Je ne suis pas de ces Jean-Paul Sartre qui se croient prédestinés à de grands desseins ! Je n'ai pas les mots, pas les airs d'ange, pas le temps ! Je ne vivrai pas, n'avez vous pas lu ? Je ferai quelques études de médecine sans importance, sans incidence et je finirai par crever comme Elle et tous les autres. Vous êtes tellement naïfs, tellement superficiels aussi, vous ne m'avez pas lue. Vous ne m'avez pas comprise. Et vous osez prétendre que je ne suis pas folle ? Qu'en savez vous ? Vous qui me demandez mon âge alors qu'il est cité dans l'article même commenté... Vous n'êtes pas si blancs, pas si louables que vous le prétendez. Vous n'avez pour vous que votre virulence.
Alors, merde, quand vous me dîtes que je devrais écrire un livre, ça me laisse MORTE DE RIRE. Je ne le ferai pas, han/na. Et puis, de toute façon, pardon, mais je ne vous aime pas - les princesses comme moi n'ont pas d'amis, pas de respect, pas d'amour, et leurs sujets sont d'un banal...

Suis-je paralysée lacrymale ou anesthésiée sentimentale ?

Je préfère dire, égoïstement, égocentriquement, narcissiquement, plus encore que narcisse lui-même, que je m'en fou. Je n'écrirai pas de livre, l'anorexie-boulimie est trop étroite pour moi. Vous ne me connaissez pas en entier. Vous ne me connaissez pas mythomane et nymphomane (je vous inventerais des romans bien meilleurs), parce que, de ce côté là, je suis tellement forte, je suis la meilleure, alors jamais vous ne me surpasserez. D'ailleurs, ce soir, je ne vais pas manger. D'ailleurs, ce soir, je vais m'entailler les veines. Parce que, de toute façon, c'est tout ce que je fais dans la vie.


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Semer des boucles d'oreilles dans la ville et m'auto-mutiler sont des occupations à plein temps.

C'est ma vie. Celle des autres m'affecte bien assez. Je me mutile pour eux. Je me mutile pour les empêcher de le faire. Je me mutile parce que je les aime. Ou pas. je perds mes boucles d'oreilles dans les boucles d'oreille d'un papa, une petite fille me les ramène.

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Tiens, d'ailleurs, ma meilleure amie m'a dit... "mon père, il m'a dit que si t'étais libre, et si il en avait l'occasion, il te baiserait. t'as pas envie, toi ?" Tout plutôt qu'il me redise encore "tiens, tu te laisses aller Emma !" Emma, emmé, aimée... Time le disais avant. Mais en faîte, je m'en fous de ce que tu dis, au moins autant que de la vie, de la mienne (Auchan). Et je pense à Menel, Nina. Qui est la pire, qui est la meilleure ? Différen,ce radicale. Battez-vous, à la vie, à la mort, et haïssez-moi que je puisse être une nymphomane jusqu'au bout. Et laisse-moi écrire sans me harceler avec vos livres. je vais vous les lancer à la gueule, moi, vos livres. Un livre, d'abord, c'est pour une petite fille sage ; pourquoi est-ce que je lui confierais les clés de l'atrôcité ? je ne veux pas qu'elle soit comme moi ! elles encore moins !

Laissez-moi seule avec ma maladie, ma solitude et ma mélancolie, enfin, que je névrose et nécrose en paix.


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Et rendez-lui visite ; cette inconnue est géniale. J'aimerais qu'elle m'aime.
C'est elle qui a eu droit à la rose rouge de la part du papa, merde. lunivers-eternue.skyrock.com/4.html
Sale garce. Et nuf-nuf, il n'avait rien demandé. Et je vous enmerde - et je suis dans la merde... Vague sentiment de déjà entendu. Fatals picard ? Et leurs bierres, et leurs malades à enfermés... Il paraît que je suis neurasthénique. Moi, je dis que je range ma chambre.

Ne m'enmerdez pas avec ça, à la fin. Je sais être vigoureuse et virulente, moi aussi, merde. Je suis Schyzophrène. Je vais dans le mur. Je ne veux plus de vos solutions.


