Lundi 5 mai 2008
PUNK IS NOT DEAD
- au moins autant que le poul d'un cormoran mort pris dans la marée noire de l'Erika  - J'aime les caribous aussi.



par Emmanorexie publié dans : chansons / lectures
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Lundi 5 mai 2008
J'ai deux gellules d'AppétitLight dans ma poche, une boite vide de CentiMétric qui rosit à mes côtés, ma mèche noire en bouche, comme une enfant dans la cervelle - sauf que les Chesterfield, c'est un moyen de contraception.


Je me crois mieux logée, à saluer les passants qui ne répondent pas - bonsoir, je ne suis pas folle, vous savez ? - et je le suis (mieux logée, je veux dire. Ne présummez pas sans ma permission - du verbe, du verbe, du verbe, et de l'éloquence dans mes veines !) et des amis qui ne répondent pas non-plus - je ne considère pas un bisou sur ma joue comme une preuve suffisante d'amour. Je veux plus, je veux de la reconnaissance, je veux qu'on m'aime, et que ça soit aussi évident qu'une étincelle de staisfaction dans mes yeux divins pour un fidèle.
Oui, je sais, je suis superbe.

Plus sérieusement, j'en ai plus qu'assez, d'être jeûne (s'il y avait moyen de mettre cet accent entre parenthèses, je le ferais.) et innocente, de ne pouvoir fumer sans que quelqun dise "ouah, elle crapotte ! Crapotteuse ! (je n'ajouterai pas le "z" par pudeur) tu kiffes ça, mettre des trucs dans ta bouche ?"
Je parie qu'on ne t'a jamais encore arraché d'oeil pour te le coller sur la testicule ?

T'es la soeur à S. ? Tu l'aimes bien ton frère ? - Bien sûr, elle le suce tous les soirs.
La répartie, je ne l'ai pas. Je suis de celles qui lancent des regards méchants et pénêtrant. L'enhardie. L'enfumée, engagée, envenimée dans les plans foireux qu'on lui présente et qu'elle accepte sans le savoir, parce qu'elle aime taper dans les mains des gens avant de leur griffer l'avant-bras.

Et jouir de chaque jour.

Dîner d'affaire, dîner famillial, et communion. Je n'ai même pas le droit à la révolte ; je crierai "JESUS EST TON AMI !" à la communion d'un éloigné parent. Et la classe, c'est quand je vous susurre que je ne filmerai pas même avec mon portable.
    Moi je suis dans la merde, et je vous emmerde.

Pensées toute le temps. Pas pour tous. Hé, ho, je ne m'appelle pas dieu. Mon prénom à moi, il prend une majuscule, et il se raccourcit, et il se gémit sans retenue aucune.

Il y a du dégoût sur mes cuisses. Né, Ryo ? Oro ? Celestin ? Chaïb ? Damien ? & Ali ? - quelle perverse, tous ces hommes en même temps ? Et c'était un viol, en plus ? Ah, non, elle n'était pas toute seule, J. était avec elle...

J. n'existe pas. Damien non plus. Et je n'ai qu'à crever, comme ça, il n'y aura plus jamais de mensonges. Qu'est-ce que j'ai inventé ? Je ne sais plus - et toi, J. ? J. est toujours là quand je ne me souviens plus de la réalité. Elle me donne les mots. Souffleuse, ce serait presque de la triche. Ou une pièce de théâtre. Et Albert, qui m'arrête dans les Halles pour me demander si je suis comédienne, parce que j'ai quelque chose... - ce ne serait pas le crayon noir, desfois ? L'excédent de maquillage ? Je ne serais pas prostituée, non plus, desfois ? - Je me sens mal. Vraiment mal. Mal à mentir, à me taire, m'inventer, me partager - pas entre deux, mais entre moi - parce qu'écarter les jambes, ça va, ça vient, ça passe. Ca me passe. Je ner sais plus comment m'exorciser. Je suis une démone. Et ce quelque chose, si ça n'était pas non plus mon troisième oeil,
hein , J-P ? Rien qu'un infidèle qui ne sait pas se servir de ma langue, et qui prétend que j'ai une profonde énergie en moi. Quelque chose. Un troisième oeil naissant - et mes seins, il y en a toujours deux ? Parce que pour le moment, c'est la seule chose que tu aies pû me prouver - si peu... 

