Jeudi 27 septembre 2007


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SEULE DEVANT SON MIROIRE.


Comment raconter ça...

Et pour qui ? Alors que les rares concernés ont déserté faute d'attention. Ca demande beaucoup d'attention, un ami. Beaucoup de temps, de soins, d'amour, de coeur, de sincérité et de sentiments. Par ordre d'importance... Selon le même critère, la même échelle, un ami est en haut de la liste des priorités, occupe la place d'honneur sur le répertoire et l'agenda. C'est dur de se sentir autant concerné par ses amis que par soi. C'est un côté humain, oui, mais si tordu qu'il en devient impardonnable...
L'absence est tolérée (pardonnée ?), oui, mais l'est-elle encore si elle est dûe à une hospitalisation ? A une obsession ? A des TCA ? L'absence est-elle tolérée si l'incrîminé est le seul et unique coupable ? Assassin, m'a t-on dit, mais pas seulement, je serais coupable de ma maladie, coupable de délaisser les autres coupable, coupable, coupable.
Responsable... Mais revenons au sujet principal : non ? Pas de pardon possible pour une ano ?


Alors, acceptez mes plus plates excuses, mes plus plats regrêts (oui, je suis une garce, c'est affreux, n'est-ce pas ? Cela vaut bien quelques mots sur le sujet, et, bien sûr, une explication évoquant clairement ma culpabilité à ces "amis" miséricordieux qui me pardonneront d'être malade, ou, selon eux, d'être ce que je suis) ; Pardon. Pardon de ne pas avoir été là parfois, pardon d'avoir toujours été là quand vous en aviez besoin. Pardon d'avoir été derrière vous pour vous ratrapper, à tel point que m'a présence à vos côtés vous a manqué. Pardon de m'être fait oublier, parce qu'à ce moment là, ma présence vous importunait... Pardon d'être si docile, pardon d'être malade, pardon, pardon, pardon, mais sachez le, vous ariverez toujours en seconde position, il est temps d'abandonner sa peau de première avec un peu de son égo, vous ne trouvez pas ?
Et enfin, pardon d'être devenue égoïste à mon tour, ou de le devenir...

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J'ai été absente plus d'un mois. Pas d'hospitalisation pour moi, ni de séances de psy houleuses, rien qu'une punition qui m'a empêché quelques temps de surfer sur les vagues de l'internet. On me punit de ne plus être aussi parfaite - ou de l'être trop, peut-être ? -, plus aussi attentionnée. Moi, je ne sais pas ce que vous attendez de moi, et alors que vous boudez toute réponse, je boude dans mon coin, abomine, anorexie.
Selon vos dires, je suis égocentrique, égoïste, garce et immature ? Comment dois-je changer cela, je ne comprends pas, je ne vois pas depuis le coin où j'agonise par votre faute.

Votre faute, oui, parfaitement, je suis fatiguée de me retirer moi même l'oxygène que je ne mérite pas - je le sais bien -,
et par peur de ne sombrer sous le poids de vos reproches, je vous accablerai d'une culpabilisez plus pesante encore...

On m'a puni, néanmoins, parce qu'entre vos bras plus meurtriers que cajoleurs, je suis malheureuse, je suis inachevée. Et bien, à présente, malgré ce goût d'amertume qui ne me quitte pas, je suis satisfaite. Je cours vers ma fin ! Aujourd'hui, j'écris sur papier, en attendant de ne pouvoir recopier mes écrits sur le net. Privée de PC, de portable, de télé, de tout divertissement pouvant entraîner un quelconque ludisme. Plutôt sec, je trouve.
"Mais arrête ça !" m'avez vous dit. Et bien, à ce rythme, soiyez en sûr, je vais bientôt tout arrêter tout court...
Une phrase aussi peu pédagogique que l'a été ma punition. Le but en était-il de me faire apprécier ce qu'il me manque ? Vénérer dieu Fric et Grand-Gourou-Famille-Heureuse ? Ouaouh. Vous avez été fins sur ce coup là (ironie).

Apprécier ? Aimer ? La vie n'a pas de saveur sans bonheur. Les aliments non plus. Je ne leoûte plus. Et quand, enfin, le 13 du mois d'Aout j'allais être heureuse... On me prive.
On me culpabilise.

