Dimanche 14 octobre 2007

hum

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Quelqun serait-il à même de m'expliquer pourquoi plus de la moitié de mes visiteurs proviennent d'un site pornographique ?


[J'ai très envie d'écrire que c'est une douce revanche contre toutes celles qui prétendent les anorexiques laides  et inattractive, mais je ne le ferai pas...^^]
par Emmanorexie publié dans : les bases
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Jeudi 11 octobre 2007

R.


A L'INTENTION D'R., MON VIOLEUR PREFERE, EN GAGE D'UNE ATROCITE DATANT DE DEUX ANS.



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  Je m'offrirais bien à toi une fois encore. Dans une boite, s'il le fallait, de façon trash, en me teignant les cheveux en blonds, en portant avec une grimace évoquatrice un string agrémenté de noeuds roses bonbons. Avec un sourire acidulé, une huile sucrée sur le coeur, une bouche tendue en un baiser. Ce serait bien volontier, que j'irais te voir en chatonnant, avec des fleurs, du coca cola light et de la vodka absolut pour fêter ça. J'aurais sonné, je me serais glissée dans ton appartement par l'entrebaillure de la porte, et j'aurais profité de mon corps menu pour slalomer entre les divers déchets sans dessu-dessous par terre. Je t'aurais fait monté au 7ème ciel. Sans pallier intermédiaire. Je suis pressée.

Après tout, ça fait presque 2 ans que j'attends que tu me reprennes dans tes bras, que je me ronge les sangs et le corps en l'espoir d'être pardonnée.

J'aurais fait semblant d'être saoul - rapidement - après  un verre de soda, je me serais allongée, peut-être alors que tu m'aurais brûtalement prise encore une fois. Brûtalement et vite, parce que vu que tu m'as complêtement ruiné, on n'a plus grand chose à se dire. Hein ? R. Joyeux anniversaire à toi, à moi, à nous, cela va faire 2 ans que tu as abusé de moi... Et quand je repense à toi, aujourd'hui encore, je t'haine tellement que je souris sous mes larmes.



joli-emballage-cadeauv-3.jpg


Le texte, il est gris poussiéreux, gris cuivrée, gris, comme la saleté, la pourriture, tes yeux et mes bleus, plus gris qu'azure. Grise, et si sale... Le jeune fille sur la photo, elle me paraît obèse, c'est moi, moi, mes chaussures de prostituées achetées pour l'occasion, ma carrure d'enfant et mon air mélancolique (un terme très distingué, paraît-il). Le sol, c'est chez toi. On ne voit ni les déchets ni les brûlures de cigarettes sur le tapis, lors d'une partie de sexe trop enflammée, mais moi, je me souviens, je me souviens de tout, dans les moindre détails. Joyeux anniversaire de mon viol, R. Et prend moi dans tes bras, je t'haine encore... J'haine ton souvenir, je le chéris et le charie, il me fait bien rire, bien sourire, bien pleurer. Ton visage rectangulaire, ta peau foncée d'espagnole, ta carrure d'homme mûre baroudeur autant que bagareur, un gentil baraqué, néanmoins, alors, pourquoi, pourquoi, pourquoi est-ce que tu m'as violée ? Je me souviens de tes lèvres, je les ais voulu si fort. Les mordre, encore et encore. Je me souviens de l'arrête droite de ton nez, déterminée, de tes narines qui palpitaient à chaque mensonge, toi aussi, des goutes de sueures sur ton arcade, sur tes tempes lorsque tu étais angoissé à l'idée de te voir surprendre à flirter avec une fille aussi jeune que moi. Je sais tes yeux, gris, tes cils, noirs, tes sourcils, bruns, et ton coeur, pourri par la jalousie et l'égocentrisme... Je te sais par coeur, et mon coeur, lui, il t'haine plus que tout, ce 11 octobre 2007, Anniversaire de mon viol. Je me souviens de ce jour où tu as souhaité "me remonter un chtit peu le moral", après 3 ans de TCA, tu me connaissais par coeur. Et bien, garde bien en toi l'image de mon corps, de mon coeur jusque dans ses profondeurs, et sois assuré, R., de mon désir de vengeance le plus profond.