Desillusion. Je ne suis une fille faîte pour personne, et pourtant... Si concilliante, j'étais promise à n'importe qui, n'importe quoi, et les dossiers des écoles, une véritable joie à remplir... J. n'existait pas encore. J. n'existe pas. N'a jamais existé. Mais qu'est-ce que je ferais, moi, hein, si elle n'existait plus ? Je ne sais pas comment me comporter, moi, quand on me viol.
Et mes bras, bâlant, j'en fais quoi ? Et mes cris ? Ne va-t-il pas me prendre pour une fille facile ?

Je m'en fous, de ce qu'ils pensent. Il n'y a qu'Elle. You are my Only One. Envie de T'embrasser.
Démone.
Rien ne me laisse indifférente.
Et ça me tue, m'insulte, me choque, me surpend, ma fait plaisir, me provoque ou me laisse rire...

    Et je suis dans la merde, et je vous enmerde. Bien sûr que je suis pitoyable. Bien trop amoureuse pour être cool. Et dire que tout ce que j'avais demandé, c'était la maigreur.


Mon portable vibre encore. Et si je devais y répondre ? vraiment N'IMPORTE QUOI. Les obligations, c'est comme les fées, ça n'existe pas...


 

 

 

par Emmanorexie
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Vendredi 2 mai 2008


=]



par Emmanorexie publié dans : les bases
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Lundi 28 avril 2008
Je ne parlerai pas d'un corps de rève.     ?

J., Il lui suffit d'une matière à rève. J. ne veux reconaître là ni les cauchemards, ni le sommeil, ni les comprimés (et que J. en crève ! Ces sourirs [ =) ], qu'elle pince entre ses lèvres charnues, plissées, abîmées, tandis que les autres lui tournent les joues, et par milliers, et des bisous, et des baisers, depuis qu'elle est née. J. est née pour être aimée.

J. tire la langue au monde entier, han !


Ces motifs qui lui colorent la bouche. regardez-tous. J. a un cadrillage sur la langue - un cadrillage ? Mais non, bande d'idiot. C'est parce que J., vous voyez, elle a un grillage dans la bouche. C'est parce que J. a peur, c'est tout. Que les morceaux qu'elle gerbe se coincent dans la bonde de sa douche.
J. pense t-elle qu'à avaler du barbelé, les choses vont s'arranger ?  J., n'est-elle pas un peu naïve ? - et quand on lui dit, elle tire la langue, une latte, une maladie, une musique, un coup et elle ingère une nouvelle part d'hipocrysie. Tiens, ce n'est plus du cadrillage. C'est un reflet, dans un bouche. Un miroire, quelques litres de liquide, ou un bijou, parce qu'à J., on lui avait dit que les pierreries qui tuyautaient la langue, c'était bon pour le rève ? L'esprit s'échappe par le trou de la langue - et on perd du poids, en se perçant le corps -
et on ne se rend pas compte du goûts, lorsqu'on fait des cochonneries aux gens.

Quelle excuse, pour leur faire mal, à coup de croc ! Apprendre à rêver avec leur pénis en bouche ; un véritable rêve, et lorsqu'on attend l'élévation, il y en aurait encore plus d'un pour s'attribuer la réussite. Non, ce n'est pas ton engin, qui était bandant. C'était le reflet de mon âme dans le bijou de langue, qui m'a toute retournée - et à gerber, toute bouleversée, je me suis plûe à dégueuler. J. s'aime quand elle vomit.

J. n'est ni une bombe, ni une poupée, J. rève à plein temps, en vend (de ces comprimés), en donne (de ce malheur), en (r)échappe et J. en tâte du bout de sa langue. C'est par là que vient le rève ; je vous le promets, J. vous le promets.
J. lèche la poussière du bout de sa langue - quelle humilité, nez dans la poudre, sa classe, son reigne, son rève, il se ferait presque oublier !