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Mais quand cesseras-tu enfin, R., d'abuser de ma patience ? Crois-tu donc que ceux qui sont ici ne le voient pas ? - et l'empire Romain fut sauvé. R, j'en ai assez de tes appels téléphoniques incessants, de tes messages blancs par vagues, qui me submergent et me font couler si bas, si profondément, qui m'enlisent dans la boue environnante ; j'en ai assez de tes suppositions merdiques, de tes insultes, de tes prétextes et de tes préjugés. J'en ai assez d'elle, de tes amours,  de tes excuses et de tes promesses d'abandon, puis de tes retours. Reviens-y, reviens-moi, retournes-y, retourne-moi ? Non ! Merde ! Arrête de me harceler, petit con, parce que je sais que parmi les 120 visites quotidiennes, tu es là, parce que je te sens, que je te devines, parce que je sais ta présence suintante. Tu dégoulines sur mes pages. Je sais que tu es là, merde, connard, petit con, sale batard, je le sais, alors, s'il te plait, s'il te tente, s'il vous plait, monsieur l'inconnu violeur, homme sans foi, casse-toi.

STOP. Mise au point.
STOP. Mise au point.

 

par Emmanorexie publié dans : lettres
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Jeudi 21 février 2008
Fini. Absolument. J'en délibère et j'en décide - seule - sur le champs. Parce que cet homme m'a porté et m'a dit "Oh putain ! T'es lourde quand même !" - n'est-ce pas logique alors, que je décide de sortir  ce mufle, ses manières de m'accrocher à une poutre, et ces kilos de trop (le tout de ma vie) ? Ses kilos de trop ! Les siens ! Car mes kilos, je l'affirme, ils vous sont dûs ! Vous prétendez n'y être pour... Rien.. ? Oui, rien - mais rien qu'un kilos... A la manière de ces refus mitigés "non merci, mais rien que ça..."  accepter, sous prétexte que ça ne peut pas faire de mal, n'est-ce pas ? Que si, que si. Le mal, il est partout (j'ajoute à cette phrase le mot "conspiration", pour passer, d'avantage encore, pour une folle ? Ca ne peut pas faire de mal... oh, douce amertume...), dans mes bourrelets, dans mes graisses, dans mes sourirs (gênés) et mes rires (absents) - ou pire encore, d'une hystérie frénétique ; je suis un mal manichéen, ou plutôt, je suis un déchet, une fleur que l'on arrache, une poubelle que l'on vide. Une véritable merde, qui ne pèse pas bien lourd, du haut de ses 14-15 ans. Mais je suis une multitude, et une merde multiple, admettez-le, ce n'est pas banale. Je daigne joncher cette terre. Je suis Narcisse. Je suis parmi les millions de jeunes filles qui se damneraient pour travailler à la botte d'un diable vêtu de Prada. Parmis ces kilos de masses squelletiques, je suis celle qu'on choisirait, parce qu'en plus d'être concilliante, je suis convéniante. Anglophones à l'appuis, mes kilos pèsent lourds dans les entretiens d'embauches. Et je pèse. Grâce à vous, rien, et uniquement, absolument...
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+ 1 kilos, et un seul pour une mère qui ne suffit pas, découpe des phrases toutes faites, tranche dans le vif pour couper le ruban du paquet-cadeau problème, et qui, finalement, m'entaille les avant bras...
+ 2 kilos pour les deux boucles d'oreilles qui se balancent en rythme aux oreilles de mon professeur de français, qui, décidémment, ne se décide pas à comprendre que mes rédaction sont autobiographiques. Et qui les "lit" sans les "corriger". Je suis si parfaite dans mon malheur, qu'on m'y laisse m'y morfondre ? Soit ! Mais alors pas de fausse compassion dans les critiques... Pas de passion épique et follement  compassées dans les notes...
+ 3 kilos pour les viols, parce que si je comptais en coups de bassins, bleus au corps, perversion incarnées, voilà bien longtemps que mes artères bouchées par la graisse m'aurait emporté dans la tombe, sous terre, cachée de la honte. Soyons complaisants
+ 4 kilos pour les concours, ou encore pour les amantes à mon père. Un pour chacune, par soucis d'égalité. Et tous les concours, par soucis de perversion, parce que ça fait bien sur un CV, ça y brille comme dans les yeux de son professeur d'anglais.
+ 5 kilos pour les dix-milles qui s'en vont, au feu, en fumé, avec l'amère parfum des volutes de l'amertume.
+ 6 kilos pour mes folies, parce que s'il avait fallu les peser à l'échelle de la douleur, j'aurais écrasé mes pairs dans ma chute. Pyromanie, mythomanie, cleptomanie, nymphomanie, claustromanie - yeah. Toujours plus bas, que la déchéance me fasse petite, que la décadence m'entraîne plus bas encore.
+ 7 kilos pour les pêchés capitaux que j'aime à tendre et atteindre.
+ 8 kilos d'impuissance pour un amour désiré, désirable, désireux de se faire du mal.
+ 9 kilos pour les orifices artificiels creusés. Les trous souillés ne font plus partis de moi.
+ 10 kilos pour mes ongles. Argentés. QUI donc mettrait du vernis argenté ? Faut-il être absolument... à lier...
+ 11 kilos parce que c'est le nombre d'années qu'il me reste, entre lycées minables et bancs de fac assaillis par des molusques, avant...
+ 12 kilos de merde, de rien, de vide, de trop pleins et de déchets, de fils de fer, selon - selon que j'ai mangé ou pas, que j'ai la haine, la rage, ou pas, selon que je sois complaisante, ou pas.