R.

Je t'haine,


Emma.


par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Jeudi 11 octobre 2007
 
ETES-VOUS UN DEPENDANT AFFECTIF ?

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La boulimie et l'anorexie vont souvent de paires avec la dépendance affective.
Qu'en est-il de vous ?
 





1) Avez-vous l'impression d'être seul au monde ?
2) Craignez-vous l'autorité ?
3) Est-ce que les gens qui vous critiquent ou se mettent en colère vous font peur ?
4) Dans vos relations affectives ou d'affaires, avez-vous souvent l'impression d'être une victime ?
5) Avez-vous un sens exagéré des responsabilités au point, par exemple, que les besoins des autres passent avant les vôtres ?
6) Vous est-il difficile, pour ne pas dire impossible, de reconnaître vos défauts et limites ?
7) Êtes-vous capable de prendre votre place et défendre vos droits ?
8) Vous sentez-vous perpétuellement coupable ?
9) Êtes-vous un junkie des sensations fortes ?
10) Confondez-vous pitié et amour, choisissant instinctivement des partenaires faibles et dépendants ?
11) Êtes-vous incapable d'exprimer vos émotions, mêmes les bonnes ?
12) Vous jugez-vous trop sévèrement ?
12) Avez-vous une piètre estime de vous-même ?
13) Avez-vous tendance à réagir plutôt qu'à agir ?
14) Paniquez-vous si vous avez l'impression d'être abandonné lors d'une
relation affective ?
15) Faites-vous confiance à n'importe qui ?


T
out ces énoncés sont des symptomes de dépendances affectives et plus vous en avez et plus vous avez un problème!

 

__________________________________________________

Tandis qu'être en amour, c'est chercher surtout le bonheur de l'autre.
Ça demande alors respect de sa liberté, de ses valeurs, besoins et désirs.
Évitons la fusion mais cultivons la communion des cœurs.
par Emmanorexie publié dans : les bases
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Jeudi 11 octobre 2007
LE PASSAGE


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Le passage de l'oiseau divin,
www.weinstein.com/miro/constellations.html
.

Je suis juste de passage dans votre vie. Une silhouette imperceptible, je ne crie pas trop fort - mes cordes vocales, je les ais rompues à coup d'ongle dans un flot de bile et de sang -,  mes pas se font discrêt - 45 kilos sur un sol jonché d'eau chaude et de vomis, ça ne s'entend pas - et je garde ma force pour ma lutte quotidienne. Pourquoi se soucier de moi ? Je ne sais pas, je ne connais pas ma valeur ; on m'a tant dénigré que je me suis essayée à n'être rien. Ainsi, je suis juste de passage, traverser votre vie me coûte néanmoins un effort énorme. Daignerez-vous m'écouter ? S'il vous plait, j'ai juste assez de force pour taper - et mes doigts aux os apparemment accrochent facilement les touches, si je vous dédie cet article, c'est au risque de les arracher.

Paradoxale, cette façon d'appeler à l'aide, non ? Disparaître pour se faire remarquer... Je n'en connais pas d'autre, j'aime les nuances, j'aime les sous-entendus, je vous aime, alors s'il vous plait, aimez moi. Entre autres. Mais rien de plus. C'est tout. 
Responsabilisez-vous, un peu. Les réflexions, les idées simplistes du type "mais je ne te connais pas, moi ! Je ne peux rien pour toi." sont dépassées. Parce que, interrogez vous ; si vous n'êtes pas celui qui m'aidera, qui le fera ? Parmis ces âmes de passage, soyez celui qui compatira à mon sort avec plus de présence qu'un autre.


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Qui peut se vanter de connaître quelqun ? Quand peut-on prétendre ne plus être un étranger pour quelqun ? Quand peut-on dire que l'on est plus de passage ? Que faut-il ? Un nom en commun ? - je connais plus cette femme au regard terne dans la rue que mon père. - Quelques délires ? - je les cumule, et pourtant, mes amies ne me connaissent pas - Des centres d'intérets communs ? - Y aurait-il parmis vous des artistiques ? - Des relations communes ? - mon cousin s'appelle Nicolas, 8 ans, et c'est votre ami ? -
Qui peut m'aider ? Qui peut vous aider ? Qui n'est pas de passage ? L'anonymat est une chose bien étrange, je ne sais trop si je le désire.