PANACHE, CHERS AMIS, PANACHE !

J. ampute les papillons, noie les poissons. J. attire les marins sur les rivages, préfère les garçons, a envie de tout casser. De loin, sur la terre ferme, nule besoin d'être belle. Et tuer les héros, parce qu'eux, ils n'ont pas le droit d'aller naviguer. Comme les fourmis (sous mon taille-craillon), comme les hirondelles (coupons leurs ailes), les hommes (et mon grain de sel ? Ma folie éternelle ? Mon sadisme naturel ?) n'ont pas le droit de rèver - et le rève de s'envoler. Redescend sur terre, petit rève. J. te coincera  dans son bijou de langue, et tu
astiqueras, et tu seras astiqué.


noyer les poissons

Laissez-moi jouer la sirène. De ce genre de poules indécentes, qui rient comme les plus laides des commères d'Homère.

J., au milieu de ses délires, se demande ce qu'il y a de plus drôle que de prendre de l'aspirine par le nez, façon rail de coke, façon rève-ou-crève, phrase à la con, idéologie adolescente et inconscience inconsistante.
J., merde, arrête de vivre ! Arrête de rire ! Ne te moque pas de ma réalité, elle se voit dans un miroire ! Et la tienne ? Ah, tu n'as pas de miroir ?

Tu es comme moi, alors. Oui, je suis E.

Vous ne me suivez pas ? J. ou E. ? Vous ne me voyez pas ? Suivez le sel, les gousses d'ails et les chaleurs qui suivent mon sillage ; suivez-la, suivez la sorcière. Ses maledictions, ses ambulances qui vendent des maladies, ses rèves ambulants et ses déambulations dans les rues de Paris.

Attention, petit enfant, rue Miouftard, je vas te manger.
Je vous préviens, je vais vraiment me venger.
                                                                                                                Qui parle ?

Les schyzophrène sont fous. Mais moi, ce n'est pas pareil. J'ai des amours, et des anges, et des songes, et des rèves à revendre à qui voudra ; ça veut dire que je ne suis pas folle. Que je suis juste un peu taciturne, un peu rêveuse. Un peu autre part. Un peu loin d'ici.

Je me sens un peu seule, et un peu vide ; vous ne vous sentez pas comme moi ?

Bien sûr, je suis en manque ;
bien sûr, besoin d'argent > mais je t'interdis de te prostituer tant que tu ne seras pas aussi belle que moi, E. Ah, J. est vraiment géniale...



Comment, alors que je suis en manque de clopes, d'alcool et de beu, puis-je logiquement me retrouver en plein rue, à longer le dallage irrégulier des trotoires d'un village paumé en difficulté sociale - sur le modèle de ses habitants, qui ne sont pas des pirates, mais justes des jeunes sans revenus ne pouvant subvenir à leurs charges vidéoludique - ? Et en jupe, je vous pris, disjonction des souvenirs de la réalité - c'est vrai que, on ne sait plus, on ne sait pas, comment ça fait, "comment ça fait mal" d'être violé... Rape. En jupe, en bas, et en couleur (comme du gros) - parce que le rouge, ça va avec le blond. En Levi's, parce qu'en bottes, c'est trop facile d'éviter les rainures des pierres, au sol, et qu'en Dr. Martens, on est trop punk pour se promener dehors. Pourquoi, alors que je ne recherche rien d'autre qu'un semblant d'innocence et des moyens financiers pour me complaire - ni prostitution, ni trafique, pour une fois ! - pourquoi alors cet enculé m'a t-il dit bonjour ? Ca ne se fait pas. On ne dit pas bonjour à une petite fille en jupe - on ne lui donne pas de sucette non plus, tout en lui caressant la tête. On ne lui tire pas les cheveux, vers son entrejambe. On ne sourit pas quand son chiot grogne. On ne lui dit pas "je t'aurais bien vu à la place du chien"

On ne sourit pas, quand un connard pareil vous murmure de telles conneries, on ne prend pas ses mains, ses pieds à son cou, pour vérifier à distance qu'aucun collier de métal ne vous étrangle. Ca ne se fait pas.
Ca ne se fait pas. Et on a beau en rire, au téléphone, ça fait mal. Je ne suis pas un chien. Je ne suis pas une chienne.
Je suis une poupée.
J. t'enmerde.