Plus je suis complaisante, plus je grossis, pour ne pas vous rendre jaloux, pour ne pas vous inquiéter, pour ne pas vous montrer à quel point vos discours enflammés, vos témoignages pitoresques me laissent vide et froide. Vous me violez, vous m'exploitez, vous me proclammez absolument incorrecte. Mais, dans l'aboslue, oui, cet absolue dictature qui règne sur mon corps, vous êtes responsables de moi, de mon poids, de mon malheur ! Et c'est fini, voyez vous, ce n'est plus à vos pieds que je réclammerai les médicaments pour restreindre mes crises, ce n'est plus sur vos épaules que je pleurerai quand je n'en peux plus, ce n'est pas vous non plus que j'étreindrai quand j'aurai perdu du poids, quand je serai heureuse. je vous abandonne, je vous laisse choire, comme de juste, comme dû, comme demandé, délibéré, décidé. Je vous déclare surplus, inutiles, incorrects, et je déclare que par ma simple présence et existence, parce que je maigris encore et encore, je suiis la merveille qui satisfera l'appétit insatiable de ces gens qui ne réalisent pas çà quel point je leur suiis indispensable. J'existe. Vous avez besoin de moi. Mais, moi, je ne vous donn ereai plus rien. Ou sinon, du poiuds, et je serai pla plus maigre, ma carrure sera la plus frêle, je serai "la plus parfaite", oui, "la plus parfaite" d'entre vous tous... Un petit ricanement sadique pour srenchérrir encore ? HAHAhHA ! Et je m'arrête là, parce que si les punks ne sont pas morts, ils me laissent dans une petite léthargie, de cette mélancolie tiédasse qui menace de me laiusser tomber. Je suis une pluie.

Fini la convéniance. Je tomberai là où il ne faut pas, seule, de plus, je me ferai émanciper - ne me manque qu'un travail, je me ferai interner - dans un lycée - je m'évaderai loin d'ici. Je m'achêterai une perruche. Je dealerai et me prostituerai pour de l'argent. Je serai riche de liberté, éprise d'amour, parce que ces mots sont intimement liés. Je les murmure à l'oreille de mes amants, je les rèves, entre deux ébats homosexuels. Je les pense si fort que ça fait mal. Mais je les donne volontier. Parce que sans mots, on est plus libre encore. Parlez-en à JP. A mon professeur de français. A qui vous voulez, mais, laissez moi pour libre...
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Mercredi 13 février 2008
S'il vous plait, donnez-moi un joli mensonge, que je m'étouffe avec.

Dîtes-moi que tout ira bien ? Je m'enrubannerai de cette certitude, m'étranglerai un flot d'hypocrisie couleur opaline autours du cou.
Dîtes-moi que je serai la meilleure dans mes études ? Je m'enroulerai dans cette couche si fine, si délicate et si fragile d'un futur sans soucis aplani, me ferai une seconde peau d'un avenir mielleux, qui pénétrera tous mes pores et me laissera étouffer sous sa masse diaphane comme sous un film plastique.
Dîtes-moi que l'amitié existe ? Je donnerai des mains, je donnerai des liasses de billet, je donnerai des bouts de peau sur lesquels pleurer quand ça ne va pas,
jusqu'à en crever, des cheveux lisses et amis comme des tagliatelles lubrifiés par les larmes de leurs propriétaires inconnus, coulant vers le fond de mon Tornithorynx.