J'aime les heures de pointes dans le bus, dans le trâme, dans le train, au milieu de cette buée, enveloppée par le flou et écrasée par les corpulences compactes de voyageurs, je me sens soutenue, je me sens bien, sans être oppressée. L'agoraphobie, ce n'est pas pour moi, j'aime trop le monde pour m'en tenir loin.
J'aime les activités sportives de groupe ; le basketball, le karaté, ce rassemblement de sueurs et de bouteilles d'eau evian pour étancher nos soiffe. J'aime, j'aime, j'aime, oui, j'aime, mais de loin. Je ne suis que de passage, et vous aussi, vous l'êtes...

Comme c'est triste, rien ne me rend plus triste que ça ; l'abandon, la fin, la fermeture. Je suis avide d'incipit, de renouveau, de passion et de vibration dans ma vie ; de surprises quotidiennes, de flammes qui se ravivent et revivent au gré de mes envies. Feeling. Je n'aime pas supprimer de contacte msn, je n'aime pas interrompre un échange de mail (j'abandonne toujours la première, néanmoins, de peur de ne me voir devancée), je déteste avoir le dernier mot avec mes sms, et c'est toujours avec tristesse que je finis un article. La fin est affreuse, la fin fait peur, la fin fait pleurer ; j'ai appris ça au courant de mes lectures.

Le passage, c'est aussi l'idée d'un sauvetage, de l'arrivée terrestre d'une divinité sur terre, blablabla... je n'en attends pas tant ^^ Pour moi, le passage, reste une expression à la conotation froide et négative.

Alors, toi, visiteur de passage sur mon blog, pourquoi ne pas me garder dans tes favoris ? Ou me garder, juste quelques instants jusqu'à la fin de ta vie, une place dans ton esprit. Je te promets que, personnellement, je ne t'oublie pas...


par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Mardi 9 octobre 2007
Esquisse de manque, de surplus, et de satisfaction...


Je ne tire plus aucune satisfaction à avoir raison si personne ne le reconnaît.  Vos réactions cadrées, conformistes m'horripilent. Vos suppositions décallées m'horrifient. J'abomine... Depuis quand les professeurs se rassurent-ils dès l'instant où je présente un 19/20 à un contrôle ? Pourquoi est-ce que quand je lance un stylo sur  le tableau, c'est son propriétaire qui est puni ? Pourquoi est-ce que j'ai le droit de bavarder impunément ? Pourquoi serais-je admise sur dossier dans une école côtée alors même que j'ai un comportement indécent ? Vos lois n'ont aucun intéret, puisque je me joue d'elles alors même que je suis la pire de toutes...

Moi, je rie quand je me souviens de ces remarques inculquées depuis ma plus tendre enfance ; l'anarchie ne mènerait nule part,  car, sans loi, il n'y aurait pas d'ordre. Qui sont-ils pour dire que l'ordre est une valeur qui doit être "rangée" ? Pourquoi l'ordre de l'univers ne fonctionnerait-il pas au gré des gens ? Pourquoi  le bonheur de civile serait-il privilégié à celui des meurtriers... Pourquoi aurait-il plus de valeur ? Vous me direz "la majorité l'emporte ; de plus, les civiles peuvent obtenir leur bonheur sans blesser quiconque". Et alors moi je vous réponds "Menteurs". Sans compromis, à la manière de l'amie qui avertira sa moitié d'un maquillage à la façon des prostituées. Parce que je vous appréicie, je vous le dis...

Vous prétendez être supérieur aux meurtriers parce que votre bonheur peut-être atteind sans faire de mal à quiconque. Et pourtant. En tant que mère, vous êtes aussi meurtrière qu'une autre. Donner la vie à un enfant, en le prédestinant à une mort certaine... le bercer d'illusion en lui racontant l'histoire de  la pierre philosophale... Pour les jeunes femmes, encore célibataire, ou sans enfants, vous êtes la meurtrière des autres. Celle qui un jour a critiqué une jeune fille déjà male dans sa peau, qui a agressé quelqun, refusé de dénoncer un autre, par choix, par mauvais choix...  Quelle est votre excuse ? Je fais simplement "comme tout les autres" ?

