A L'INTENTION D'R., MON VIOLEUR PREFERE, EN GAGE D'UNE ATROCITE DATANT DE
DEUX ANS.
Je m'offrirais bien à toi une fois encore. Dans une boite, s'il le fallait, de façon trash, en me
teignant les cheveux en blonds, en portant avec une grimace évoquatrice un string agrémenté de noeuds roses bonbons. Avec un sourire acidulé, une huile sucrée sur le coeur, une bouche tendue en un baiser. Ce serait bien volontier,
que j'irais te voir en chatonnant, avec des fleurs, du coca cola light et de la vodka absolut pour fêter ça. J'aurais sonné, je me serais
glissée dans ton appartement par l'entrebaillure de la porte, et j'aurais profité de mon corps menu pour slalomer entre les divers déchets sans dessu-dessous par terre. Je t'aurais fait monté au
7ème ciel. Sans pallier intermédiaire. Je suis pressée.
Après tout, ça fait presque 2 ans que j'attends que tu me reprennes dans tes bras, que je me ronge les sangs et le corps en l'espoir d'être pardonnée.
J'aurais fait semblant d'être saoul - rapidement - après un verre de soda, je me serais allongée, peut-être alors que tu m'aurais brûtalement prise encore une fois. Brûtalement et vite, parce
que vu que tu m'as complêtement ruiné, on n'a plus grand chose à se dire. Hein ? R. Joyeux anniversaire à toi, à moi, à nous, cela va faire 2 ans que tu as abusé de moi... Et quand je repense à
toi, aujourd'hui encore, je t'haine tellement que je souris sous mes larmes.

Le texte, il est gris poussiéreux, gris cuivrée, gris, comme la saleté, la pourriture, tes yeux et mes bleus, plus gris qu'azure. Grise, et si sale... Le jeune
fille sur la photo, elle me paraît obèse, c'est moi, moi, mes chaussures de prostituées achetées pour l'occasion, ma carrure d'enfant et mon air mélancolique (un terme très distingué,
paraît-il). Le sol, c'est chez toi. On ne voit ni les déchets ni les brûlures de cigarettes sur le tapis, lors d'une partie de sexe trop enflammée, mais moi, je me souviens, je me souviens de
tout, dans les moindre détails. Joyeux anniversaire de mon viol, R. Et prend moi dans tes bras, je t'haine encore... J'haine ton souvenir, je le chéris et le charie, il me fait bien rire, bien
sourire, bien pleurer. Ton visage rectangulaire, ta peau foncée d'espagnole, ta carrure d'homme mûre baroudeur autant que bagareur, un gentil baraqué, néanmoins, alors, pourquoi, pourquoi,
pourquoi est-ce que tu m'as violée ? Je me souviens de tes lèvres, je les ais voulu si fort. Les mordre, encore et encore. Je me souviens de l'arrête droite de ton nez, déterminée, de tes
narines qui palpitaient à chaque mensonge, toi aussi, des goutes de sueures sur ton arcade, sur tes tempes lorsque tu étais angoissé à l'idée de te voir surprendre à flirter avec une fille
aussi jeune que moi. Je sais tes yeux, gris, tes cils, noirs, tes sourcils, bruns, et ton coeur, pourri par la jalousie et l'égocentrisme... Je te sais par coeur, et mon coeur, lui, il t'haine
plus que tout, ce 11 octobre 2007, Anniversaire de mon viol. Je me souviens de ce jour où tu as souhaité "me remonter un chtit peu le moral", après 3 ans de TCA, tu me connaissais par coeur. Et
bien, garde bien en toi l'image de mon corps, de mon coeur jusque dans ses profondeurs, et sois assuré, R., de mon désir de vengeance le plus profond.
R.
Je t'haine,
Emma.
par Emmanorexie
publié dans :
mon quotidien
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"Rien n'est plus commun que l'envie d'être remarquable."