Dîtes-moi que maman m'aime ? et le mensonge sera si gros, qu'il ne passera pas...

Je me sens terriblement seule et pathétique - l'un excusant l'autre. Je m’isole avec ma messagerie, je tombe sous le charme de ma voix enrouée, je m’enferme dans un placard pour faire des cochonneries toute seule, à défaut de les faire avec les Beatles - que je lègue au reste du monde pour ces quelques heures de plaisir solitaire sur un corps étranger - intouchables déités. Je me colle au sol, aux WC, à mon portable, lasse de me coller à des gens qui ne veulent pas de moi. Personne ne m’aime - je me disais bien…

Je suis plus souvent avachie à ramper sur mon marbre que debout à avancer fièrement, fi des violeurs, des années qui passent et des silences ambiants. Mais c'est encore dramatiser, car j'avoue qu'il m'arrive de me tenir debout, sur une jambe, à tenter non sans mal de joindre mon menton et mon genou droit (un « alcootest », non ?). Je range et dérange ma chambre, je jette le passé de ma mère en espérant qu'elle me jettera avec, que j'y nage, que je m'y enlise, que j'y crève, qu’enfin, en problème résolu, je puisse la satisfaire. Je me sens terriblement seule et pathétique, j'en redeviens anorexique ; n'est-ce pas fou ? Cela faisait si longtemps, j'avais oublié, je réapprends tout. Je récite mes croyances. Je réécris ma table de calorie, en trois couleurs, puis j'apprends tous mes verbes forts d'anglais et d'amand, j'écris une centaine de fois "je ne mangerai pas", puis, enfin, je lis cent pages du livre de mathématiques... Je lis des autobiographie d'anorexiques. Je suis fascinée. Je comate devant, parfois, j'oublie de lire...

Visite chez le médecin, aujourd'hui, rendez-vous avec mon vaccin contre le cancer du col de l'utérus, avant qu'il ne soit trop tard, que mon rendez-vous ne me plante malade, laissée pour morte derrière lui.

Je pense à Laurence, cette femme, si merveilleuse, un véritable joyaux, qui l'a "attrapé". Saleté de papillons. Papillons qui traînent partout. On attrape des papillons-enfants, des papillons-maladies, des papillons-maux, des papillons-amour... Moins on en attrape, mieux c'est, moi, je dis.

Mieux vaut rester vide. Vomir les papillons en trop, s’ouvrir la peau pour les laisse s’envoler. Et quand le papillon-enfant part dans un flot de sang dans les toilettes, on ne verse ni larme ni eau bénite sur le fœtus qui ne coule ni ne flotte dans la cuvette, qui bat des bras sous les flots... On laisse ses soucis s'envoler, se noyer. Et on s'étouffe dans son mensonge. On avale tout. L’eau, le sperme, le sang. Gentille fille.

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Chez le médecin, toujours, avec ma sœur. « Jumelles ? » Non-non. Sourires complices. « Qui est la plus âgée ? » C'est elle, mais j'ai mille ans de souffrance en plus au moins. Autant de kilos, autant de retard, mesuré en hommes, en viols, en perles sur le bracelet pro-ana. Qu'est-ce qu'elle est belle, ma sœur. Qu'est-ce qu'elle est intéressante. Qu'est-ce qu'elle est drôle. Une véritable petite princesse, qui, elle, ne marchait pas pieds-nus comme une bohémienne, et, au moins, elle se laissait couper les cheveux, comme une gentille petite fille.

Mais moi, je croyais que les princesses avaient les cheveux longs ! Pourquoi je n'ai pas eu le droit de choisir ma couleur préférée ? « Parce qu'elle avait les yeux bleus, et que les tiens étaient d'un vert si laid... »

Je sais, je sais tout ça. Je ne suis qu'une pâle copieuse de toute façon.