Je suis de ce milieu qui peut répondre aux gens de la pire espèce, les plus bas.
Je suis aussi de celles, celle qui éclate ses coupes de champagnes sur la clavicule des garces plus maigres qu'elle.

Ces tourterelles qui narguent mes poules ! hahaha !

Morganorexie. Ca marche aussi avec son nom. Même mieux. Je me sens boudinée, frigide et conne. Mais j'ai de l'espoir. Han !

Ou pas tant que ça.
je ne demande qu'à m'ouvrire les cuisses.
Vous avez bien entendu, oui.

A coup d'objets contondants pointus.
Ah, cette douleur humoristique [ ? ].

Même habituée des corps décharnés, calcinés, atrofiés ou hypergras, je ne peux que baisser les yeux.

La douleur fait baisser les yeux, les pupilles tanguent, chaloupent et chavirent dans leurs orbites humides et embuées pour fuire la laideur. Baissez les yeux, la douleur aperçue, et observez votre coeur - manque de chance, il est bien laid, bien vide, bien périmé, sent le renfermé, se tâte flasque et ridé : vous baissez les yeux, un nombrile, encore, mutilé, une perle blanche pailleté, comme un grelot, y est accrochée - il berce le chat plus bas encore... Vous baissez encore les yeux, et, si vous êtes de celles qui se sont fait violer, malchance ultime, une nouvelle laideur, un noyé entre vos jambes, laid, difforme, souillé, méconnaissable, vous baissez les yeux si bas encore que vous attrappez un vertige à tomber dans le ravin.
Il suffit d'une douleur, alors, pour tomber. C'est "pas de chance".




Oui, je parle de douleur, mais il n'y a pas de quoi s'inquiéter. Tout va bien. Il n'y a pas de mal. Rien de plus que chez le voisin, de toute manière. Non ? Pas envie d'être  consolée - ce mot rîme trop avec  réconciliée, puis conciliante. Concis. Ce ne sont pas des mots pour moi. Parlez-moi plutôt de "coeur", d'"étoile", parce que ce sont des mots longs, savants, et compliqués. Laissez-moi devenir une star d'un vieil hollywood décrépi. Laissez-moi me perdre dans la forêt, la forêt noire, m'y perdre et y mourir. Laissez-moi chanter et danser dans un robe à volants, sous une jupe à paillettes. Laissez-moi me ridiculiser et m'humilier devant le grand public, me relever en souriant. Laissez-moi partir. Laissez-moi grandir. Laissez-moi, merde. Laissez-moi.

Je suis tombée bien bas. J'ai des rèves dans les orteils.
Ce qu'il y a de bien avec mon corps, c'est qu'il y a matière à rêver. PAS A ESPERER.
par Emmanorexie
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Jeudi 17 avril 2008
  • Tu prétends vouloir briser le coeur de ces hommes d'un talon féministe - mais sais-tu seulement que le seul sang qui coulera ce soir, sera celui de ton pied blessé par des heures de course & poursuite à travers sa vie ? Tu n'es pas une si bonne princesse que cela.

                                                            tiens, mais ne serait-ce pas la première imperfection que je ne lui pardonne pas ?
                                                                      Un tel réconfort...


par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Mercredi 16 avril 2008

Le reflet du soleil sur le sachet translucides des perfusions, mon anorexie |mentale| m'éblouit. Nous ne sommes qu'un tout universelle, et, reliée à ce bout de métal et à cette flaque d'eau multivitaminée, je crois que même nageant au milieu des détritus, écume plus communément nommée emballages, je n'ai jamais senti émaner pareille aura bienfaitrice, osmose particulière, harmonie symphonique, absolue clarté, et, pour achever de vous perdre dans ma contemplation, troublante empathie.

