Comment raconter ça...
Et pour qui ? Alors que les rares concernés ont déserté faute d'attention. Ca demande beaucoup d'attention, un ami. Beaucoup de temps, de soins, d'amour, de coeur, de sincérité et de sentiments. Par ordre d'importance... Selon le même critère, la même échelle, un ami est en haut de la liste des priorités, occupe la place d'honneur sur le répertoire et l'agenda. C'est dur de se sentir autant concerné par ses amis que par soi. C'est un côté humain, oui, mais si tordu qu'il en devient impardonnable...
L'absence est tolérée (pardonnée ?), oui, mais l'est-elle encore si elle est dûe à une hospitalisation ? A une obsession ? A des TCA ? L'absence est-elle tolérée si l'incrîminé est le seul et unique coupable ? Assassin, m'a t-on dit, mais pas seulement, je serais coupable de ma maladie, coupable de délaisser les autres coupable, coupable, coupable.
Responsable... Mais revenons au sujet principal : non ? Pas de pardon possible pour une ano ?
Alors, acceptez mes plus plates excuses, mes plus plats regrêts (oui, je suis une garce, c'est affreux, n'est-ce pas ? Cela vaut bien quelques mots sur le sujet, et, bien sûr, une explication évoquant clairement ma culpabilité à ces "amis" miséricordieux qui me pardonneront d'être malade, ou, selon eux, d'être ce que je suis) ; Pardon. Pardon de ne pas avoir été là parfois, pardon d'avoir toujours été là quand vous en aviez besoin. Pardon d'avoir été derrière vous pour vous ratrapper, à tel point que m'a présence à vos côtés vous a manqué. Pardon de m'être fait oublier, parce qu'à ce moment là, ma présence vous importunait... Pardon d'être si docile, pardon d'être malade, pardon, pardon, pardon, mais sachez le, vous ariverez toujours en seconde position, il est temps d'abandonner sa peau de première avec un peu de son égo, vous ne trouvez pas ?
Et enfin, pardon d'être devenue égoïste à mon tour, ou de le devenir...
J'ai été absente plus d'un mois. Pas d'hospitalisation pour moi, ni de séances de psy houleuses, rien qu'une punition qui m'a empêché quelques temps de surfer sur les vagues de l'internet. On me punit de ne plus être aussi parfaite - ou de l'être trop, peut-être ? -, plus aussi attentionnée. Moi, je ne sais pas ce que vous attendez de moi, et alors que vous boudez toute réponse, je boude dans mon coin, abomine, anorexie.
Selon vos dires, je suis égocentrique, égoïste, garce et immature ? Comment dois-je changer cela, je ne comprends pas, je ne vois pas depuis le coin où j'agonise par votre faute.
Votre faute, oui, parfaitement, je suis fatiguée de me retirer moi même l'oxygène que je ne mérite pas - je le sais bien -, et par peur de ne sombrer sous le poids de vos reproches, je vous accablerai d'une culpabilisez plus pesante encore...
On m'a puni, néanmoins, parce qu'entre vos bras plus meurtriers que cajoleurs, je suis malheureuse, je suis inachevée. Et bien, à présente, malgré ce goût d'amertume qui ne me quitte pas, je suis satisfaite. Je cours vers ma fin ! Aujourd'hui, j'écris sur papier, en attendant de ne pouvoir recopier mes écrits sur le net. Privée de PC, de portable, de télé, de tout divertissement pouvant entraîner un quelconque ludisme. Plutôt sec, je trouve.
"Mais arrête ça !" m'avez vous dit. Et bien, à ce rythme, soiyez en sûr, je vais bientôt tout arrêter tout court...
Une phrase aussi peu pédagogique que l'a été ma punition. Le but en était-il de me faire apprécier ce qu'il me manque ? Vénérer dieu Fric et Grand-Gourou-Famille-Heureuse ? Ouaouh. Vous avez été fins sur ce coup là (ironie).
Apprécier ? Aimer ? La vie n'a pas de saveur sans bonheur. Les aliments non plus. Je ne leoûte plus. Et quand, enfin, le 13 du mois d'Aout j'allais être heureuse... On me prive.
On me culpabilise.
Vous m'aimez d'un amour qui me rend coupable. Chaque phrase sortant de votre bouche m'arrache un peu de chair. Vous me dévorez, et, bientôt, il ne me restera plus rien.
Et moi ? Je ne sais pas. Je n'aime pas, pas comme vous. C'est malsain d'aimer autant une fille qu'un garçon, d'être passionnée, passionnelle, indépendante, amoureuse, suicidaire, anorexique, boulimique...
Ana-moi











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