Vous m'aimez d'un amour qui me rend coupable. Chaque phrase sortant de votre bouche m'arrache un peu de chair. Vous me dévorez, et, bientôt, il ne me restera plus rien.


Et moi ? Je ne sais pas. Je n'aime pas, pas comme vous. C'est malsain d'aimer autant une fille qu'un garçon, d'être passionnée, passionnelle, indépendante, amoureuse, suicidaire, anorexique, boulimique...



...QUAND ON A 14 ANS.


Ana-moi
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Jeudi 27 septembre 2007



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Se battre, non pas pour influencer et entraîner les jeunes filles dans un mouvement anorexique mortel , mais pour être reconnues comme différentes et comprise, est-ce toléré , politquemetn-correcte ? Je ne sais pas, je ne sais rien, je ne peux que souhaiter que c'est le cas...





Pourquoi une introduction du genre ? Parce que moi et certaines de mes amies recevont des commentaires insultants, des commentaires réticents, emprunts de préjugés. Parce que elles et moi, nous venons d'accomplire ce que j'ai eu envie de faire à l'instant où j'ai réalisé que j'avais des TCA. Non, je n'ai pas décidé de participer à la gay-pride, encore moins de tagger un "hello world" sur la pelouse de l'Elisee, mais simplement de modifier l'article de Wikipédia;


Tout aussi symbolique néanmoins. Car, lorsque les gens qui se demandent ce que sont les pro-ana se posent des question - et cherchent les réponses - ils se rendent sur wikipédia pour dès le départ se faire une mauvaise idée du mouvement. Parce que, la définition wikipédia, une anti pro-ana sur deux la cite pour réduire le mouvement à une communauté de tarées qui veulent à tout prix ressembler aux deux idiotes sorties de "the simple life".


Nous aurions pu changer de nom. Mais il était plus simple de modifier l'article wikipédia... Avec Donc 3 autres filles, une anti-pro ana, une pro-ana, et une "neutre", nous avons donc concocté un article objectif recenssant le mouvement tout entier, sans influencer quiconque, et, à nos yeux, politiquement correcte. Personnellement, je pense que l'initative est bonne, qu'elle permettra aux pro-ana d'être considérées non pas comme une "communauté" mais un ensemble de groupes solidaires aux idées, aux valeurs et aux modes de vie différents, mais SANS nier le fait que l'anorexie, le régime pro-ana est dangereux pour la santé et peut mener à la mort...




Est-ce politiquement correct ? Ou sera t-il retiré ? J'espère que quiconque aurait envie de faire preuve d'esprit étroit s'abstiendra de supprimer les derniers ajouts, mais espère que les pro-ana se bougeront pour faire de l'article une référence VALABLE et OBJECTIVE.




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Donc :

- pas de commentaires ou de lettres mises en ligne
- pas d'insultes envers les anti pro-ana
- pas de refus de la vérité, de subjectivité ; l'anorexie est une maladie, pas un mode de vie.
- idem ; l'anorexie est dangereuse pour la santé...






Néanmoins, en sachant que c'est sur ces simples écrits que vous allez être jugés, n'avez vous pas envie d'incider dans la façon de pensée des gens ? Cela ne vous intéresse pas ? N'avez vous donc aucune envie d'avoir un peu de considération ? De ne pas être connue comme une folle dangereuse ? D'être médiatisée de façon favorable, une fois dans votre vie sous le signe des TCA ?





Moi, je veux faire bouger les choses.
Je ne suis pas la seule,





MAIS, ET VOUS ?
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Jeudi 27 septembre 2007
Parce que VOus prétendez ne pas me cOmprendre,
m
On seul suppOrt est la maladie.
Parce que v
Ous ne souhaitez pas être le baume qui appaisera mes TCA,
m
On remède pOur guérire sera la mOrt.



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Texte un peu extrémiste, je l'avoue... Mais pas si loin de la vérité.
Je me sens mal ce soir ; ce n'est pas bon d'être prolifique dans les moments de déprimes.