Et pourtant, dans les collèges, ne nous répêtez nous pas de conserver une authenticité propre, de ne pas suivre les mouvements belligérants ? De ne pas nous droguer ? Tomber dans l'alcoolisme ?

Avec vos lois, vous punissez simplement la nature humaine la plus pure. 

Mais je suis lasse de réfléchir, de m'ordonner moi aussi, j'ai simplement envie de raconter mon insatisfaction du moment. Avoir raison seule me laisse de marbre, j'ai besoin de convaincre, d'amener à ma cause le monde entier. Celui qui me résiste attire mon attention et mon amour. Je n'aime que les plus résistants, oublie les chevaliers servants. Je suis avide de conquête et de re-conquête.

Et je suis partie_ _ _

Pourquoi s'embarasser d'adieu douloureux ? D'adieux justifiés ? Et eux sont plus douloureux encore. J'aime écrire, et j'écris, pleine darrière pensée, déclarant en être exempt, mais à m'entêter dans la pureté, dos au mur, pour que personne ne les voit, ces sales réflexions, je m'enfonce dans la mélasse. Je ne suis plus satisfaite. Je ne sais pas ce que je veux...


par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Mardi 9 octobre 2007
"Rien n'est plus commun que l'envie d'être remarquable."

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[Je n'ai pas envie de gacher un article pour cette inspiration qui ne vient pas. Je dois avouer qu'il est bien plus doux de tous vous manipuler ; créatures si sensibles à la propagandes, inconscientes victimes de ma sublimination. Je ne suis pas  originale. Pourquoi persistez-vous à le croire simplement parce que j'use de tournures torturées ? D'exprésions tortueuses ? Soyez plus perspicaces, s'il vous plait, lisez entre les lignes, je suis las de devoir passer mes soirées à me moquer d'un monde inerte. Ou contentez vous de laisser tourner cette jupe, de la conempler béatement, tandis que de vous tous, je serai celle qui m'amusera de votre air outré... Peut-être sont elles trop maigres, mes jambes, mais elles attirent votre attention, non ?]
par Emmanorexie
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Vendredi 28 septembre 2007

Kinder Maxi :
Nous sommes tous de grands enfants !



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Oui, c'est vrai, une formule bien joyeuse pour un vidéo plus originale encore. Niais ? Un peu.
Un peu moins. Je me suis souvent prise, moi aussi à dessiner sur mes mains ; des pointillés au niveau des poignets, des revolvères au creux de la main, de tortueux et torturés arabesque sur l'avant bras, sinauant entre les marques d'auto-mutilations, cicatrices anciennes. Bien souvent aussi, j'ai joué avec la nourriture. Je l'ai mis en bouche, saisis, vomis, et saisis encore une fois. Je m'en amuse ; elle rentre elle sort, au gré des volontés environnantes. Je me suis fait des moustaches avec mes cheveux, je les ais introduit dans ma gorge pour m'étouffer, les ais enroulé autours de mon coup pour m'étrangler. Parfois, même, je me suis caché derrière.

Je suis une enfant qui joue à des jeux d'adultes, ou peut-être une adulte qui souhaite redevenir enfant. le paradoxe est irréfutable. Je ne sais pas qui je suis, qui je veux. J'ignore jusqu'à mon âge. Etes vous sûr que j'ai 14 ans ? J'ai du mal à le croire lorsque l'on me cloître dans ma chambre pour me punir, lorsque mon entourage me boude parce que je fais la moue devant mon assiette. J'ai du mal à le croire aussi quand on me siffle dans la rue ou qu'on me viole contre un bureau de bois. Quand on me force à me maquiller pour paraître moins laide. Quand je fais un régime pour être plus désirable...

Je ne sais pas, je ne sais plus, adulte, enfant, quelle différence ? l'adulte est-il un adolescent qui s'est résigné ? L'enfant un adulte immature ? L'adolescent un adulte raté ? Un enfant amélioré ? Conditionné? Qu'est-ce que je suis ? Et selon qui ?