Je me suis évanouie de jalousie durant le vaccin, m’empalai sur l’aiguille, transpercée par la fulgurante douleur et l’épine de jalousie. La vérité s’est cassée sous ma peau, de gros doigts boudinés sont allés la chercher. Douloureuse vérité… S’il vous plait, j’ai besoin d’un joli mensonge.

par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Vendredi 8 février 2008
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POURQUOI ?
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Mercredi 6 février 2008
Bon, comme je n'en peux plus de ces crises impromptues d'insolence et d'absolue indécence, comme et parce que j'ai beau jouer les garces, je suis absolument anéantie, parlons un peu de ces réminiscences de reconnaissances dans mon esprit. Merci à Inés, Menel et Noémi (idem, parce que j'ai beau faire semblant, je lis "tout et n'importe quoi" et qu'un peu de diplomatie tard dans la soirée ne fait pas de mal...) sans qui je ne serais probablement jamais revenue - oui, quand j'allume un feu, j'ai la curieuse habitude de jeter l'allumette sur mes pieds nus - étrange, non ? Heureusement que mon portable sait vibrer, et que mon coeur souhaiterait apprendre.  Merci, merci, merci. Je vous aime, sans détail d'apostrophe dérangeant. Toutes.

Et merci à Rémy - Ta liberté est-elle à prendre ?

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par Emmanorexie publié dans : lettres
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Mercredi 6 février 2008
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JE MURMURE COMME FAUTIVE LES SECRÊTS DONT JE SUIS LA PROIE, JE TAIS CEUX QUI...

Que ce soit claire : j'ai
occupé les dernières semaines passées à traîner dans des endroits peu recommandables, en compagnie de personnes qui n'attendaient de moi qu'un esprit pervers ; le mien s'étant de curieuse façon révêlé sinistre et mauvais, j'ai apporté bien plus qu'un corps sexuellement exploitable à la bande de délinquants. Ces jeunes libertins se sont révêlés parfaits pour allier rigueur et anarchie, pilliers du sado-masochisme et autres pratiques des plus étranges.

Q
uand je me suis sortie de là, non pas comme un morceau de fraise égaré dans un coktail trop alcolisé, mais plutôt comme l'une de ces petites languettes blanches que l'on plonge dans les apéritifs pour que la saveur soit plus ennivrante encore, les hommes comme les femmes pendaient au plafond, reliés par des cordes, d'autres, semblables à de misérables insectes, semblaient se pris dans une toile de vomis et de whisky ; les meubles grinçaient sous le poids de corps humains entrelacés, la cuisine était bondée, le fringo à demi-plein ; l'art de la table, en son ensemble. Les visages étaient blêmes, le plaisir, s'il s'ébruitait, ne se lisait pas sur les visages. L'on aurait pû cueillir les cernes des hommes d'une simpe caresse de l'ongle, tandis que les bouches des femmes traînées ça et là, vaguement reliées au corps de leur propriétaire, plus ou moins démentelé, mais toujours partagé, mais toujours, et bien éloignées des désirs de ceux-ci. Les joints tournaient sans engouement véritable, avec ce simple sourire et ce classique hochement de tête, caractéristiques aux drogués invétérés et vantards, les verres d'alcools tombaient, coulaient, sur, dans, sous les gorges des invités de ce petit enfer. A bien y regardé, on trouvait sur les magasines pornos effeuillés ça et là des quadrillages blanchâtres, superpositions de lignes blanches, traînées de coc. Douce décadence...

Alors, je me demande, est-ce que je mérite les mots d'amours et les inquiétudes ? On nomme cela folie, mais l'on pourrait aussi bien me jeter la pierre.


De toute façon, je crois que je ne fais qu'essayer de vous dégouter de moi, parce que, si vous m'en voulez,je ne serai pas obligée de vous faire des promesses que je ne respecterai jamais. Parce que, si vous m'en voulez, je ne vous aimerai plus, et que tout sera plus simple.
Mais, si c'était si simple, je crois que voilà bien longtemps que je ne serai plus amoureuse... Or, maintenant, je me demande si je ne souhaite pas effacer cet article, pour pas que tu ne le lises, Amour.