Réaction suite à plusieurs commentaires :
Vous. C'est un pronom qui en dit long sur le monde en lui même, un pronom respectueux, distant, lointain - car, oui, nous appartenons à des mondes différents. Moi, je crois que la différence stimule l'intéret, est l'occasion de débattre, d'échanger, de partager, de créer des polémiques, et, Vous partagez mon avis, car, Vous aussi lisez ces mots en ce moment même. Vous n'êtes pas pro-ana. Ni anorexique. Ni boulimique. Vous ne connaissez qu'à l'à peu près la signification des signes "TCA" et "ED".
Mais vous êtes interessé, puisque Vous lisez même encore ces nouveaux mots qui déferlent en vague sur mon écran.
Alors sachez que "TCA" c'est "Trouble du Comportement Alimentaire" et que "ED", c'est sin équivalent anglais, "Eating Disorders". Bien évidemment, vous n'en êtes pas atteint. Je le sais...

Mais alors, pourquoi, lorsque vous apprenez que je suis pro-ana, pro anorexique, boulimique également, atteinte de désordres d'ordres alimentaires mentaux, vous déclarez d'emblée "ne pas comprendre et ne pas vouloir comprendre" ? Pourquoi ? La maladie ne sucite t-elle en vous aucune autre réaction que le dégout ?

Ne pouvez vous me faire partager autre chose que de la pitié, et des conseils déplacés ?

Moi j'en souffre. Bien sûr, parce que de mes articles vous ne retenez que ce qu'il vous plait. Et moi, plus que tout, je tiens à ce que l'on me reconnaisse telle que je suis, que, à ce moment peut-être, on me juge assez interessante pour entâmer une conversation. Moi j'en souffre, de votre incompréhension chronique...

Et si vous ne comprenez pas, que votre personnalité banale, commune et égocentrique vous amène à baisser les bras les premiers conseils ridicules dispensez, s'il vous plait, ne vous prenez pas d'intéret des gens atteints de TCA, des pro-anas. Nous ne sommes pas des bêtes de foire, alors Vous, prouvez-nous que vous êtes humains...




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Apporte-moi mes cachets
Serre bien ma camisole
Accèle encore le son de ta voix
Ma techno-délire psychédélique
Apocalyptico-dramatique...

Sirènes obsédantes
Métal hurlant, plastique qui résonne
Aux arcades d'acier de l'oreille
Entartrée par ton ouïe déficiente

Des éclairs choppent tes yeux au hasard
Les lasers t'étranglent et t'enfoncent leurs dards
Cette nuit suçera ma sève
Moi je m'en fiche, je "rave"

{au Refrain}

C'est le grand rassemblement
C'est la fête ou la teuf des Grands
Aux yeux équarquillés, aux pupilles dilatées
Et aux coeurs dressés

Par le battement de coeur
Qu'elle te prend sans savoir
Ton pauvre coeur qui n'en peut plus
De ne plus pouvoir respirer

Eh toi p'tit con !
Qu'est-ce que tu fais là ?
Dis-moi p'tit con,
Tu viens franchir le pas ?

Mais t'ignores le parfum
Enivrant, obsédant
Qui te couvre d'ivresse
Te transforme en détresse
Et peut faire de ta soirée
Comme une éternité à crier

{au Refrain}

Mais au nom de la vie d ces quelques uns
Qui sont restés bloqués sur ton drôle de chemin
Au nom de mon ami malade
Qui hurle au fin fond d'son hôpital

{au Refrain}


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par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Jeudi 27 septembre 2007