Je ne sais pas ce que je veux être. L'enfant punie ou la femme bafouée. Alors, dans le doute, je préfère revenire sur mes pas et voire ce que je préfère. Si je meurs d'anorexie entre temps, tant pis. Je n'aurais pas à choisir, et c'est tant mieux. Je ne sais pas, ne suis pas apte à choisir. Je suis trop mauvaise, trop partiale.

Et puis, choisir selon quels critères ? Les enfants sont-ils si pures ? Les adultes si épanouïs ? Je me souviens sans peine de mes relations sexuelles à l'âge de 8 ans. De mon viol. Et même des masturbations précédentes, des bêtises qui en ont suivies, de ma boulimie déjà présente. De ma salissure. De mon complexe par rapport à ma soeur. Ou est l'innoncence et l'ignorance là dedans ? Quant aux adultes épanouïs, ma mère m'a avoué sans problème son malheur, son impuissance, son ignorance, ses doutes face à l'adultère. Elle est si perdue qu'elle boit, mon père est si désespéré qu'il se drogue. Et tous deux sont si loins de l'autre qu'ils se trompent mutuellement.

Dans les bras d'autres.
Se sentent-ils revivre ?

Qu'est-ce qui est le mieux ? D'être de petits adultes ou de grands enfants ? Je ne sais pas trop. Je ne sais pas ce que je voudrais être. Mais je ne veux pas être moi. Je suis trop sale, pas assez bien. Je voudrais être autre, mais gardé tout de même mes yeux, pour voir ce que je suis devenue.


"changer de tête
mais pas les yeux
ils ont tant pleuré
et puis il me les faut
pour me reconnaître
si je change
de tête"


Bernard Friot.


Et je sais que les gamines qui se prennent pour des adultes pullulent, que les vieilles femmes chassent la ride jusqu'à la folie. Que personne n'est assez bien. Qui de celles là sont le plus ridicules ? Lesquelles sont le moins pitoyable ? Je serait comme les gagnantes, les vainqueurs. En attendant, je retourne en arrière, petite enfant. J'accumule les cicatrices de cutters, les vergetures. Et je les cache, je dissimule.
Je construirais ma nouvelle vie sur le mensonge. Je n'ai pas le choix.

"chaque jour, chaque pas
il faut cacher la marque qui me dénonce
sourire avec eux hurler avec les loups
faire semblant
d'être l'un d'eux
et enfoncer les mains
au creux de son ventre
pour qu'ils ne voient
rien
ne voient
rien"

Bernard Friot.


Cachons nous, faisons semblant d'être autrement. Car en faîtes et en vérité, nous ne sommes RIEN. Et si en faite, je me trompe à votre sujet, si je suis différente, si je suis moins bien, que vous êtes mieux, alors, tout de même, je peux vous dire que moi, moi, moi, je ne suis absolument, définitivement, irrévoquablement



RIEN.



Sachez aussi qu'un Kinder Maxi, c'est 175kcal ^^

par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Jeudi 27 septembre 2007

sac

CONTENU DU SAC D'UNE PRO-ANA,

article ironique, visant à décourager les adolescentes séduites par l'amincissement rapide,
et le phémonène 'in' que sont les pro-ana.


Selon l'article :
proana-thinboard.blog4ever.com/blog/lirarticle-114638-434028.html



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Dans le sac d'une pro-ana se trouve...

* Des PetIts Bonbons : S'il y a un malaise, hop ! Disparus grâce au sucre ! (- bien moins lourds que les déibrilateurs, avouons-le)

* Une bouteille d'eau ou de coca light : le coca contre le malaise, et hydratation et coupe-faim pour l'eau !!! (- comment se faire vomir sans eau ? Ce serait affreusement douloueux !)

* De la gomme : vous aurez moins le goût de grignotter avec un truc dans la bouche ! (- quelle importance de ronger les paroies de son estomac avec les acides contenus dans les chewing-gum, si le but absolu est de ne plus manger ?)