D
ans l'espoir que les visites quotidienne de la centaine d'habitués comble encore et encore mon narcissisme annuel, je me dois de vous reconquérir : si j'ai fait tant de bétises avec tant de gens, c'est pour une raison précise, justifiée, douloureuse. Pardon.


par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Mercredi 6 février 2008
Aujourd'hui, dans la soirée, une dernière fois, j'ai déambulé dans les rues de la ville, avec le maigre espoir de me faire violer contre un mur rapeux. Sans succès, merde. J'ai pourtant demandé du feu à qui serait suceptible de fumer (ou au contraire, aux jeunes mâles frustrés en quête de jeunes chiennes consentantes et consenties), jusqu'à m'en crever les poumons (à coup de brûlures de cigarettes), demander l'heure, encore, encore, jusqu'à ce que l'angoisse du temps qui passe me laisse prostrée devant les vitrînes alléchantes de la confiserie d'enfance (et me remplire, et me vider, et me remplire, et me trouer la tête, pour que les nutriments s'échappent). J'ai receuilli les désirs pervers des vieils hommes, les plus vulnérables - ceux qui aiment les petites filles. Mais, même loin de leur femme, ils ne me voulaient pas. Quel manque de volonté, d'ambition, de courage, c'est dégoûtant - n'y en a t-il plus un pour me violer ?
Par désespoir de cause, je me suis rendue au cimetière. Je me suis laissée tomber sur une tombe, écartant d'un revers de main les pots de fleurs trop encombrants, pour me lancer dans une séance de voyeurisme particulièrement malsaine à travers les fissures des monuments funéraires - oui, je trouve un certain charme à la nécrophilie, comme un parfum de dégoût.
Je me frotte volontier aux effluves de décadence, et je souhaite me consummer, me mêler aux cendres du caniveau et entremêlées dans mes cheveux, ou encore celles des défunts : tomber en poussière, proie du temps, et finir dévorer par des vers. Allongée dans la pénombre, lumières obscures.
Même dans ce cimetière, il n'y avait personne ; et pourtant...

Je peux vous raconter qu'il y a des femmes pour se faire violer dans les cimetières, des veuves venues arroser les fleurs. Il y a des types que les cadavres font bander, et des femmes qui viennent rôder exprès, pas seulement des putes. Une fois Maman a trouvé une capote entre deux tombes, Maman a des yeux pour remarquer ce genre de choses. Elle, elle peut vous raconter comment elles se cachaient, avec Mamy, dans le cimetière, lorsque Papy, il avait trop bu. Comment elles s'enterraient dans la fosse à purin pour qu'ils ne les touche pas, comment elles s'enlissaient dans l'espoir mielleux que les bras de Dieu leur tendrait ses mains ; pureté divine ? Belle merde, oui, salleté d'espoir, tellement envahissant, on ne s'en débarasse pas si facilement, et les dirigeants, les médecins, ou autres conneries d'une hypocrisie monstrueuses, en font une éloge si développée, si explicitement incorrecte, que tous les petits humains que nous sommes s'y plient, s'y laissent prendre, s'y enfoncent avec un plaisir proche de la jouissance.
Moi, je crois qu'au lieu de me cacher dans la fosse à purin, je me serais mise toute nue, et qu'il m'aurait frappé - jusqu'à ce que j'en crève, en me traitant de traînée et de catin, de pute et de putain, blondasse - jusqu'à ce que je sache, jusqu'à ce que je sente, que c'est bien fait pour mon corps de boulimique, parce que si j'avais été une vraie anorexique, mon corps de squelette l'aurait fait bander, il m'aurait violé, et j'aurais pû, au moins, entre deux sanglots ante-mortem, dans ma lente agonie, mourire avec le panache de la pute bien foutue, de celle qui conserve le prestige d'avoir maigri tant et tant, qu'il ne lui reste plus les mêmes cheveux que sa pute, blondasse, de mère, lorsqu'il veut les atrapper pour y éjaculer une dernière fois.

Joyeux anniversaire, Emma. 14 nouvelles années à étaler avec plaisir sur un blog que je renie devant mes proches. Même pas foutue de respecter sa promesse. Même pas foutue, avec tous les connards qui l'acoste à lui laisser un flingue entre les mains et une balle entre les oreilles, de se faire violer encore un fois.

HAPPY BIRTHDAY EMMANOREXIE

Tes doigts sur mes cuisses, je me suprends à compter les heures, qui me séparent de tes caresses, R.
Mais, si moi-même je faillis à mes promesses, je crains que je ne te revois plus jamais.
Et si moi même, quand tu me téléphones, je te traites de batard,
je crains, hélas, que je ne te reverrai plus.
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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