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4h33 au début de cet article. Tard, tôt, je vais bientôt dormir, donc pas de problème. Dans une heure tout au plus, si le bruit des touches ne réveille pas mes parents avant. De petites saucisses de franquefort boudinées qui tapotte grassouillettement sur un délicat clavier métalisé, ce n'est pas du plus discrêt effet. Je souhaite pouvoir terminer cet article avant, sinon je vais cracher tripes et boyaux. Vomir, plutôt, vomir mes mensonges, mes cachotteries et ma vie misérable comme du marshmallow rose entre deux lèvres glossées, sous deux yeux de gazelle (et c'est le cas de le dire.... Oui, vomir, vomir, pardon, Ana, pardon, pardon, pardon, mais, Ana, il faut que je te dise que j'ai vomi. Encore...
Deux fois aujourd'hui, j'acquière la technique, non pas pour le faire (celle-ci, je l'ai depuis bien longtemps...), mais pour le cacher. La boulimique, si elle prend sur elle et se cache, est trop voyante pour être calculatrice comme moi...
Vous vous en doutez je n'ai "pas le droit" de vomir. On tolère mon anorexie, on s'en fout, mais les vomissements c'est "sale", ça pourrie l'image de notre petite famille de bourge. Donc pas de vomissements. Accessoirement, il est vrai aussi que c'est très dangereux voir mortel à répétition... Mais je ne peux faire autrement. Je ne réalise pas que je vomis lorsque c'est le cas. Je mange, le sourire au lèvres, je me lève, débarasse mon assiette et vais prendre une douche. LA DOUCHE. C'est la solution pafaite, elle justifie le temps variable passé dans la salle de bain tandis que le moteur de douche et le bruit de l'eau camouflent ceux de la purge.


Et vomito... Et vomito... Et vomito... Et vomito...


Oui, le vomito, je m'y connais. Je me déshabille, pour ne pas tâcher mes vêtements, allume la douche et le moteur, fais couler le robinet, avant de ne m'attacher les cheveux. Je suis prête, je bois de l'eau chaude, 4-5 gorgées sans respirer pour faire gonfler mon ventre et m'assurer que tout ressortira sans trop me brûler l'oesophage. C'est bon, mes parents n'entendent rien, moi non plus accessoirement. Je n'ose même pas me regarder dans le miroire... Ca me fait peur, le soir, je mange, toujours trop, bien sûr. Mais j'en ai besoin, de ce repas, sinon je crise. Alors il faut que je le vomisse pour maigrire... Vomir, mais où ? Toilettes, lavabo, douche - oui, j'ai déjà vomi dans ma douche. Je peux rester debout, me nettoyer entre chaque tirée, et avoir la garantie que la tuyauterie restera dégagée. Et puis je peux abuser sur le produit nettoyant après le vomito, histoire de faire partir odeurs et résidus...

Et vomito... Et vomito... Et vomito... Et vomito...


Oui, on se croirait dans une pub. Mais, vomir, ce n'est pas exceptionnel, chacun le fait sans regrêts, moi non plus. Il suffit que je ne croise pas mon reflet... lorsque ça arrive, j'ai peur. Une main portée au visage, trois doigts détendus dans ma bouche, la machoir tremblante, la peau de la main totalement brûlée, les filets de bave qui s'écoulent encore sur ma peau. Mon coude plié sur mes hanche, et mes ongles qui s'enfoncent dans leurs graisses. Oui, le visage de la faiblesse. Une fille sans volonté, une fille sale, une fille ininteressante. Elle se goindre, s'empiffre et va vomir juste après. Aucune résistance. Elle est tout simplement aspirée par les chiottes, sa vie commence et se finira dans les toilettes...



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Je nettoie tout. Je passe la douche, fias partir le principal en laissant de côté ce que j'ai goulument avaler sans mâcher au dernier repas. Une purge après la purge. On ne se sent pas propre pour autant après avoir vomi... L'eaui part dans la bonde. Je ramasse les morceaux mis à part avec des gants et un chiffon, puis je jette tout à la poubelle depuis la fenêtre, grâce à un système ingénieux. Je prends une éponge, néttoie le tout avec du gel douche. murs, sol, bonde et portes vitrées, jusqu'à ce que tout sente le propre. Je me nettoie moi, enfin. L'eau utilisée aurait de quoi terrifier les militants pour la sauvegarde des eaux douces, qui se font rares... Et c'est fini. J'ai vomir, tout le monde est bien ocntent. Je me pèse, compare le avant/après vomito. Je perds 1,5 kilos d'un coup. Je n'arrive pas à m'en réjouir, nous verrons demain. D'ici là j'ai encore le sale goût des aliments en bouche...

Et vomito... Et vomito... Et vomito... Et vomito...