 




Emancipons nous : je brille bien mieux seule, pas besoin de plastique réfléchissant ; et d'ailleurs, je suis mon propre soleil. Aux armes, grands malades, grands fous ! Des petits trous, des petits trous, encore des petits trous... Et une sonde qui vous passe par le nez. On paraît bien médiocre, et on affiche sa mollesse devant le public, on tire la révérence, les fils - débrancher - et tirer le cou de son père, et le supplier de nous débrancher à son tour... Admire, papa, admire, ce que tu as fait de moi. Ah, papa, tu es toujours aussi égoïste ! Que peut-il te faire que je te menace avec mon appareil à perfusion, si je te dis que je crève, et que je veux sortir ? Tirez-moi de là - hors de mon corps, je veux dire.

Pas une seconde de plus ici. Pas une seule personne. Pas un seul fou.
            Je suis une suffisante compagnie. | attentions aux synonymes. Je vous donnes les clés de ma folie. Je suis d'une barbe rousse et hérissée plutôt troublante, et je cache des amants dans mon placard, sous la clé ensanglantée.

D'autres drôles d'animaux, qui fabriquent de petites boulettes de leurs couches
souillées pour les lancer sur les infirmières cherchent à s'envoler dans les couloirs. Ils volent. La chance, eux ! Ils ne se noient pas au milieu de leurs tuyaux. Je m'emmêle dans les fils. Et ma tête de nœuds... J'aimerais bien mourir. Ou disparaître, c'est pareil. Parce que j'ai l'impression que lorsqu'ils m'injectent leur bouillie dans les artères, je gonfle, je gonfle... Et je deviens rouge. Rouge tomate. Un pure concentré, comme cette bouillie immangeable qu'ils m'injectent. Entre autres. Je ne veux pas être rouge ! Je veux être blanche, d'un teint cadavérique - ou orange - ou bleu - ou mourir.

Et me laisser pousser la barbe, pour collectionner les infirmières empotée potelées, potiches, coiffées au poteau, accrochées, même.



Ils sortent bien, eux, ces malades. Même ce petit vieux aux couches, je l'ai vu sortir d'un couloir, sur son brancard. il paraissait apaisé | et plus vieux encore. Je ne veux pas attendre d'être comme lui, pour partir ! Est-ce que je ne vaux pas mieux ? Dîtes-moi ? Si, si, bien sûr...

Ne t'inquiète pas, Emmanorexie, moi, je suis là
, peu importe que tu agonises dans cette chambre, à ta fenêtre, les mains bandées |les poignets| et le regard sur les arbres amoureux, je suis sous les lanières, dans ton pyjama, sur le cadre de ta fenêtre - comme dans blanche-neige, tu sais ? Et ses cheveux d'ébène... Reste avec moi, et tu seras une princesse... ne t'inquiète pas, Emmanorexie, tout va s'arranger, nous allons te reconstruire un monde. Ton monde | Il sera beau, grand, et tu seras à sa tête ! Ce sera une mégalopole sur laquelle tu déverseras ta folie, en son sein, à courir, pied nu, sous ses immeubles victoriens, en robe couture ; tu crieras au loup, et les moutons te suivront. Hasta la victoria siempre ! La révolution doit être menée par les fous eux-mêmes - et suivie par les autres. Ce cher Che, lui aussi, avait de bien paradoxales alliés - et il avait une barbe.

Un peu de verve, que diable ! Du symbole, de la cause, et de l'éloquence ! Que les armes s'effacent devant la toge, et que vos lèvres s'étendent vers sa bordure pourpre, jusqu'à effleurer mes orteils vernis de noir ! Je pourrais dire que puisque
vous n'êtes pas malades vous m'êtes inférieurs. Ce serait tellement facile ; il y a tellement de malades, d'inquiets et de fous dans ce monde. - des cons.