[Je n'ai pas envie de gacher un article pour cette inspiration qui ne vient pas. Je dois avouer qu'il est bien plus doux de tous vous manipuler ; créatures si sensibles à la propagandes,
inconscientes victimes de ma sublimination. Je ne suis pas originale. Pourquoi persistez-vous à le croire simplement parce que j'use de tournures torturées ? D'exprésions tortueuses ? Soyez
plus perspicaces, s'il vous plait, lisez entre les lignes, je suis las de devoir passer mes soirées à me moquer d'un monde inerte. Ou contentez vous de laisser tourner cette jupe, de la conempler
béatement, tandis que de vous tous, je serai celle qui m'amusera de votre air outré... Peut-être sont elles trop maigres, mes jambes, mais elles attirent votre attention, non ?]
par Emmanorexie
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Vendredi 28 septembre 2007
Kinder Maxi :
Nous sommes tous de grands enfants !

Oui, c'est vrai, une formule bien joyeuse pour
un vidéo plus originale encore. Niais ? Un peu.
Un peu moins. Je me suis souvent prise, moi aussi à dessiner sur mes mains ; des pointillés au niveau des poignets, des revolvères au creux de la main, de tortueux et torturés arabesque sur
l'avant bras, sinauant entre les marques d'auto-mutilations, cicatrices anciennes. Bien souvent aussi, j'ai joué avec la nourriture. Je l'ai mis en bouche, saisis, vomis, et saisis encore une
fois. Je m'en amuse ; elle rentre elle sort, au gré des volontés environnantes. Je me suis fait des moustaches avec mes cheveux, je les ais introduit dans ma gorge pour m'étouffer, les ais
enroulé autours de mon coup pour m'étrangler. Parfois, même, je me suis caché derrière.
Je suis une enfant qui joue à des jeux d'adultes, ou peut-être une adulte qui souhaite redevenir enfant. le paradoxe est irréfutable. Je ne sais pas qui je suis, qui je veux. J'ignore jusqu'à mon
âge. Etes vous sûr que j'ai 14 ans ? J'ai du mal à le croire lorsque l'on me cloître dans ma chambre pour me punir, lorsque mon entourage me boude parce que je fais la moue devant mon assiette.
J'ai du mal à le croire aussi quand on me siffle dans la rue ou qu'on me viole contre un bureau de bois. Quand on me force à me maquiller pour paraître moins laide. Quand je fais un régime pour
être plus désirable...
Je ne sais pas, je ne sais plus, adulte, enfant, quelle différence ? l'adulte est-il un adolescent qui s'est résigné ? L'enfant un adulte immature ? L'adolescent un adulte raté ? Un enfant
amélioré ? Conditionné? Qu'est-ce que je suis ? Et selon qui ?
Je ne sais pas ce que je veux être. L'enfant punie ou la femme bafouée. Alors, dans le doute, je préfère revenire sur mes pas et voire ce que je préfère. Si je meurs d'anorexie entre temps, tant
pis. Je n'aurais pas à choisir, et c'est tant mieux. Je ne sais pas, ne suis pas apte à choisir. Je suis trop mauvaise, trop partiale.
Et puis, choisir selon quels critères ? Les enfants sont-ils si pures ? Les adultes si épanouïs ? Je me souviens sans peine de mes relations sexuelles à l'âge de 8 ans. De mon viol. Et même des
masturbations précédentes, des bêtises qui en ont suivies, de ma boulimie déjà présente. De ma salissure. De mon complexe par rapport à ma soeur. Ou est l'innoncence et l'ignorance là dedans ?
Quant aux adultes épanouïs, ma mère m'a avoué sans problème son malheur, son impuissance, son ignorance, ses doutes face à l'adultère. Elle est si perdue qu'elle boit, mon père est si désespéré
qu'il se drogue. Et tous deux sont si loins de l'autre qu'ils se trompent mutuellement.