Pas d'illusions de mon côté, je recommencerai demain, probablement. Ais-je vraiment osé dire un jour "anorexia is a lifestyle, not a disease" ? Oui, of course, mais aujourd'hui je comprends que l'anorexie, l'ont n'en fait son mode de vie que parce que l'on est malade... Le goût de l'erreur est bien amère. Il y a tant de choses que je comprends maintenant, je ne les partage qu'avec peu. J'aimerai LUI dire... LUI, c'est une fille. Je l'aime. Je crois... Mais je sais qu'elle déteste les esclaves de leur volonté... Que si je lui disais que la pro anorexie est le seul moyen de me donner un rien de force, elle m'abandonnerait à mon sort pour mener sa vie palpitante. Sans l'anorexie, la mienne est trop ennuyeuse, je m'en désinteresse. Elle est la seule chose que j'y aime. J'ai besoin d'elle. Mais tous les soirs, encore et encore, je vomis, je purge, je recrache ce que je peux... Les vomitos, c'est la misère... Il va falloir lutter, une difficulté de plus, mais nécessaire néanmoins. Moi, je veux vivre...


JE NE VEUX PAS FINIR SEULE AU DESSUS DE MES W.C. !

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Ana-moi.

par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Jeudi 27 septembre 2007
Free hugs... Qui ne connait pas encore cette publicité aussi orginale que frappante ? Peu d'entre vous probablement ; cette pub, elle marque, elle interpelle, l'on s'en souvient et on l'apprécie au point de conclure sa dernière année au collège ou au lycée en passant les couloirs familiers un bout de carton caligraphié "free hugs" dans les bras...


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Le slogan ? : "Le sida ne se transmet pas comme ça. L'amour, si."

Vous y croyez, vous, à cette pub, par principe, et même, parce que votre ami la télévision, vos tuteurs les médias de masse vous incitent à en tirer une leçon. Bien sûr, la leçon vous l'avez tirée, plus de discrimination pour le sida, mais voyez bien qu"à ne suivre que les informations que l'on daigne vous donner par les médias, vous perdez tout bon sens...

Un peu de fierté, un peu d'orgueuil, un peu de bon sens, sinon. Car oui, bien sûr, les séropositifs ne doivent pas être discriminés, mais qu'en est il des pro ana ? Des anorexiques, même. Des boulimiques... Toutes ces maladies, vous ne les comprenez pas, elles vous font peur, et, pire que tout, ces maladies vous mettent à part... Vous les haïssez pour cela, et vous haïssez leurs porteuses. Vous les insultez, vous les discriminez, vous les attaquer sans raison apparente et sans ouverture d'esprit pour la plupart d'entre vous... N'avons nous pas droit à la chaleur humaine ? N'avons nous pas le droit d'être appréciée, d'avoir de la compagnie ? Je peux prendre un ami dans mes bras, je peux entamer une conversation avec une fille, et comme dit :

"l'anorexie ne se transmet pas comme ça. L'amour, si."

Je ne demande pas d'amour, pas d'aide, juste le droit à l'égalité ; bien sûr, c'est moins in que les mouvements féministes, moins répendu que les aides humanitaires ou les numéros rouges... Mais n'ais-je pas droit pour autant à être considérée comme les autres ? A parler ? A donner mon avis ? A converser ?

N'ais-je pas le droit d'aimer ?


Récemment, l'on m'a dit que je n'avais pas le droit à la vie, que ma simple existence rendait malheureuse ma famille, que si j'étais malade, j'allais pourrire mon petit ami, et que, pire que tout, je n'avais pas droit d'avoir un enfant. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?


Aux gens que j'aime, je donne l'amour. Pas la maladie.




Ana-moi.
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Jeudi 27 septembre 2007
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Au dessus de tout...


Les critiques, la réprobation générale des jeunes filles aussi saines d'esprit et de corps que banales, les insultes des anciennes anorexiques, l'envie poussée à la jalousie des autres, l'hipocrisie des unes, les remarques blessantes des autres, les commentaires à côtés de la plaque de celles qui veulent vous "aider", l'incompréhension de la famille et des proches...ça ne m'atteinds pas. Nous ne sommes pas du même monde, les anti pro ana ne me blessent pas, les gens normaux ne parviennent pas à me comprendre assez pour émettre un avis interessant, en dehors de quelques rares élus qui sont eux, compréhensifs. Quelles que soient leurs méthodes, le monde ne parvient pas à me convaincre que je suis haïssable, que je me trompe, que je me dois de "tout arrêter", car, à défaut de me comprendre, ou de savoir ce que je vaux, je sais ce que je suis (sans pour autant prétendre être celle que je souhaiterais être, ou telle que je souhaiterais être...).