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Et Ensuite... :

* Un gloss (ou plusieurs !) : Qui veut enlever tout son gloss en se bourrant de chips, dites-moi ?! En plus, c'est très Chic ! (- pratique, le gloss camoufle les lèvres déséchées vomissements à répétition)

* Un cache-cernes : La fatigue nous rattrappe toutes un jour... Mieux vaut la camouffler un peu, c'est plus joli ! ( - accordant la couleur des courbes de nos corps ; des cernes aussi cireuses que votre teints assortis à vos côtes blanchâtre, c'est plus joli !)

* Un fond de teint : toujours être impec ! (-sans oublier le blush, pour un teint plus cireux amélioré qu'impécable...)

* Mascara: pour dévoiler vos magnifiques yeux ! ( - on est moins tenté de pleurer menacée par le regard des gens lorgnant sur les deux traînées noires sur vos joues)

*** Sans oublier les laxatifs et la lâme de rasoir !

/! Je tiens à préciser que l'article n'est en aucun cas péjoratif ou critique envers l'original, je respecte la propriétaire du skyblog dont il provient, je l'apprécie beaucoup d'ailleurs, et comme dit, écrit en commentaire sur son blog (allez y faire un tour) j'adore son article, original.


par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Jeudi 27 septembre 2007
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> Un baiser brûle 14 kcalories en moyenne.
Aimons nous ^^
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Jeudi 27 septembre 2007

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A-B.

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anorexie, boulimie, c'est le b a - ba de ma vie.


De l'un à l'autre, c'est si facile lorsque l'on a faim... Trop ou pas assez, de l'un à l'autre pour explorer, changer, se diversifier, se faire remarquer, et exploiter petit à petit chacunes des inombrables, inébranlables, incommensurables racines de la faim. Du besoin. De l'opulence et de la restriction. L'arbre, c'est les TCA. l'arbre de la vérité, des origines, des autres banalités mensongères modernes, c'est la maladie. Une plante pourrie, un champignon, une mauvaise herbe ne se développe qu'en milieu lui même mauvais, profondément pourri...
A-B. Anorexie-boulimique, de l'un à l'autre. C'est si facile quand on a faim...

La facilité amène le bonheur à court terme (il m'est ennuyeux de parler du long, ennuyeux - long terme ces deux mots sont bien assez souvent associés pour que vous vous passiez de remarques. Je demande votre indulgence ; car, oui, je sais, mais je ne dis pas, le seuil des non-dits commence aux idées suicidaires qu'il n'est pas bon de partager...).
Sous la douche glacée que vous vous offrez (quelle température pour vous ? 15 °C pour moi, la douche ne va pas plus loin... un autre seuil à ne pas dépasser ?) alors que vous tournez sur vous même pour vous étourdire, pour que - non, pas cette fois - vos sens ne vous dictent pas de mourire d'être aussi laide.

On finit par s'oublier, oublier l'image renvoyée par le miroire de la salle de bain (pourquoi se faire souffrire en gardant le rideau de douche ouvert ?) oublier l'odeur, le goût de la nourriture dans votre bouche, et surtout les gouttes qui trâcent sur votre peau les contours disgracieux des bourrelets d'une obèse...

Sous cette douche, donc, entâmant le rituel, de l'un à l'autre, A-B, B-A, vous enfoncez deux trois doigts dans votre bouche, gorge.
Quand même au bout de la 3e tentative, rien d'autre ne sort qu'un croassement solitaire, vous êtes anorexique. Vide, pure, exempt de pêcher. Pure et à remplire, pure et à salire, à pervertir, car vous n'êtes qu'un serpent qui a mué pour finir en tenue d'Eve.

Pas d'illusion, pas de désillusion, pas de douleur ? Ou presque. Le passage, s'il est facile, est affreusement douloureux.

De l'anorexie à la boulimie, à genou devant le frigo, devant les toilettes.
De la boulimie à l'anorexie, évanouie sur un banc ou allongée sur un brancard.


Un pas en avant, un pas en arrière.

Anorexie-boulimie,
Boulimie-anorexie.

Tellement facile,
Tellement douloureux.



ET JAMAIS PERSONNE NE LE REMARQUE...


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par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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T.O.O

SRY <>

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