Mais je préfère dire que vous m'êtes inférieur parce que je suis bien meilleure. Je ne provoquerai pas de guerre, moi, n'étendrai pas de conflit, ma polémique n'ira pas bien loin - je compte simplement me faire égorgée, pendre, tuée, mourir de mon anorexie | j'irai crever jusque dans vos lits.

Ce serait bien dérangeant, non ? Ainsi vois-je la vie.


Je vous entrainerai tous dans
mon délire | parce que, plus on est de fous, plus on dérive... vers la connerie.

 

par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Mercredi 16 avril 2008
THIS IS THE RABBITS END *

* Mais Emmandouille n'est jamais loin.
par Emmanorexie
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Vendredi 11 avril 2008
Si le chocolat ne se vomissait pas si mal, j'aurais mangé la tablette cachée dans le 8ème placard de ma cuisine. Je suis aussi calculatrice que manipulatrice. Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

Je suis de retour de Paris. Ce que j'ai aimé, là-bas, ce sont les Menus BigMac à 8 50 et les gens, dépourvus de ce genre de pudeur, qui ne s'interdisent pas de violer en public.

Ce que j'aime, chez moi... Non. Rien, en fait. Je suis une traînée trop pudique pour donner le nom de sa ville. Si pudique d'ailleurs, qu'on se demanderait même pourquoi je cherche à maigrir...


Le centre du monde est ici et partout - je suis ce centre du monde. Bon retour Emmanorexie.
par Emmanorexie publié dans : mes réflexions
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Samedi 5 avril 2008

La vraie Paris, en couleur.


Je te ramènerais une carte postale, et toi un porte-clef tour-eiffel, et à toi mon corps décharné, que tu vois ce que c'est, d'être une prostituée dans les rues de Paris.

par Emmanorexie
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Vendredi 4 avril 2008
De sortie dans la ville, regards amusés, regards moqueurs, regards malades et comme ces gens qui vomissent de dégoût à mes pieds. J'anticipe, je prémédite l'horreur, je vomis avant ; et à l'écart, en plus, parce que je suis timide, voyez vous, pas de celles qui exhibent leurs amygdales sur les trotoires.
Il m'est déjà arrivé de vomir en appuis sur la voiture d'un ami, à peine cachée par la portière ; heureusement, il faisait nuit, et l'ami est mort - ouf ! Il n'y a plus de témoins !
Je suppose que je n'ai pas même la timidité. Simplement la honte, rougissante, gonflante, comme une infection corriace qui voracement suppurerait de graisse sur mes os. Je ne veux pas de ce gras, je ne veux pas, je ne veux pas être grosse - et mes médicaments qui m'empêchent de maigrir... Je crois que je vais essayer les ecsta, un demi cachés pour que le plaisir monte en même temps, avec son partenaire - petit idiot naïf, encore faut-il qu'on aime...

Crise dans le train, les gens tout autours, leur respiration haletante et les mains qui se baladent sur mes épaules - s'en est trop, je défaillis. Non, non, vous n'avez pas compris, je ne vomis pas, je tombe simplement dans les pommes - et finir en troisième classe, quelle déchéance. Le train va beaucoup plus vite derrière, et, entre nous, c'est la meilleure excuse, le mal des transports, lorsqu'il s'agit de se purger entre deux arrêts de 3 minutes.

L'anorexie-boulimie est la plus grande perversion d'une âme / décadence ultime.
Cet article ne vaut rien.
Allez-vous en, et peut-être alors que je vous laisserai pour Paris...


I have a wonderfull penis, pour ceux qui ont de la culture.
par Emmanorexie publié dans : mon quotidien
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Emmanorexie

  • : Emmanorexie
  • : 25/09/2007
  • emmanorexie
  • : Emmanorexie est un lieu de compréhension, de soutien, d'horreur, aussi, parfois. Quel que soit le moyen par lequel vous soyez arrivé sur mon blog, sachez que je suis pro-ana, que je me veux anorexique, mais que je n'attends rien de votre part et que je n'aiderai personne à l'être. Je n'influencerai pas, même inintentionnellement les gens. Je ferai attention, faîtes de même, et, bonne lecture...

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