Je laisse couler les insultes, je laisse passer les affronts, les critiques fusent, les remarques passent, et je sens petit à petit mon esprit combatif couler entre mes doigts, ne laissant derrière lui qu'une enveloppe charnelle imparfaite.
Et je me dis qu'un jour peut-être, alors qu'il coulera entre mes doigts, moi, je me coulerai en enfer. Enfer...

Toutes ces références bidons, on les notes, on s'arrête dessus, tique et critique. On me juge croyante, extrémiste, totalement dingue, on me fait part de théologies déjà couchées sur papier, éditées et réeditées depuis bien longtemps... Je ne suis pas croyante, ces références sont totalement ironiques. C'est une forme d'humour que je partage avec certaines personnes qui viennent en visiteurs silencieux, ne laissent pas de commentaires car, s'ils me respectent, ils ne comprennent pas mes TCA. Donc pas de croyances quelquonc, je suis athée, et cela pour le reste de ma vie.

Mais si les première coulent, les deuxième glissent en ombres sur le site sans laisser de trâces, les troisième retiennent toute mon attention, me bloquent, me hérissent le poil, me tuent et me détruisent à petit feu...
Les pro ana, ces jeunes filles qui sur les forums vous adoptent, vous parraines, vous adresses compliments et dédicasses partout où elles passent, vous dédient des sujets, avant de ne vous descendre sur leurs blogs vip, de ne vous attribuer un nom, un adjectif, un quelificatif qui vous suivra jusqu'à la fin de votre vie... Car des types, des genres, des groupes, des castes et des sous-groupes de pro ana, il y en a. Les fake, les extrémistes, les hard, les tarées, les véritables ano, les régimeuzes et les pro ana athées, les petites nouvelles qui déboulent sans TCA ni envie aucune de se perdre dans l'anorexie, de se réfugier dans un régime, un mode de vie qui les sauverait du desespoir, avec la simple ambition de maigrire.

Les pro ana, si gentilles soient elles ensemble, elles sont seules. To remain with ana all the day, I always forget that I am alone... On s'aigrit avec le temps, on se persuade que sa seule méthode est juste, et on refuse en bloc celle des autres, trop extrème, ou au contraire trop retenue. Moi, je fais dans la modération, je préfère rester en dehors de tout et continuer à me balancer au dessus de vos crânes en train de se déguarnir en regardant mes propres jambes se décharner.

Lorsque vous vous balancez cependant, il y a toujours un cailloux pour heurter votre tête. Rien ne sert alors de demander qui a jeter la pierre, elles se cachent, par devant elles sont vos amies, par derrière elles vous plombent et vous collent une étiquette. Les étiquettes... je déteste ça, on m'en a affublé pas mal avant que je ne m'en libère et me prône "à part", "en dehors", underground, sinon... En marge, et puisque le monde n'est apparemment pas assez grand pour moi, que je ne compte pas descendre trop bas, je me contenterai de me balancer au dessus...

Je suis désolée si je suis agressive, je ne m'énerve pas souvent, mais la réalité est bien amère. Mes propos ne vous concernent probablement pas, sinon l'une d'entre vous, donc ne vous reprochez rien, vous êtes pratiquement tous et toutes blanches (vierges ? ^^) de mon côté, et je ne fais que crier dans le vide, probablement, mais j'en ai besoin, c'était le cailloux de trop, et je me sens couler très très bas...

A celle concernée, je dirai seulement qu'elle ne s'inquiète pas de l'ombre sur sa piscine, ce n'est que l'ombre de mes pieds qui se balancent en rythme au dessus de son petit monde minable, et pourraient bien un jour ou l'autre finir par l'écraser...




I will make flee the world...