Dans les bras d'autres.
Se sentent-ils revivre ?
Qu'est-ce qui est le mieux ? D'être de petits adultes ou de grands enfants ? Je ne sais pas trop. Je ne sais pas ce que je voudrais être. Mais je ne veux pas être moi. Je suis trop sale, pas
assez bien. Je voudrais être autre, mais gardé tout de même mes yeux, pour voir ce que je suis devenue.
"changer de tête
mais pas les yeux
ils ont tant pleuré
et puis il me les faut
pour me reconnaître
si je change
de tête"
Bernard Friot.
Et je sais que les gamines qui se prennent pour des adultes pullulent, que les vieilles femmes chassent la ride jusqu'à la folie. Que personne n'est assez bien. Qui de celles là sont le plus
ridicules ? Lesquelles sont le moins pitoyable ? Je serait comme les gagnantes, les vainqueurs. En attendant, je retourne en arrière, petite enfant. J'accumule les cicatrices de cutters, les
vergetures. Et je les cache, je dissimule.
Je construirais ma nouvelle vie sur le mensonge. Je n'ai pas le choix.
"chaque jour, chaque pas
il faut cacher la marque qui me dénonce
sourire avec eux hurler avec les loups
faire semblant
d'être l'un d'eux
et enfoncer les mains
au creux de son ventre
pour qu'ils ne voient
rien
ne voient
rien"
Bernard Friot.
Cachons nous, faisons semblant d'être autrement. Car en faîtes et en vérité, nous ne sommes RIEN. Et si en faite, je me trompe à votre sujet, si je suis différente, si je suis moins bien, que
vous êtes mieux, alors, tout de même, je peux vous dire que moi, moi, moi, je ne suis absolument, définitivement, irrévoquablement
RIEN.
Sachez aussi qu'un Kinder Maxi, c'est 175kcal ^^
par Emmanorexie
publié dans :
mes réflexions
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Dans le sac d'une pro-ana se trouve...
* Des PetIts Bonbons : S'il y a un malaise, hop ! Disparus grâce au sucre ! (- bien moins lourds que les déibrilateurs,
avouons-le)
* Une bouteille d'eau ou de coca light : le coca contre le malaise, et hydratation et coupe-faim pour
l'eau !!! (- comment se faire vomir sans eau ? Ce serait affreusement douloueux !)
* De la gomme : vous aurez moins le goût de grignotter avec
un truc dans la bouche ! (- quelle importance de ronger les paroies de son estomac avec les acides contenus dans les
chewing-gum, si le but absolu est de ne plus manger ?)
Et Ensuite... :
* Un gloss (ou plusieurs !) : Qui veut enlever tout son gloss en se bourrant de chips, dites-moi ?! En
plus, c'est très Chic ! (- pratique, le gloss camoufle les lèvres déséchées vomissements à répétition)
* Un cache-cernes : La fatigue nous rattrappe toutes un jour... Mieux vaut la camouffler un peu, c'est
plus joli ! ( - accordant la couleur des courbes de nos corps ; des cernes aussi cireuses que votre teints assortis à vos côtes blanchâtre, c'est plus joli
!)
* Un fond de teint : toujours être impec ! (-sans oublier le blush, pour
un teint plus cireux amélioré qu'impécable...)
* Mascara: pour dévoiler vos magnifiques yeux ! ( - on est moins tenté de pleurer menacée par le regard des gens lorgnant sur les deux traînées noires sur vos joues)
*** Sans oublier les laxatifs et la lâme de rasoir !
/! Je tiens à préciser que l'article n'est en aucun cas
péjoratif ou critique envers l'original, je respecte la propriétaire du skyblog dont il provient, je l'apprécie beaucoup d'ailleurs, et comme dit, écrit en commentaire sur son blog (allez y faire
un tour) j'adore son article, original.
par Emmanorexie
publié dans :
mon quotidien
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vérités & verdicts