(muahaha ^^)


_________




Ana-moi,
Emma le temps d'un coup de gueule.
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Jeudi 27 septembre 2007
INDOCHINE - JUNE

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Je crois que je respire
et mes doigts que j'inspire
j'avale et je recrache
je me remplis et me vide
de mon âge
je me fais que du bien
et je me fais que du sale c'est normal

j'adore donner mon sang
et j'en donne toujours le plus souvent
pourquoi j'en donne aussi souvent
que j'adore autant que ça fait mal

tu vois comment
à l'intérieur de moi je me sens
personne ne voit
et ne s'aperçoit de ce qui m'attend
pourquoi oh moi
je ne suis qu'un fille qui s'éteint

j'essaye et j'essaye mais je n'y arrive pas
mais ne m'oubliez pas

je mange et je m'ennuie
de ma vie j'anorexie
si je bois ce poison
qui sait si je grandirai
dans la nuit
je ne rêve plus à rien
je sens que je me profane
O mon âme
maman pourquoi j'ai peur de tout ce que j'ai à l'intérieur
O maman pourquoi j'ai si peur que tout commence
et que tout m'écoeure

tu vois comment
à l'intérieur de moi je me sens
personne ne voit
et ne s'aperçoit de ce qui m'attend
pourquoi o moi
je ne suis qu'un fille qui s'éteint

je ne suis qu'une fille qui stéteint
mais je disparais
par Emmanorexie publié dans : chansons / lectures
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Jeudi 27 septembre 2007
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On ne devrait pas exister.



"avez vous déjà aperçu le regard horrifié et dégouté d'une mère qui cache les yeux de son enfant à votre passage ?"



Combien d'entre vous ont-elles déjà pensé cela ? Moi, cela m'arrive. Je me dis que, parfois, il aurait mieux valu que je ne naisse jamais, parce que je suis tordu, parce que mon esprit est étroit, parce que je n'ai rien fait pour mériter de vivre. Parce que toute ma vie est risible, parce qu'aucune carrière alléchante ne s'offre à moi, je suis trop grosse...
Parce qu'à longueur de journée on me traite comme une moins que rien parce que je suis pro ana, que je m'habille de façon trop osée ou parce que mon sourire n'est pas assez sincère.
Une pute, une punk, une pro ana a t-elle le droit de vivre ? Ou mieux encore, d'exister...

Combien d'entre vous pensent-elles cela ? Moi, je suis certaine que cela vous arrive. Vous toutes, les VLR, qui lorgnez sur notre minceur comme sur un oiseau mort au travers de votre route. Nous ne sommes qu'un légume, un corps en état stationnaire, pâlement vivant, plus mort que vif. Mais , jugeant qu'il est trop difficile de nous sortir de notre merde, de notre maladie, vous préferez nous achever. Vous nous dîtes clairement d'aller crever.
"Elles ne devraient pas exister" c'est la phrase magique pour alléger votre conscience. Vous jouez à dieu, vous réparez les erreurs de dame nature, vous, le tout puissant de la justice. Non, les malades n'ont pas le droit de vivre. Une pro ana doit mourire, car elle n'aurait jamais du naître. Elle si elle ne meurt pas, qu'elle se taise, fasse semblant, joue la comédie ou disparaisse. L'espèce doit s'éteindre d'elle même, ou elle sera exterminée.

Avec ça, comment se persuader que l'on vaut quelque chose ?
Moi, j'aime les extrèmes, je hais le commun et les demi-mesure. Si j'étais née moins grande gueule, j'aurai été passionnée de underground. Mais je suis née totalement extra-vertie, et cela ne me donne aparemment pas le droit d'exister. Alors tant pis...


"Et quitter ce monde sans pudeur ni morale, j'veux qu'on baise sur ma tombe."


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Entre autres. JE VEUX UNE MINCEUR EXTREME.



Emma

citation : Saez - j'veux qu'on baise sur ma tombe.
titre : On ne devrait pas exister - HPG. Excellent film, philosophique, belle qualité vidéo, acteurs de géni (LZA est géniale) je l'ai visonné aujourd'hui même...
thinspiration : Milla Jovovich



par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Jeudi 27 septembre 2007



(V)c Donald !









www.mcdonalds.fr/

"C'est tout ce qu'on aime !", effectivement. Une platée de cellulite celophanée, quelques grammes de graisse en sachet pour l'accompagnement, un ou deux kilos pour les repas diététiques ; salades et compositions sucrées, salées, lourdes et caloriques à volonté !


(V)c Do (V)c Do (V)c Do (V)c Do (V)c Do (V)c Do (V)c Do (V)c Do


Accolo : une parodie de la pub de Paris Hilton pour les burgers - wideo
burger militaire - wideo

J'en ai encore une 3e, mais la dudite vidéo présentant un intéret manifestement plus ludique qu'educatif, je préfère m'abstenir (vous pourrez toujours me la demander via msn, elle est hallucinante...)

Pas encore dégouté ? La parodie va loin, je trouverai bien un moyen de venir à bout des réticents.

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Le Mc Do, c'est toute une culture. Les fières américain s'empressent d'ailleurs de la transmettre aux générations futures, chacun y va de sa petite graine pour contstruire un empire utopiquement obèse.


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Et bien sûr, d'effet à cause, nous en arrivons à la valeur nutrionnel d'un repas dans notre fast food favoris.

diaryana.blog4ever.com/blog/lirarticle-104497-370288.html


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SOYEZ HEUREUX AVEC VOTRE HAPPY MEAL ! :D



par Emmanorexie publié dans : les bases
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Jeudi 27 septembre 2007

Ana

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I ♥ Ana ?


 
J'aurai beau rajouter soleils et sourire, je crains de ne jamais comprendre le point de vu de cette fille. La vidéo, je ne l'ai pas regardée. En avancée rapide, sinon, un assemblage/montages de ses thinspos préférées. Belles, bien sûr.



<< Ana, chère Ana,
Tu m'es précieuse. Mais l'on se lasse vite de ce que les autres ne convoitent pas...
Dans un environnement sain, jamais je ne t'aurai gardé à mes côtés, tu aurais été une extrémiste has been.
Mais autours de moi, les gens aiment la beauté, la maigreur, et, tu es la plus à même de me conseiller. Reste avec moi Ana.>>



Ana, comment se comporter vis-à-vis d'elle ?
En admettant même qu'on considère son existence comme assez valeureuse pour avoir le mérite d'être examinée...
Ouverture d'esprit oblige, il faut penser à tout. Je l'avoue volontier, c'est bien fatigant...

Ana, je l'aime. C'est tout, pour le moment - tout ceci écrit dans une bien pâle imitation d'un show télévisé dépassé, out, has been. Mais véridique.
Aujourd'hui je l'aime, aujourd'hui j'ai perdu 600grammes par rapport à hier, demain je l'aimerai, car je passerai enfin à nouveau sous la barre des 72 kilos.
[ -
Je veux retrouver ma maigreur d'antant, celle de mon enfance, mon bonheur aussi, celui que j'ai perdu avec le temps. Ces rondeurs ne me protègent plus de quoi que ce soit, le malheur s'en est allé, il ne me reste que le vide... Une enveloppe creuse ne sert à rien. Il faut craquer l'emballage, et savourer la surprise à l'intérieur. Be perfect, of course. - ]

Demain, un jour, plus tard, lorsque toute idée de crise me sera passée, lorsque la nourriture ne sera plus un ennemi mais un idéal de malheur qui m'aura pourri la vie, je la haïrai.
Je serai mince, maigre, anorexique, je le sais. Reste à savoir si, à ce moment là, dans ces quelques années qui feront de moi une parfaite loque sans force ni espoirs aucun, je serai capable de la haïr assez fort pour m'en débarasser...

Lorsque l'on devient pro ana, il y a toujours le risque de le rester à vie C'est une question d'amour ; on noublie pas si facilement son âme soeur, cela étant d'autant plus vrai si on l'a idéalisée de façon à la créerindestructible car parfaite.

Pour oublier, après une rupture douloureuse, la seule solution est la haine.

Ne vous liez pas trop fort à elle, il est toujours dangereux de jurer fidélité et dévotion à un être humain, le caractère téméraire de la chose n'en est qu'exacerbé quand l'on sait que cette créture est, en plus d'être imaginaire, une femme...



Ana, je t'aime, c'est tout. Pour le moment...


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[ Ana -moi ]
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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